Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:06

20 au 22 Octobre

 

L’autre animal que nous croiserons dans notre camping c’est un affreux crapaud : cane toad.

Et ce n’est même pas un animal australien… cette bestiole a été importée dans l’est du pays (Queensland) pour manger les mouches qui s’en prenaient à la canne à sucre.

 

Bufo-080407--1-.jpg

Crapaud buffle (photo trouvée sur Internet)

 

Comme d’habitude ce genre d’idée idiote n’a pas fonctionné : non seulement le crapaud n’a pas touché aux mouches mais en plus il s’est multiplié vitesse grand V envahissant déjà plus de 30% du territoire australien.

Ce crapaud, en plus d’être laid, est toxique ! Il a deux glandes à l’arrière de la tête qui empoisonnent le moindre animal australien qui voudrait le manger. Et cela représente une menace pour la biodiversité locale : les oiseaux et reptiles australien, pas « habitués » à ce genre de piège, sont retrouvés par centaines, mort par empoisonnement.

Sans compter qu’il est aussi présent dans les villes, représentant un danger pour les enfants qui voudraient l’attraper…

Notre gérant de camping nous dit en avoir tué jusqu’à 2 000 certaines années !!

 

Ce soir, nous découvrons que le riz cuit peut avoir une odeur pestilentielle après deux jours en voiture… Comme on a mangé plein de noix à 17h on n’a pas très faim de toutes façons et mangeons la même salade que la veille, le riz en moins…

 

 

Lendemain matin, dernier jour à Kakadu, dernier jour en Australie.

 

Il nous reste la partie sud du parc à découvrir. Nous devions aller à une chute, où il est possible de nager. Seul hic, c’est qu’elle est accessible en 4x4 et notre police de location nous interdit les routes non goudronnées. Le gérant du camping nous déconseille vivement les 35 km de piste qui y mène avec notre pot de yaourt mais nous recommande un autre lieu tranquille pour se baigner.

 

 

Nous aurions dû faire une marche le long d’autres marais connus pour leur richesse ornithologique mais elle est fermée… nous nous contentons d’un tout petit bout de chemin au bout duquel nous observons quelques canards et oiseaux...

 

DSCF6555 

 

... et nid de fourmis !!

 

DSCF6558

DSC04521

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, on continue vers le sud et deux points de vue successifs sur les alentours. Cette partie du parc est beaucoup moins touristique et fréquentée.

 

DSCF6560DSCF6565

 

On terminera par le lieu de baignade recommandé par le gérant du camping. On n’est pas déçu, on est seul au milieu d’une petite rivière qui forme des bassins dans lesquels on s’allonge pour se rafraîchir avant d’attaquer les 300 km de route qui nous attendent jusqu’à Darwin.

 

Et la route sera longue, elle n’est pas très intéressante et en plus on l’a déjà faite à la fin de notre grand road trip…

 

DSC04720

DSC04723 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à Darwin on a super faim et on choisit on resto de viande en se disant qu’on est pas près de remanger du steak avant un moment !!

 

 196 Darwin

 

En entrée : morceaux de kangourous et crocodiles, en plat un bon gros steak et en dessert un gâteau au chocolat moelleux et sa glace à la vanille.

 

197 Darwin

Petits morceaux

de kangourou (à droite) et de crocodile (à gauche)

 

Quand on a fini, il n’est que 20h et notre vol n’est que dans 5 heures…

 

Ne sachant que faire on décide quand même d’aller à l’aéroport déposer notre voiture et attendre là-bas. On s’occupe à peu près en allant sur internet et on décolle à 00h45 le 22 Octobre destination Sydney (4 heures 30 de vol).

 

A Sydney, Alex va retrouver son amie Sandrine qui a reçu pour nous sa carte bancaire (qu’il s’était fait « pickpocketer au Guatemala) et nos passeports avec le visa pour le Myanmar.

 

Dernière anecdote : à Horroks (camping avant Kalbarri), il y a plus d’un mois, on avait acheté une heure de wifi qui n’a jamais marché. En partant j’avais donc collé un mot sur la porte du bureau du camping en disant qu’on n’avait jamais pu se connecter au wifi et qu’elle pouvait nous envoyer le remboursement à l’adresse de Sandrine. N’y croyant pas vraiment, on avait depuis longtemps oublié cette histoire…et bien, le camping nous a envoyé un mot d’excuses avec un chèque de remboursement !!

 

DSC04735.JPG

A380 aperçu à la fenêtre 

 

Cette histoire réglée nous montons prendre une douche !! Merci Anaïs (une amie de Natalie qui vit en Nouvelle Calédonie) d’avoir raconté que sa mère prenait toujours une douche à Sydney lors de ses trajets Paris-Nouméa via Sydney ; c’est comme ça qu’on a su chercher les douches, et les trouver ! En plus supers confortables et spacieuses !

 

Enfin, avec une heure de retard, c’est parti pour 8h40 de vol destination Bangkok. Comme d’habitude Qantas est super bien avec de bons repas et des télés dans les sièges devant nous pour regarder les seuls films auxquels on aura eu accès en tous ces mois de voyage !

 

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 10:45

Les 19 et 20 Octobre

 

Après notre croisière à Cooinda, il nous reste une longue route à faire pour rejoindre notre camping.

 

DSC04629 

 

Nous nous contenterons donc d’un petit arrêt rapide.  Nous allons à un point de vue sur un petit marais où, en cette saison, se regroupent des milliers de Magpie geese (des sortes d’oies)...

 DSC04636

 

 et quelques autres animaux :

DSC04632

DSCF6486

DSCF6488

 

Puis nous reprenons la route pour aller à un camping proche de l’activité de demain. Nous regrettons vite notre cher van. Pas de matériel pour cuisiner, ni de moyen de cuisson d’ailleurs, pas de lumière non plus… au menu, salade de riz (qu’on a cuit la veille) avec tomates, concombre, maïs et thon.

