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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 22:50

Le 3 et 4 Avril

 

Les chutes d'Iguazu, les très fameuses chutes qui sont sur l'entête de notre blog sont en fait à la frontière entre le Brésil et l'Argentine... c'est donc un point de passage parfait pour finir notre voyage en Argentine et commencer notre périple brésilien...

La question éternelle est de savoir quel côté est le plus joli : il y a autant de réponses que de personnes à qui vous demanderez... Notre avis est qu'ils sont de toutes façons très différents : le côté argentin (le côté d'où tombent les chutes en fait) permet une vue plus rapprochée des chutes, presque à pouvoir les toucher ; le côté brésilien (en face des chutes) permet une vue plus panoramique et grandiose. 

 

La grande particularité de ces chutes (et ce qui en fait toute la magie !) est qu'elles s'étalent sur 3 km formant ainsi 275 cascades qui plongent d'une hauteur d'environ 80m. Elles dépassent ainsi en hauteur et en largeur les chutes Victoria et Niagara.

DSC01208

 

Pour en finir avec l'Argentine, nous commençons par ce côté. Le parc est ici plus sauvage avec des sentiers à travers la forêt et des promontoires en bois pour observer les chutes sous tous les points de vue...

185 Iguazu

 

186 Iguazu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est même possible de traverser en bateau pour rejoindre l'île (dont on aperçoit la plage sur la photo de droite) et avoir une vue imprenable sur la 2ème plus grande cascade du parc : le salto San Martin.

 

188 Iguazu

 

Le parc est magnifique mais, comme nous sommes la semaine de Pâques (durant laquelle les Argentins ne travaillent pas les lundi, jeudi et vendredi !!), nous sommes loin d'être seuls et la forêt perd un peu de sa tranquilité...

 

En fin de journée, nous prenons un petit train (oui c'est un peu Disneyland ici...) pour aller à l'attraction n°1 du parc : la plus grande chute, celle qui a un débit de 13 000 m3 par seconde (!!!), la fumante et grondante Gardanta del Diablo : la Gorge du Diable.

 

191 Iguazu

 

 

 Alors que l'on s'approche à travers les eaux tranquilles, on aperçoit au loin un brouillard de vapeur qui s'élève au dessus de la forêt...

 

 

 

192 Iguazu

 

 

 

 

 

 

.... puis soudain, les eaux s'accèlerent et....

193 Iguazu 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... se précipitent 90 mètres plus bas dans le grondement du diable...

 

 

 

 

 

Les trombes d'eaux nous fascinent, le bruit est assourdissant et la vapeur d'eau nous éclabousse, nous et nos appareils photos. Nous sommes dans la chute, captivés par la beauté et la force du spectacle...

C'est la fin de l'été, et le débit est moins important que normalement, nous dit-on...

 

Mais le parc est aussi une zone protégée riche en faune vivant dans la forêt tropicale comme :

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les Coatis : ces mignonnes petites peluches, aux griffes acérées et aux longues dents : ils cherchent normalement leur nourriture dans le sol grâce à leur nez souple. Mais l'affluence du parc les a reconvertis en voleur de nourriture, fouillant les poubelles ou les sacs à dos des visiteurs inattentifs...

 

 

 

 

 

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le tatou : un lapin préhistorique avec une carapace ayant traversé devant nous pour aller fouiller la terre à la recherche d'insectes. Plus vif qu'il y parait, il n'a pas été facile à prendre en photo...

 

 

 

 

 

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Superbe oiseau inconnu au plumage bleu velours

 

 

 

 

 

 

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Des Urubus : joli rapace que nous observions voler dans les airs depuis l'Argentine... Il s'agit en fait d'un vautour, beaucoup plus sinistre depuis que nous l'avons vu de près....

 

 

 

 

 

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Un truc inconnu : sans doute un rongeur... mais avec une queue microscopique et surtout une couleur jaune fluo incroyable

 

 

 

Il manque encore les toucans que nous avons aperçus dans le ciel mais qui ne nous ont pas laissé le temps de les photographier.

 

 

Le lendemain direction le côté brésilien, nous quittons le parc d'Iguazu pour celui d'Iguaçu (en Portugais...) plus court mais doté d'un centre d'information sur l'histoire des chutes et sur le fonctionnement du parc naturel classé patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984.