 

DSC04648

Mangée avec notre cuillère en bois fabriquée en Amazonie

Qui aurait cru qu'elle nous reservirait...

 

Notre première nuit en voiture sera vraiment très difficile. Les sièges s’inclinent pas mal, mais pas complètement, l’espace sur les côtés est réduit et surtout il y a plein de moustiques !! Nous avons à peu près réussi à dormir 4 heures…

 

 

Notre deuxième jour est une journée « peinture rupestres ». Le parc de Kakadu, deuxième plus grand du pays est l’un des 25 lieux au monde classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco à la fois pour son importance culturel et son importance naturelle ! (Quelques autres : Mont Perdu dans les Pyrénées, Goreme en Turquie, Tikal au Guatemala, St Kilda au Royaume-Uni,…)

 

Nous visitons l’un des sites, au nord du parc : Ubirr.

 

Ces peintures sont notamment la preuve de la présence des aborigènes dans la région depuis 50 000 ans !!

DSC04651

un petit marsupial,

visiblement lui aussi intéressé par les peintures aborigènes...

 

Les aborigènes utilisent la peinture pour montrer leurs trophées de chasse et pêche ou encore raconter des histoires ou « rêves » (dreaming en anglais, l’ensemble de ces rêves formant le « Dream Time », toutes les croyances des Aborigènes). L’acte de peindre est plus important que la peinture elle-même et ils repeignent régulièrement sur les peintures précédentes.

 

Il est donc assez difficile de dater les peintures, et l’une des méthodes est d’observer ce qui est peint ! Les tortues à long cou par exemple sont apparues dans ces régions il y a 2 000 ans…

 

DSC04654

 

Il y a aussi une peinture avec un Tigre de Tasmanie, disparu d’Australie il y a des milliers d’années ! (Cet animal a été éradiqué par les Dingos, venus du sud asiatique alors qu’en Tasmanie, île au sud du continent Australien, il a pu survivre jusque dans les années 70, quand l’homme l’a éradiqué…).

Enfin, plus récent, il y a quelques peinture d’hommes blancs, les mains dans les poches ou avec un fusil…

 

 

Ici par exemple,

DSC04655

 

ce bonhomme dessiné en traits sert à raconter une histoire décourageant le vol. Le bonhomme, Mabuyu, ramenait tranquillement sa pêche à la maison, en la transportant au bout d’une ficelle quand un méchant est venu couper la ficelle et lui voler son poisson. Mabuyu a attendu que son poisson soit mangé et que les voleurs soient endormis dans une grotte de la rivière toute proche pour faire tomber une grosse pierre à l’entrée de la grotte. Le lendemain matin, les voleurs ne sont pas sortis de la grotte ; ils avaient volé donc ils avaient été punis, ils étaient tous morts…

 

 

Sur cette peinture de tortue on voit les tâches jaunes qui symbolisent le gras, comestible, et on sait donc que c’est une tortue verte !

 

Certaines des peintures sont faites à une hauteur et un angle difficilement accessible pour un homme. Les aborigènes pensent donc que ce sont les esprits « Mimi »  qui les ont peintes. Ces esprits pouvaient prendre un morceau de pierre, les poser au sol, peindre, et remettre la pierre en place ; aussi simple que ça !

Les Mimis ont enseigné à certains aborigènes à peindre, et ceux-ci ont ensuite fait passer le savoir…

 

 

Une autre grotte du même site raconte deux autres histoires que les anciens enseignaient aux enfants :

 

DSC04670

- L’histoire d’une petite fille qui n’avait pas le droit, à son âge, de manger du Barramundi (espèce de poisson). Mais, seule, pêchant dans la rivière, elle attrape ce poisson. Ayant faim elle décide que pour une fois ça ne fera pas de mal de manger du Barramundi. Pas de chance, la tribu voisine passe par là et la voit manger le poisson interdit, ils décident donc de la punir. Lorsque la petite fille raconte son histoire à sa tribu, celle-ci décide que la punition était trop sévère, et partent donc se battre avec eux ; engendrant ainsi des morts et des blessés des deux côtés. La leçon de l’histoire : même si tu ne comprends pas encore les lois, il faut les respecter car leur non-respect peut avoir des conséquences graves qui ne concernent pas que toi…

 

 

DSCF6519 

- L’histoire des sœurs Namarrgarn, des esprits qui pouvaient se transformer en n’importe quoi. Elles s’étaient mêlées à une communauté en étant « petites filles ». Jouant dans l’eau, l’une des deux se transforma en crocodile pour effrayer sa sœur. Une fois que l’autre a eu compris le jeu de sa sœur, elles décidèrent toutes les deux de se transformer en crocodile pour jouer toutes les deux à faire peur aux enfants, et pour pouvoir toutes les deux tuer n’importe quoi ! Avant de se transformer définitivement elles arrachèrent leurs dents qui se transformèrent en herbes piquantes. La morale de l’histoire : méfiez-vous des crocos qui savent toujours où vous êtes, et faites encore plus attention si près de l’eau il y a cette sorte d’herbe…

 

Une autre série de peintures représente les animaux en « rayon-X » : on voit l’intérieur de l’animal avec sa colonne vertébrale et son système digestif.

 

DSCF6507

 

Si l'on connait tous ces "dreaming", c'est parce que les aborigènes les connaissent et les ont enseignés à l'homme blanc. Des peintures faites il y a 20 000 ans racontent un "dreaming" dont la connaissance s'est passé de générations en générations... uniquement par voie orale... jusqu'à nous... c'est fou quand même !!!

 

 

Nous finissons la visite de ce site par une montée sur un rocher qui donne un merveilleux point de vue sur l’ensemble du parc. On y voit toutes les plaines inondables, des forêts au loin, et aussi les falaises sui délimitent le tout.

 DSCF6512

DSC04666

DSCF6512

 

 

 

DSC04669

 

En redescendant, on passe devant un dernier point de vue.

 

053 Kakadu Ubirr

Il rappellera peut-être quelques chose à certains puisqu'il s'agit d'un endroit où a été tourné une scène du film Crocodile Dundee...

 

 

Juste avant de rejoindre le parking on passe devant une grotte plutôt réservée aux femmes. En effet, les hommes peignaient avec des teintures minérales et les femmes avec des teintures végétales. Les histoires et les leçons n’étaient pas toutes les mêmes pour les enfants des deux sexes, d’où des grottes « non mixtes ».

DSCF6522

 

Dans cette grotte les femmes apprenaient une des histoires du serpent arc-en-ciel qui vit souvent, en paix, dans les retenues d’eau ; mais il peut être dérangé par des bruits forts, comme les cris d’enfants par exemple.  Un jour le serpent entendit les cris d’un enfant du camp des Ulbu. L’enfant voulait des racines de lotus sucrées mais il en reçu des amères donc ses cris ont redoublé, et duré toute la nuit… Le lendemain, le serpent exaspéré est venu entourer toute la tribu et a avalé tout le monde ! Il est donc rare de voir un enfant aborigène pleurer longtemps sans qu’on s’occupe de lui.

 

 

Voici une des maladies qui vous menacent si vous dérangez l’un des sites sacrés aborigènes : toutes vos articulations peuvent disparaitre (symbolisées par les ronds)…

 

DSCF6523

 

Pour peaufiner nos connaissances nous enchaînons avec le centre des visiteurs qui, comme d’habitude est extrêmement bien fourni.

 

On y découvre notamment qu’il existe un criquet rouge flash à points bleus (Criquet de Leichhardt) qui annonce la pluie !! On s’est donc mis en tête de faire notre mieux pour le voir !

 

DSC04675.JPG

 

On apprend aussi que le parc renferme d’énormes gisements d’uranium. Seule une mine est exploitée (ce qui est déjà beaucoup pour un parc naturel), et ce grâce aux aborigènes qui ont lutté pour que la terre qu’ils nomment « sickness country » ne soit pas dérangée. Selon eux, si cette terre est perturbée il y aura des tremblements de terre, des ouragans,…et plein d’autres catastrophes.

Les entreprises minières ont le droit d’exploiter une zone mais en respectant des règles strictes et sans contaminer ou détériorer le parc qui l’entoure. Ils ont déjà fait plusieurs demandes pour agrandir la zone où mettre en exploitation une autre parcelle mais à chaque fois, cela a été refusé par le parc naturel (cogéré par des Aborigènes) qui a pour le moment toujours eu le dernier mot.

 

 

On apprend aussi qu’en fait la route vers les cascades n’est pas du tout fermée ! Le centre d’information de Darwin a mal lu les infos qui lui avaient été envoyées. Une des deux cascades n’est accessible qu’en 4x4 équipé d’un « snorkeler » (tube qui permet d’injecter de l’air dans le moteur et éviter de noyer le moteur lors de passage de rivières trop profondes) et l’autre nécessite un 4x4 normal mais c’est sa marche au sommet qui est interdite à cause de la chaleur ! Enfin, aucune des deux ne coule, et on ne regrette pas notre choix !

 

 

Dans l’après-midi nous attaquons le second site de peintures rupestres du parc : Noorlangie.

La visite commence par des grottes ouvertes dans lesquelles les aborigènes s’abritaient du soleil et de la pluie. Les peintures sont rares mais on comprend très bien pourquoi ils venaient ici, c’est très rafraîchissant !!

 

DSC04677

 

Il nous faut aller à la seconde grotte pour trouver des peintures représentant des scènes de chasse et de danse.

 

DSCF6530

 

DSCF6534

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On y est accompagné de Rainbow laurikeets dansant dans les branches, la tête en bas…

 

DSCF6533.JPG 

 

La dernière grotte est la plus intéressante et la plus complexe : c’est l’histoire de Namarrgon, l’homme de l’éclair. Il est le père du criquet rouge et bleu (criquet de Leichhardt mentionné plus haut) qui annonce l’orage.

 

DSCF6538

DSCF6543

 

On y trouve aussi l’histoire de Namarndjolg qui a brisé la loi sur l’inceste (ici ils veulent dire qui interdit les rapports entre personnes d’un même clan, sans tenir compte d’éventuels liens de filiation directe) et aussi le dessin de groupes de femmes en route pour une cérémonie.

 

Après avoir relu les explications, et regardé la peinture suffisamment de fois pour avoir l’impression d’avoir compris nous montons au point de vue à quelques centaines de mètres de là. Nous y voyons de plus près les falaises qui délimitent les terrains humides du parc. Nous observons également la pierre isolée sur une des falaises, qu’a déposée  la fille qui a bravé les lois de l’inceste, en preuve de son forfait.

 

DSCF6546

la pierre isolé qu'on devine sur la partie plate entre les 2 falaises

 

DSC04694

 

 

 

La journée se termine avec une ballade autour d’un billabong (retenue d’eau) très asséché dans lequel se regroupent les oiseaux en cette saison si aride.

 

DSCF6553

 

La ballade est sympa, un peu chaude mais après la diversité ornithologique de la veille nous ne trouvons pas de nouveaux oiseux à admirer. Il y a surtout des aigrettes au loin, et on distingue péniblement un jabiru.

 

DSC04701

 

En plus les oiseaux sont assez loin de nous et vu qu’un panneau nous signale la possible présence de crocos proches du chemin de promenade on ne risque pas de s’approcher !!

 

DSC04718

 

Ici aussi un point de vue nous permet de voir les étendues alentours.

 

 

 

Ici se termine notre deuxième jour au parc. Nous allons aussi dans un camping du parc national, avec douches et toilettes. Nous extrêmement bien accueilli par le gérant, un australien du cru, né à Darwin, vivant à Darwin, et qui a été ranger du parc. On passe un bon moment à papoter avec lui du nombre de français qui sont venus cette année visiter le pays, du coût de la vie, et de ses prochaines vacances en Asie à vélo !