 

La vue de ce côté est splendide, majestueuse... Alors que tous nos sens étaient stimulés du côté argentin, ici seul la vue est utile mais l'émerveillement est au moins aussi fort.

 

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Les cascades se sont formées il y a plusieurs millénaires suite à des éruptions volcaniques successives. Les coulées de laves se sont superposées et en s'arrétant ont formé les "marches" que l'on voit sur les photos ci-dessus. Le fleuve est né bien plus tard et en dévallant les marches a formé ce site unique.

 

 

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Mais pour les Indiens Guarani, les indiens occupant la région avant la colonisation, les chutes d'Iguaçu (en Guarani "Igu" Eaux "Azu" Grande) sont le produit de la colère d'un Dieu a qui un guerrier avait enlevé une jeune femme promise en sacrifice. Pour l'empêcher de s'enfuir avec elle sur le fleuve, le Dieu fit s'effondrer la terre devant son bateau formant les cascades. Il transforma ensuite le guerrier en un rocher situé au pied des chutes, et la jeune femme en palmier condamné à observer son amant se faire écraser par les eaux des gorges du diable pour l'éternité.

On peut encore apercevoir la malheureuse sur la photo suivante :DSCF4722

 

Les Gorges du Diable, vu de ce côté, sont encore plus impressionnante puisqu'on peut en apprécier toute la dimension

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:49

Avec toutes les histoires qu'on vous raconte et toutes les jolies photos que nous vous présentons, vous vous dites forcément que c'est super génial ce que nous vivons (et ça l'est, je vous rassure !).... mais évidemment ça n'arrive pas tout seul ! 

 

Alors voici ce que nous faisons (de moins "amusant") entre deux excursions : 

 

 

Nous passons un temps certain à écrire tous les articles, à classer les photos...

et à lire notre bible de l'année : le Lonely Planet :DSC00732

 

Quel beau paysage verrons nous demain ? Après combien d'heures de bus ?

Dans quel auberge dormirons nous ?

Quelle est l'histoire de ce San Martin qui a une rue dans toutes les villes ? Pourquoi ils mettent des sortes d'autels rouges le long des routes ? ....

MONSIEUR Lonely sait tout ça, et encore plus !

 

 

Et comme nous n'allons pas tous les soirs au resto, il faut bien cuisiner (et donc faire les courses...)  :

 

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Butternut pumpkin rôti, riz avec une sauce aux herbes et tomates...

Aussi bon que joli !

 

Que les mamans se rassurent, la moitié de l'assiette est déjà dans l'estomac !

 

Sans oublier qu'il faut aussi emmener son linge à la laverie, une fois par semaine environ... nous en avons fait l'expérience, si on oublie (genre avant d'aller dans un coin perdu comme Colonia Pellegrini qui n'a pas de laverie...) on n'a plus qu'à laver le linge indispensable à la main...

 

Récemment nous avons aussi fait l'expérience de vouloir changer l'un de nos vols... trois coups de fils, 40 minutes et pas mal d'agacement plus tard nous avons eu la promesse de recevoir une proposition de modification par email dans la semaine qui suit... en tout, "seulement" deux semaines après le premier coup de fil le problème est règlé ;) !

 

Bientôt, il faudra aussi se préoccuper de faire les demandes de visas nécessaires... et de prendre les anti-palus aux bons moments...

 

Enfin, la logistique nous demande plus de temps et d'énergie que nous l'avions prévu... mais nous avons finalement trouvé un rythme entre activités et jours plus calme qui nous permet de nous organiser tout en vous tenant informés de nos pérégrinations...

 

PS : 

- San Martin est le héros national de la guerre pour l'indépendance de l'Argentine au début du 19ème siècle

- les autels rouges sont des hommages au Gaucho Gil est très "vénéré" dans le nord de l'Argentine, comme le robin des bois local

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 22:28

les 28 et 29 mars

 

Notre petit village perdu est, en fait, l'entrée de la réserve naturelle Esteros (lacs) del Ibera, formidable zone humide de 13 000 km² unique en son genre en Argentine et n'ayant d'équivalent que le Pantanal brésilien.