 

Surprise ornithologique du camping : enfin, nous voyons un des emblèmes du pays, de près : un kookaburra ! C’est un des plus grands martins-pêcheurs au monde et d’habitude on a à peine le temps de sortir l’appareil photo qu’il est parti. Sinon, on entend son chant rieur au milieu de la forêt, mais on ne le voit pas…

 

DSC04707

 

PS : pour ceux qui en redemande, quelques autres photos sont dans l'"Album Photo"

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 00:00

19 Octobre

 

Ca y est, on arrête de tourner en rond à Darwin, on prend notre voiture et on décolle ! Destination : Kakadu !

 

Cette fois, on a une Hyundai Getz, petite voiture de la taille d’une 107 environ… Mais, elle a la clim, fermeture centralisée des portes et la radio fonctionne !! En plus, on peut rouler à 120 km/h (limite ici : 130 km/h) sans qu’elle vibre, ni qu’elle engloutisse l’essence !

 

Grâce à l’office du tourisme de Darwin nous avons pu prévoir au mieux notre visite du parc et décidons de ne pas nous arrêter à une des attractions que choisissent pourtant la majorité des tours : Crocodile Jumping. Cette attraction, que les compagnies garantissent « naturelle » consiste en fait à lancer des bouts de viande depuis un bateau (dans lequel sont les touristes) pour faire sauter les crocos ! Evidemment une courte interaction quotidienne ne changerait pas la « nature » de ces animaux… On a déjà succombé aux dauphins de Monkey Mia, on ne fera pas les crocos sauteurs de Kakadu.

 

A la place, on préfère Cooinda, zone marécageuse sur laquelle on peut faire une croisière de 2h30 pour observer la faune (crocos y compris) et la flore.

 

DSC04596

 

Arrivés au point de départ de ces croisières nous réalisons qu’il n’y a pas de guichet ici ! Heureusement, sur place, une employée d’une autre agence (de location de maison flottante) appelle pour nous l’agence des croisières et nous apprend que le tour de 12h30 est bien prévu aujourd’hui et qu’il reste de la place pour nous… ouf !

 

Il nous faut par contre attendre une heure dans un minuscule coin d’ombre sous un arbre : nous sommes assis un peu penchés  ou allongés pour réussir à nous mettre à l’ombre ! Mais ça ne nous empêche pas de déjeuner…

 

DSC04571

Ce qu'on aperçoit de l'autre côté de la rivière

 

Arrive enfin, à notre grand bonheur, le bus de l’agence de croisière, et la douzaine d’autres touristes.

Le bateau est plutôt petit, et, heureusement, couvert d’un pare-soleil ! Nous prenons place à l’avant et en route pour cette merveilleuse exploration.

 

 

 

A peine assis dans le bateau, nous voyons une bagarre de crocos dans l’eau ! En fait, on voit beaucoup d’agitation et d’eau qui gicle dans tous les sens, mais c’est très impressionnant ! On sent toute la force que peuvent avoir ces créatures.

 

Quelques instants plus tard, le calme revenu, nous nous approchons de cet endroit pour voir si l’un des reptiles est encore là. Et, bonne pioche, il est là, mais encore un peu énervé… il ne nous laissera pas l’observer très longtemps avant d’aller nager vers un endroit plus calme.

 

Nous devrons attendre 5 minutes de plus pour tomber sur un autre animal se reposant à l’ombre d’un arbre, sur le rivage. Et là, notre guide nous épate en nous racontant un tas de trucs sur les crocos. De manière générale, il semble savoir tout ce qu’il y a  à savoir sur le marais et ses habitants, il est vraiment très fort, et c’est un plaisir d’écouter cet homme passionné.

 

DSCF6425

 

On apprend donc que les crocos qui habitent cette région sont surtout des « salties », qui vivent dans des eaux salées et douces. Contrairement aux crocos d’eau douce de Geikie gorge, ils ont un museau large et sont bien plus grands. C’est le croco qu’on voit dans les films, celui qui peut dévorer un humain pour son déjeuner !!

Toutes les petites bosses qu’ils ont sur le dos renferment un système de circulation sanguine complexe qui permet un meilleur échange de chaleur. Comme ces animaux dépendent de la température extérieure pour réguler leur température interne, ils ont un système très efficace de réchauffage/refroidissement… Ajouté à ces bosses ils ont aussi un réseau de capillaires sur le palais qui permet de rafraîchir le sang lorsqu’ils ouvrent la bouche pour y faire circuler l’air.

 

DSC04540.JPG

 

Autre phénomène étonnant : vous avez toujours cru (comme nous) que les tâches du croco étaient purement esthétiques, et n’étaient intéressantes que pour les maroquiniers ? Eh bien, non ! Ce sont des récepteurs super sensibles aux vibrations. C’est un instrument hyper sensible repérant le moindre mouvement d’eau créé par une proie potentielle !

 

DSC04568

 

Nous avons aussi appris que les crocos mangent de très petites quantités à la fois. Pour fonctionner, son métabolisme est totalement dépendant du soleil, et s’il n’est pas capable de se réchauffer, il n’est pas capable de mettre en route la digestion…donc, s’il venait à se retrouver avec un gros tas de nourriture dans l’estomac, avec une journée sans soleil, il ne pourrait pas le digérer, ça pourrirait là, tuant le pauvre animal ! Résultat, son estomac est à peu près la taille d’un ballon de rugby !

Et, s’il lui arrive, de manière opportuniste, de tuer un buffle ou un kangourou (ou un humain…), il n’en mange qu’une petite partie et cache le reste ! Pas du tout pour le lendemain, mais parce que l’animal en décomposition va attirer d’autres animaux qui lui serviront de proies ! C’est un piège, tout simplement ! Futé, non ?!