 

Les paysages se remplissent de lacs, plantes aquatiques, moustiques (!) et donc oiseaux (cf article précédent). Cet ensemble lacustre permet la prolifération de plantes flottantes dérivantes sur les lacs et se regroupant parfois pour former de véritables îles où les animaux peuvent évoluer et même des arbustres se développer.

 

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Cette zone semi-marécageuse est propice au développement d'un écosystème extrêment riche et varié regroupant en particulier quelques 350 espèces d'oiseaux, une vingtaine de papillons, une soixantaine de mammifères et le maitre des lieux : le Yacaré (un caïman !!).

 

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Le meilleur moyen de découvrir ce sanctuaire est bien sûr le bateau et nous embarquons donc en fin d'après-midi pour un voyage fantastique au milieu des caïmans, oiseaux multicolores et autres Capybaras.

 

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Un yacaré se glissant silencieusement dans l'eau pour aller chasser...

 

 

 

 

 

 

DSC00836 ... tandis que ses cousins lézardent au soleil pour se réchauffer (c'est le début de la saison froide, il ne fait "plus que" 25°C....).

 

Sa gueule ouverte n'est pas (que...) pour nous effrayer mais aussi pour réguler sa température interne.

 

Au passage, l'herbe sur lequel on le voit est en fait une île (cf plus haut) dont le sol fait environ 70cm d'épaisseur et qui dérive dans le lac au gré des courants.

 

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L'autre mascotte de la région est le Capybara, le plus gros rongeur au monde, qui fait un peu pâteau sur la terre mais qui est très agile dans l'eau.

 

Il pèse quand même 50 kg et passe donc son temps à machouiller des herbes pour entretenir sa masse. Vu sa taille, il n'a d'ailleurs pas de prédateur à l'âge adulte (à part l'homme) et peut donc  vivre paisiblement dans la réserve.

 

 

 

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Mais la vie dans ce magnifique paysage vient avant tout des oiseaux omniprésents aussi bien par leur couleur que leur chant.

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A notre grande surprise, les îles sont également habitées par des animaux plus grands : le cerf de Duvaucel broute sur ces îles. Bon nageur il peut passer d'îles en îles ou regagner la terre ferme et ses doigts peuvent s'écarter davantage pour l'empêcher de s'enfoncer dans le sol meuble des îles.  

Il est, au passage, indispensable à l'écosystème (comme le capybara) en créant des zones d'herbes basses permettant l'accès aux îles pour tous les animaux.

 

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Nous quittons maitenant les eaux pour rejoindre la terre ferme et la forêt bordant les étangs.

 

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Ces forêts sont des bois d'assez petite taille au milieu de prairies d' herbes hautes.

 

 

 

Ici se développe un écosystème complètement différent mais néanmoins intimement lié aux étendues aquatiques. Il est peuplé de renards, de cerfs, de papillons et d'insectes.

 

 

 

 

 

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Mais pour nous, les forêts sont surtout intéressantes car elles renferment des singes hurleurs. Nous marchons donc la tête en l'air à leur recherche mais nous constatons vite que d'autres animaux nous surplombent...

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On ne connait pas le nom de cette affreuse bête... mais pour ceux qui demandent ce n'est pas une mygale (les mygales vivent dans des terriers et ne font pas de toile...) !

 

 

Quelques heures plus tard, la fin de la journée approchant, nous finissons par apercevoir quelques fameux singes au milieu des feuillages.

 

Le petit groupe semble jouer dans les arbres mais nous n'aurons pas la chance de les entendre ; ils sont pourtant réputés pour être les animaux les plus bruyants de la planète...

 

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La nuit tombe...

C'est à regret que nous quittons ce parc enchanteur. Nous disons au revoir au martin pêcheur et aux hérons guettant leur dîner et nous retournons au village.

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:55

Les 28 et 29 Mars :

 

Mais nous ne sommes bien sûr pas venus à Colonia Pellegrini pour voir tout ce rien (voir article précédent), ni pour acheter un terrain :

 

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Mais si la ville est peu active pour les humains, ses autres habitants, les oiseaux (bien plus nombreux !) donnent tout le charme à la région. Un vrai paradis pour Ornithologue ! (avis aux amatrices...)

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:09

Nous voici donc enfin arrivés dans ce petit village de quelques centaines d'habitants, et point de départ des excursions vers la zone humide de la réserve naturelle de los Esteros del Ibera.

En fait, Colonia Pellegrini c'est là :

Carlos-Pellegrini.jpg

 

et ça ressemble à ça :

Carlos Pellegrini Satellite

 

Quelques rues de sable, une ou deux maisons par bloc et beaucoup de rien...

 

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la route d'accès au village

 

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la place du village

 

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l'hôpital

 

 

 

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et bien sûr le terrain de foot...

 

 

 

 

 

 

 

Etonnement, c'est l'un des endroits où nous avons le mieux mangé : 

 

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Tortilla et salade.

De la nourriture simple, copieuse, familliale et préparée sous nos yeux

 

Sur une super jolie terrasse :

 

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Et heureusement, en fait, que le village était bien fourni en petits restaurants, car notre auberge était jolie :

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mais la cuisine pas vraiment fonctionnelle :  DSCF4421.jpg

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 23:00

Du 25 au 27 Mars

 

Nous quittons un peu à regret Puerto Madryn pour un long long voyage de quelques 2 000 km... direction Colonia Pellegrini dans le Nord Est de l'Argentine.

 

Nous embarquons d'abord dans un bus dimanche 25 à 16h pour 18 heures de bus jusqu'à Buenos Aires.

Pour cette fois, nous devions être dans une classe supérieure (genre business dans les avions) mais au final les sièges sont à peine plus confortables et le repas du soir (un plat de pâtes trop cuites à la sauce tomate) est moins bon que le traditionel plateau repas...

 

Par contre, nous avons profité d'un très joli coucher de soleil.

 

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Et juste au moment de s'endormir, le dessous du bus s'est mis à faire un magnifique bruit de casseroles dont la réparation entrainera au final 3 bonnes heures de retard...

 

Pendant la nuit, le paysage change (enfin !!!) et nous nous reveillons dans la pampa, la région des grandes prairies et de l'élevage extensif des fameux boeufs argentins.

 

Arrivés vers 13 heures à Buenos Aires, nous avons eu 7 heures de libres avant le prochain bus. Nous en profitons pour faire un dernier tour dans la ville, manger un steak médiocre (pour une fois...) puis revenir arpenter la gare routière de Retiro.

 

La gare est sans conteste la plus grande que nous ayons jamais vu.

 

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Longue file des guichets de réservation

 

 

Les bus alignés sur la centaine de quais d'embarquement

 

Nous voilà repartis pour une nouvelle nuit de bus, une nouvelle fois "agrémentée" d'une panne technique et d'un changement de bus à 1 heure du matin sur le bord de l'autoroute...

 

Nous touchons presque au but en arrivant à Mercedes (avec 3 heures de retard...)... il ne nous reste plus que 4 heures de bus sur les pistes en terre rouge... à ce stade nous avons craqué et finalement pris un 4x4 un peu plus cher nous permettant de gagner 2 heures et beaucoup de confort pour atteindre notre destination finale : la réserve de Esteros del Ibera...

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 19:44

24 Mars

 

L’autre grande attraction de la région, après les pingouins de Punta Tombo, c’est la péninsule de Valdes, parc naturel à la biodiversité inégalée en Argentine. 

 

Elle est surtout connue pour ses baleines franches …. Qui viennent s’y reproduire de Juin à Décembre… ; mais aussi pour les guanacos, les nandus, les pingouins de Magellan, les  lions (cousin de l’otarie faisant 300kg, les mâles arborant  une « crinière ») et éléphants (encore plus gros qu’un lion de mer (3.5 tonnes !), sans crinière mais avec une courte trompe pour les mâles)  de mer.

Etant malheureusement hors saison pour les baleines, il n’y a que les éléphants et les lions de mer que nous n’avons pas vu parmi cette liste d’animaux ; et ils se trouvent aussi sur une autre pointe, non payante et moins loin que la péninsule Valdès.