 

DSC04554

 

Dernière originalité de l’animal, c’est qu’il n’a pas de gène pouvant entraîner un cancer ! Et, il ne contracte pas non plus d’infections !  S’il se fait croquer un bout de patte dans une bagarre sa circulation sanguine est dérivée pour limiter l’hémorragie et la plaie ne s’infecte pas, magique !! Les scientifiques sont toujours en train de chercher pourquoi et comment mais c’est peut-être grâce à lui qu’on trouvera un traitement contre le cancer…

 

 

Mais le marais n’est pas qu’une histoire de crocos… Il est surtout une formidable réserve d’oiseaux et de lotus.

 DSC04557

 

DSCF6447

 

DSCF6445

 

DSCF6466

DSCF6428

 

DSCF6448

 

DSCF6455

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A perte de vue, des fleurs de lotus roses ou blanches et de grandes feuilles sur lesquelles marchent les petits oiseaux aux longs doigts.

 

DSCF6449 DSCF6471

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre guide nous montrera la texture très particulière des nénuphars les rendant totalement hydrophobes ce qui leur permet de flotter (à tel point qu'ils sont étudiés pour être utilisés pour les combinaisons de natation).

 

DSC04597

 

La tige aussi est intéressante, avec une structure très aérée et très fibreuse. C'est impressionnant de constater la longueur à laquelle on peut les étirer et leur résistance !

 

DSC04619DSC04620

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

fera même goûter les graines de lotus. Une fois la fleur fanée il reste une sorte de « pommeau de douche » renfermant les graines. Normalement elles tombent au fond de l’eau et germent à nouveau l’an prochain. Sauf si elles rencontrent un humain qui vient les grignoter. Il faut prendre un plant assez desséché et en faire sortir les graines vertes à l’extérieur et blanches une fois pelées.

 

DSC04616DSC04617

 

DSCF6477

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Natalie n’y trouve pas un goût particulier mais Alex réalise que c’est exactement ce qu’il a mangé il y a 2 ans au Cambodge dans le restaurant où on avait mangé des araignées !

 

 

En chemin nous avons croisé des jabirus :

 

DSC04546DSC04549

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un buffle d’eau :

 

DSCF6462 

 

Ceux-ci ont été introduits en Australie au 19ème siècle dans les trois fermes qu’on installées les Britanniques pour « occuper le terrain ». Le but de cette installation était de faire comprendre aux Français et aux Néerlandais que le territoire était britannique, dans son intégralité !

 

DSCF6427

 

Ce ne fût pas un franc succès vue les difficultés de la vie dans la région et la quarantaine de buffles furent relâchés dans la nature…piétinant et détruisant ces zones humides sensibles. A la fin du 19ème siècle, il y en avait des centaines, et ils étaient chassés pour leur viande. Au 20ème siècle, il y a eu des grandes campagnes de destruction de ces animaux pour protéger cet écosystème. C’est donc une « chance » d’en avoir vu !

 

Notre guide a bien essayé, mais nous ne verrons pas de salty géant de près…

 

Nous avons vu beaucoup d’aigles

 

DSC04570

 

Et autres aigrettes

 

 DSCF6430DSCF6456

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce tour restera comme le meilleur tour que nous ayons fait en Australie ! Enormément de choses à voir, un guide qui aime partager son savoir et qui adore ce lieu.

 

DSC04591

 

On comprend pourquoi ! La diversité végétale et animale est merveilleuse, le marais est tranquille, les touristes encore peu nombreux et sa fragilité pousse au respect. Ce marais n’est en effet qu’à trois mètres au-dessus du niveau de la mer. Il suffira donc de peu pour que la montée des eaux vienne envahir, et donc détruire, ce fragile équilibre uniquement adapté à l’eau douce.

 

DSCF6424 

 

Cette superbe croisière se termine vers 15h30 et il nous reste encore 200km à faire, nous nous dépêchons donc de reprendre la route et continuer notre découverte du parc de Kakadu

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 14:28

Pendant notre passage à Darwin, nous sommes allés manger dans une sorte de pub.

Et qui dit pub du bières ! à la pression s'il vous plait !!!

 

DSC04519

 

Et aujourd'hui nous goûterons la XXX Gold. Celle en jaune à droite...

 

Ce fut un très bon choix.

A Darwin, en ce moment, il faut très chaud et c'est bien agréable de tomber sur une bière légère et très rafraichissante !!

 

DSC04517

 

En la regardant d'un peu plus près, elle n'a rien d'exceptionnelle. Mais elle a quand même une petite pointe d'acidité qui est pas mal et tout à fait adaptée à ce que nous avions besoin.

 

Mais elle est évidemment bien meilleure à la pression qu'en cannette (quel découverte....). Nous étions déjà tombés dessus il y a quelques temps et je l'avais déjà goûtée.

A l'époque, nous l'avions seulement trouvée médiocre...

DSCF6373

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 10:45

Les 17 et 18 Octobre

 

Nous avions pensé que l’orage permettrait d’avoir une nuit fraîche mais bien au contraire : elle fût humide et lourde ! Du coup, même si on avait le temps de dormir on est levé comme d’habitude vers 7 h…

La journée d’aujourd’hui ne s’annonce pas super excitante, mais nécessaire : en route pour Darwin, c’est la fin du « road trip »….

 

L’arrivée dans Darwin nous rappelle à la civilisation. La ville a beau être petite (70 000 habitants, mais 1/3 des habitants de l’Etat !) il y a des routes à trois voies, des feux rouges, et plein de véhicules et de piétons dans la rue ! C’est plus du tout la même conduite !!

 

DSC04728

 

Nous commençons par nous trouver une auberge de jeunesse, et déchargeons toutes nos affaires du van.

Ensuite, opération nettoyage. Oui, après 3 semaines à rouler sur des routes au milieu d’un désert de sable rouge le van est assez sale. Le sable rouge s’est infiltré partout, intérieur comme extérieur ont besoin d’un bon lavage ! On n’a pas non plus rendu un van impeccable mais la compagnie a été satisfaite, c’est l’essentiel !!

 

 

Il fait chaud et lourd, et après toute cette activité on va se détendre dans un pub sur la rue principale de la ville. Au menu, une pinte chacun, fish and chips pour Natalie et Burger pour Alex. La fraîcheur du pub et de la bière nous repose, et nous permet de planifier la suite de la journée.

 

DSC04513

 

Il nous reste 4 jours en Australie et nous voulons en passer trois dans le parc de Kakadu, mais il nous faut décider comment : voiture, van, 4x4, tour,… une après-midi fatigante de recherches en vue !!

 

On prend donc notre courage à deux (ou plutôt quatre) mains et à l’attaque des agences ! Les tours proposent souvent d’associer Litchfield à Kakadu (ce qui ne nous intéresse pas du tout) et les autres annoncent des prix fous (40% plus chers qui si nous le faisions seuls) ou sont complets, ou partent à une date qui ne nous convient pas…

Notre grosse interrogation repose sur les cascades « phares » du parc : Twin falls et Jim Jim. Elles ne sont accessibles qu’en 4x4, mais ne coulent plus en cette saison. Du coup nous hésitons à louer un 4x4 ou prendre un tour dans le parc pour aller les voir…

Le Centre d’information va régler ce problème en l’espace d’une seconde en nous annonçant que la route vers ces chutes venait de fermer aujourd’hui même en raison des trop fortes chaleurs !! La route ne rouvrira qu’à la saison prochaine…

 

En voilà un problème de réglé ! Nous allons donc réserver une petite voiture pour 3 jours !

 

DSC04528

Parc de la ville 

 

Ce soir, n’ayant pas le courage de cuisiner, et ayant très envie de manger japonais (c’est notre dernière occasion avant des mois…) nous sortons diner. Au menu, pas de sushis mais des soupes et des « bentos box ». C’est la première fois que nous mangeons japonais sans sushis…et c’est très bon aussi !

 

DSC04520

 

 

Le lendemain, nous décidons de changer d’auberge car la nôtre a beau être la moins chère de la ville le dortoir de 12 ne sent pas très bon, l’ambiance n’est pas très agréable et la chambre est sans cesse ouverte…

 

Nous re-déménageons donc tout notre bazar (nos gros sacs habituels et le reste des courses du van) vers la rue principale et une auberge bien plus agréable et joyeuse. Ici, nous avons la clim dans la chambre, les espaces communs sont grands, et la salle à manger est une terrasse qui donne sur la piscine ! Dans notre chambre vivent deux garçons qui travaillent à Darwin, l’espace est donc un peu « envahie » pour ne pas dire « bordélique » mais même comme ça c’est mieux que l’auberge précédente !

 

 

 

En quelques heures à peine nous avons fait le tour du centre de Darwin, qui se résume à quelques rues en quadrillage, dont une piétonne.

 

DSC04523

Palais du gouverneur

 

La ville de Darwin est la seule à avoir réellement souffert de la 2ème Guerre Mondiale, en 1943 elle fût bombardée à 60 reprises par les Japonais ! Le nombre de bombardement a été minimisé pour ne pas décourager et effrayer la population. La ville, et sa région a alors été très utilisée comme base militaire pour se défendre contre les Japonais. On voit d’ailleurs encore les pistes d’atterrissage le long de l’autoroute qui mène à la ville.

 

DSC04727

 

La ville a été reconstruite à l’identique, mais à Noël 1972 elle a été détruite par l’ouragan Tracy, entièrement rasée ! Pourtant les aborigènes avaient prévenus que la catastrophe arrivait…

A nouveau, la ville a été reconstruite, à l’identique. Mais cette fois avec des normes strictes anti-ouragan : les toits sont solidaires des fondations par exemple ! Ces normes n’ont toutefois pas pu être mises à l’épreuve car la ville n’a plus connu d’ouragan de force similaire…

 

Du coup, la ville n'est pas très belle ni très touristique. Seuls les "Working-Holiday Visa" se bousculent ici pour aller travailler dans les plantations de fruits tropicaux qui pullulent dans la région (mangues, bananes, ananas,...)

 

 

En chemin nous sommes aussi allés nous décharger de quelques kg supplémentaires en envoyant un deuxième colis à nos parents. C’est aussi l’occasion pour Natalie de renvoyer quelques gâteaux et autres sucreries australiennes qu’elle aime tant…

 

DSC04533

      Parc de la ville 


Enfin, nous avons minutieusement fait nos menus (et les courses…) des 3 jours à venir car nous n’aurons pas de glaciaire pour stocker la nourriture et nous resterons dans des campings sans rien pour cuisiner…

 

Journée assez tranquille, réservée au blog et à la préparation de notre dernier mini « road trip »…

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 11:19

15 (après-midi et nuit) et 16 Octobre (journée)

 

Nous arrivons à Litchfield dans l’après-midi et nous avons donc le temps de profiter de la première « attraction » du parc.

 

En chemin nous avons bien remarqué des tas de termitières mais ici l’endroit est aménagé pour en voir qui sont construites différemment des autres. Celles que nous avons vues depuis des centaines de km sont faites comme un empilement de « boules de glace ».

 

DSC04295-copie-1.JPG

 

Ici ce sont des "termites magnétiques qui habitent les lieux !!

 

DSC04429

 

 

DSC04430

 

Et si on les appellent comme ça, c'est parce que ces termites construisent des nids qui ressemblent à des plaques toutes orientées nord-sud.

 

On a devant nous un champ de plaques, toutes alignées dans le même sens !!! 

 

Cette orientation permet de faire en sorte que le côté Sud Nord (on est dans l'hémisphère Sud donc c'est le côté Nord en fait... merci Edouardo pour cette remarque pertinente !!), le plus exposé à ce soleil de plomb, soit hyper étroit, et que la termitière chauffe donc moins. Les deux grandes faces, Est et Ouest, permettent de réguler la température à l'intérieur.