 

Nous hésitons donc beaucoup, avec Alex et Max, nos compagnons de voyage  depuis Ushuaïa, à aller à cette péninsule tant réputée…

 

Après près de deux heures de recherche et négociation nous réussissons à louer une voiture, tout en ne sachant toujours pas où nous irons demain…

 

Nous avons bien lu dans les guides, qu’en cette saison il y a 5% de chances de voir des orques à la pointe nord de la Péninsule Valdès, mais le propriétaire de l’auberge n’en a jamais vu, et un des autres clients y a passé deux jours entiers sans voir le moindre aileron…

 

En plus, il faut y être plutôt à marée haute, donc bien calculer son coup.

Et même là, on a plus de chances de ne rien voir que d’apercevoir, au large, un grand aileron noir … sans parler de ce que tout le monde espère voir un jour : une otarie se faire croquer sur la plage, juste devant l’unique point d’observation prévu pour les touristes…

 

A ce stade nous penchons plutôt pour la pointe gratuite, plutôt que la péninsule… en se disant que nous n’avons aucune chance de voir des orques…

 

Mais là, dans la soirée, une info supplémentaire vient perturber nos intentions : nous apprenons que des orques ont été vues à la Péninsule Valdès !! Le doute s’installe… péninsule ou pas ???

 

Laissons la nuit porter conseil….

 

...

...

 

Au petit matin, nous cédons à la tentation d’aller à la péninsule de Valdès.

 

Les premières heures de voyage sont d’un intérêt modéré : les paysages sont tout à fait identiques aux steppes patagones que nous avons vu depuis des centaines de kilomètres.

 

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Sur les conseils du centre d’information nous commençons par le centre de la péninsule (Punta Cerro) où nous devrions voir des pingouins.

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Ils sont identiques à ceux de Punta Tombo, en moins nombreux…

 

Presque blasés nous prenons quelques photos et repartons.

 

 

 

 

 

 

 

Un peu plus au sud (Punta Cantor), nous devions voir des éléphants de mer…environ dix à cette saison (eux aussi, migrent…) d’après le centre d’information…en réalité nous verrons une petite quinzaine de tas blancs vautrés sur la plage à plus de 200 m de nous…

DSC00579

 

 

A la pleine saison ils sont des centaines, juste en face du point d’observation mais, mi-Mars ils sont déjà presque tous partis…

 

Ils devaient être la principale attraction de la sortie, et nous repartons déçus…nous ne pouvons même pas voir leur trompe !!

 

 

 

 

 

Nous prenons quand même la direction de Punta Norte, avec du retard sur l’heure de la marée haute…nous réduisons nous même nos chances de voir les orques…

 

Surprise !! 

 

A l’arrivée, le parking déborde, on se dit qu’il doit se passer quelque chose !!! …….

En plus on aperçoit deux locaux courir vers la plage avec leurs appareils photos

Sans vraiment savoir pour quoi, on prend nos appareils et on court aussi vers le point de vue : 

 

un aileron au loin !!!!

 

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Trop bien, on a vu des orques !!!

 

Notre journée s’illumine d’un coup ! On est super contents d’avoir vu deux ailerons, puis quatre !!

 

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Mais notre chance ne va pas s’arrêter là, les orques vont venir déjeuner plusieurs fois sur la plage juste devant nos yeux !! Pendant près d’une heure nous nous sommes émerveillés de voir des petites otaries toutes mignonnes se faire croquer par les géants noirs et blancs !!

 

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Les mots nous manquent pour dire à quel point ce moment exceptionnel et unique nous a fascinés.

 

Maintenant, place aux photos et vidéos !! (vous les avez bien méritées, après toute cette lecture) :

 

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orques from natalie on Vimeo.

 

Merci à Max pour cette splendide vidéo !

 
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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:43

Suite à vos commentaires,

 

on revient un peu en arrière sur le fabuleux repas à El Calafate où nous avons mangé une brochette d'agneau mémorable.

 

Nous n'avions pas eu le temps de prendre de photo mais nous en avons trouvé une sur internet pour vous montrer à quoi cela ressemblait.