 

C’est super intelligent quand même !!

 

 

Le point de vue est aménagé d’une passerelle qui nous permet de voir les termitières sans s’approcher. Ces nids sont dans une sorte de clairière (ou une zone défrichée ?) au milieu de la forêt : est-ce naturel ou artificiellement construit pour les touristes ? Si c’est naturel cela expliquerait que cette méthode de construction se trouve ici et nulle part ailleurs …

 

A proximité, il y a d'autres termitières mais d'un style encore différent : les Termitières Cathédrale.

 

DSCF6388DSCF6386

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir admiré une de ces nouvelles bizarreries de la nature nous continuons notre chemin jusqu’à un camping, pour nous y assurer un espace.

 

En chemin nous avons tout loisir de nous rendre compte que nous sommes dans le « Top End », c’est-à-dire l’extrémité nord du pays, où le climat est tropical. La forêt que nous traversons est plus dense, plus verte, et plus haute que tout le bush que nous avons croisé jusqu’à maintenant. Entre les grands arbres, il y a même des fougères arborescentes, mais qui ne poussent pas très haut : 1 à 1,5 m seulement. On pourrait imaginer Jurassic Parc filmé dans ces forêts !

 

DSC04501

 

Nous avons choisi le premier camping depuis l’entrée, l’un de ceux gérés par le parc national. Ces campings sont dans des endroits superbes, avec douches chaudes (eau chauffée au solaire) et toilettes (!), et les places sont peu nombreuses (12 dans celui que nous avons choisi), et donc recherchées… Autre originalité personne ne les « tient » vraiment !

 

DSC04437

DSC04436

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Western Australia avait ses retraités bénévoles (cf Ningaloo Reef) pour collecter les paiements, le Northern Territory a ses « trust boxes ».

Le principe est simple, et repose entièrement sur la confiance. A l’entrée du camping il y a une sorte de « boites aux lettres » et des formulaires.

Le formulaire est une enveloppe sur laquelle on met nos coordonnées, immatriculation du véhicule, nombre de nuits et on indique enfin la somme d’argent correspondante déposée dans l’enveloppe. Un exemplaire de tous ces détails est à poser sur le tableau de bord, visible en cas de contrôle.

 

Seule difficulté, c’est que la nuit par personne est 6,60 dollars…du coup faut prévoir la monnaie!!...ou faire un don à ce fantastique parc…

 

 

Une fois tout ça réglée, nous décidons de finir de long trajet comme nous l’avions commencé (cf article Edith Falls ) : avec une baignade dans un bassin au pied d’une cascade !!

 

Une dizaine de minutes de marche depuis le camping nous amène au point de vue sur l’une des cascades du parc : Florence falls. Nous sommes ravis de voir qu’elles coulent encore malgré la fin de la saison sèche. Elles sont entourées de verdure et semblent plutôt hautes et donnent très envie d’aller se baigner, on a chaud !!!! Et en plus dans l’eau au moins on est à l’abri des mouches !!

 

DSC04485

 

Quelques marches plus tard, qui nous amènent de la canopée au pied des arbres, nous nous retrouvons dans une toute autre ambiance : la sécheresse des eucalyptus a laissé place à une forêt tropicale !

 

A cette heure un peu tardive, nous avons le bassin à nous tout seuls !! L’eau est un peu fraîche mais fait un bien fou après cette journée de chaleur !! On est tout de suite détendus, au milieu de notre bassin à admirer la cascade !

 

DSC04491

 

La soirée sera tout aussi tranquille et décontractée au milieu du bush !

 

 

Lendemain matin, on est en super forme pour découvrir le parc dont le principal (presque le seul) intérêt est la baignade au pied de cascades !!

 

Vue la chaleur même Natalie a envie de se baigner dans des eaux douces et fraîches des rivières !!

 

Nous commençons par la rivière la plus éloignée du camping, plutôt au nord du parc : Cascade. Cet endroit n’est pas du tout sur le circuit touristique habituel mais son descriptif a l’air très sympa. Nous marchons 30 minutes environ le long d’une rivière, dans la forêt tropicale.

 

DSCF6391

 

DSC04444

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un panneau à l’entrée nous indique que la baignade n’est autorisée que d’un côté du pont, l’autre n’étant pas garanti « sans croco » !!

 

DSCF6409 

 

En chemin nous croisons quelques petites cascades, à l’eau transparente. L’endroit est paisible et sublime.

 

A l’arrivée, la cascade principale ne coule presque plus mais nous pouvons quand même nous baigner. Nous avons visiblement dérangé un pêcheur qui s’en va presque à notre vue !! Désolés mais contents d’avoir l’endroit à nous pour nous rafraîchir !

L’eau n’est pas assez profonde et le bassin trop petit pour vraiment nager mais la pureté et la fraîcheur de l’eau sont un délice !

 

DSCF6399

 

 

 

Nous enchaînons avec une grosse attraction : Wangi falls. Ici les chutes sont très hautes, coulent encore et le bassin est très, très grand !! Pas étonnant que tous les tours s’arrêtent ici !

 

DSC04458

 

Le bassin est rempli de poissons, tortues et autres petits animaux aquatiques.

 

Après avoir admiré les chutes nous commençons la visite par la marche qui contourne les chutes par le haut.

 

DSC04473

 

Le début de la marche se fait à l’abri des grands arbres de forêt humide, et nous sommes entourés de « flying foxes », ces grandes chauves-souris que les premiers explorateurs avaient prises pour des vampires ! Et on comprend pourquoi...

 

DSC04462

 

DSC04463

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors qu’on s’attendrait à les voir dormir tranquillement à cette heure ensoleillée, elles passent leur temps à se chamailler sur les branches, pour se piquer une place !! 