 

Brochette

www.donpichon.com.ar à El Calafate

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:38

Le 22 mars

 

Nous avons failli les voir à Ushuaïa, nous avons failli les voir à Punta Arenas, mais finalement il aura fallu attendre aujourd'hui pour voir les Pingouins de Magellan (pour les puristes, c'est en fait un manchot, mais ici c'est juste un pinguino...).

 

Nous avons donc loué une voiture (une fois n'est pas coutume) avec notre collocataire du jour, un breton voyageant seul en Argentine. Destination Punta Tombo à 200 km de là et où nous pensions voir quelques pingouins. 

 

Arrivés au parc, après 4 mètres sur le sentier, nous découvrons le premier pingouin caché sous un arbuste,

101 Punta Tombo Manchot de Magellan

puis un autre,

puis un autre traversant le sentier juste devant nous (!) 100 Punta Tombo Manchot de Magellan

puis quelques dizaines 102 Punta Tombo Manchot de Magellan

puis, arrivé au sommet d'une dune,

des centaines et des centaines de couples répartis sur toute la presqu'île.104 Punta Tombo Manchot de Magellan Il s'agit en fait de la plus grosse colonie d'Amérique du Sud (500 000 couples en haute saison !!!).

 

Le parc possède également un centre d'interprétation bien fait présentant la vie de ces pingouins migrateurs.

En fait, les mâles arrivent sur la plage en Septembre et préparent un nid pour accueillir leur future progéniture (cela peut aller du simple trou dans le sable à une cachette sous un buisson). En général, le mâle revient toujours sur la même plage, toujours dans le même nid.

Quelques jours plus tard, les femelles rejoignent la plage et choisissent leur mâle pour la saison, le plus beau, le plus fort ou avec le meilleur nid.

De ces îdilles, le 18 Octobre (à quelques jours près) naissent 2 oeufs par couples que couvent sous leur graisse protectrice les 2 parents. A tour de rôle, l'un couve les oeufs pendant que l'autre part au large (jusqu'à quelques centaines de kilomètres !!) pour aller s'alimenter.

42 jours plus tard, les pichounes naissent et le ballet des parents continuent, cette fois pour nourir les petits.

Heureusement pour les parents, les petits grandissent vite et dès janvier ils commencent à devenir autonomes et quittent le nid pour l'océan. 

Mais entre les oeufs cassés, volés, perdus, les petits capturés, etc c'est seulement 1/4 des oeufs pondus qui atteindront la mer.

Les parents partent alors quelques jours en mer pour reprendre des forces puis reviennent sur la plage pour entamer une période de mue. En une quinzaine de jours, ils vont perdre tout leur plumage pour le remplacer par une parure neuve. Pendant cette période, ils ne sont plus "imperméable" et ne peuvent plus retourner à l'eau et donc plus s'alimenter.

C'est seulement après qu'ils quittent la terre ferme et l'Argentine pour aller s'alimenter dans les eaux chaudes du Brésil et reconstituer leur stock de graisse pour la prochaine saison des amours.

 

C'est pendant la période assez étrange de la mue que nous les avons vus, avec leur plumage hirsute et plus ou moins ridicule. Dans quelques semaines, il n'y aura plus un seul pingouin sur le site.

 

107 Punta Tombo Manchot de MagellanDSC00554.jpg

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 12:37

Les 20 et 21 Mars

 

Ca y est, nous quittons les montagnes, le sud de la Patagonie, et le froid pour la côte est argentine : destination Puerto Madryn !

Dit comme ça, ça à l'air facile...après tout il n'y a que 1500 km ... mais ça représente quand même plus de 20 heures de bus !!

Mais bon, les Argentins ont quand même l'habitude de ces longues distances et les bus sont adaptés.

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Ils sont très confortables, servent un repas chaud le soir et un petit dej et surtout les sièges s'inclinent presque complètement pour pouvoir dormir.

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Et grande classe, il y a même un "stewart" pendant tout le trajet qui gère l'ensemble.

 

Par contre, niveau paysage, après 1500 km, on espérait voir une évolution.....

                      Avant c'était ça....                                               Après ça donnait ça.....

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Y a pas de doute la différence est flagrante !!! végétation un tout petit peu plus haute et un tout petit peu plus verte.

 

 

On nous avait parlé de l'immensité de la pampa patagonienne, on la constate tous les jours...

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