Une fois au sommet, la promenade se fait dans du bush plus classique avec des eucalyptus dispersés et des herbes sèches. Il fait chaud et nous avançons assez lentement !

 

DSC04449

 

Nous ne voyons pas la cascade d’ici mais tombons sur un bout de la rivière, que nous traversons. Depuis cet endroit nous sommes récompensés par une vue panoramique sur le parc.

 

DSCF6416

 

A la descente nous sommes très motivés par le bassin de la chute, plus nous nous approchons, plus le bruit de la chute est fort, et plus nous accélérons !

 

Aujourd’hui pas besoin de se changer car nous avons les maillots depuis ce matin, juste un déshabillage rapide et hop, à l’eau !!

 

Ici, nous nageons jusqu’aux chutes, et retour. L’eau est chaude en surface, et fraîche en-dessous, un grand bonheur de nager ici !!

 

Dans cette région très chaude et humide nous comprenons pourquoi le parc, à seulement une centaine de km de Darwin, attire autant de monde les week-ends ! C’est un vrai parc aquatique naturel !

 

Les endroits les plus populaires sont évidemment pourvus de tables et de barbecues dans des zones de gazon ombragés…

Nous profiterons nous aussi de l’une de ces tables à l’ombre pour déjeuner avant d’aller à la cascade suivante : Tom falls.

 

Ici, pas de baignade, beaucoup de chaleur ! Les cascades sont situées au bout de 400 m de marche, lovées entre des parois de plusieurs centaines de mètres de haut elles sont impressionnantes.

 

DSC04476

 

Elles sont interdites d’accès car les petites grottes qui l’entourent sont l’habitat de chauves-souris rares, qu’il ne faut pas déranger…

Nous décidons d’enchaîner avec une marche de 2 km… son intérêt principal sera quelques petits rapides, et beaucoup de chaleur et de mouches qui piquent Alex…

 

 

Assez content donc de quitter ce lieu nous nous dirigeons vers notre dernier arrêt : Buffle eye.

 

Etant réputé comme l’un des meilleurs endroits de baignade du parc cet endroit est naturellement bondé.

 

DSCF6423

 

Il s’agit d’une succession de piscine naturelles, assez isolées les unes des autres qui permettent de s’asseoir dans l’eau et d’apprécier le temps qui passe ! Chaque bassin est plus ou moins occupé par une famille ou un groupe. A notre arrivée, l’un des bassins, tout en bas, est complétement libre et nous sautons sur l’occasion pour aller s’asseoir dans l’eau, se détendre, et admirer les oiseaux qui volent dans le ciel, humer l’odeur d’eucalyptus, et sentir l’eau fraiche courir sur notre peau.

 

 

Après une bonne heure nous décollons pour retourner à notre point de départ : Florence falls. Nous garons à nouveau notre van sur son emplacement de camping et descendons à la chute.

Aujourd’hui, comme il est plus tôt, il y a déjà au moins une douzaine de personnes présentes, et pour un endroit aussi petit ça paraît assez bondé ! Peu importe, nous allons quand même nous plonger dans cette eau fraîche et agréable !... surveillé par un joli cockatoo noir à queue rouge...

 

DSC04500

 

Pas très longtemps par contre car un orage menace et des gouttes commencent à tomber.

 

Oui, être en fin de saison sèche veut aussi dire « début de saison des pluies », d’où ce violent orage ! On se cache donc dans le van avec quelques fenêtres ouvertes pour ne pas étouffer et on attend que ça passe ! C’eût été parfait pour écrire le blog, mais on n’a plus de batteries…

 

Heureusement l’orage se calme, en même pas une heure et nous pourrons cuisiner nos pâtes à la sauce tomate !!

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 10:44

14 et 15 Octobre

 

Ce matin on se réveille dans notre camping assez vide, au pied d’un arbre en fleur, aux bruits des abeilles et des perroquets…. Sont au rendez-vous les lorikeets, des petits perroquets verts et des cockatoos, on est gâté !!

 

DSCF6372.JPG

 

Après ce réveil « nature » nous prenons la route pour 500 km, six heures…

 

Quelques jours après avoir commencé notre road trip nous avons instauré une durée maximale de conduite de deux heures consécutives pour essayer de tromper la fatigue et la lassitude qui s’installent très vite sur ces longues lignes droites. Où qu’on soit, après deux heures de route le chauffeur doit se mettre sur le bas-côté et passer le volant, et ça aide beaucoup ! Bien qu’en France chacun de nous soit capable de conduire 3 à 4 heures sans s’arrêter ici, après deux heures on est content de passer le relais !!

 

Après 5 heures de route environ on arrive dans la ville de Katherine (nous sommes désormais à un peu plus de 300 km du terminus, Darwin) où nous faisons quelques courses (c’est le retour des fruits et légumes qu’on avait fini avant de rentrer dans le Northern Territory). 

 

Katherine, c’est une ville de 9 000 habitants mais c’est pourtant la 4ème ville de l’état du Northern Territory !! C’est vous dire à quel point cet état est peu peuplé…

Mais c’est une ville stratégique, un croisement incontournable de la région. Au Nord, on va vers Darwin, à l’ouest vers Kununara et la côte Ouest (c’est de là qu’on vient), au Sud, on se dirige vers Ayers Rock et à l’Est vers Cairns et la côte Est !!

Beaucoup de gens passent par ici et malgré sa petite taille, il flotte un air de retour à la civilisation. On est pourtant encore à 300 km de Darwin, mais on se sent à côté, c’est rigolo comme sensation…

 

Mais avant de remonter vers Darwin, on fait un petit détour vers les gorges qui rendent la ville de Katherine si populaire.

 

DSCF6380 

 

En fait, c’est assez frustrant, la rivière passe dans une succession de défilés formant huit gorges en enfilade, soi-disant magnifiques ; mais le réseau de sentiers du parc est fait de telle façon qu’en une journée, il est presque impossible de voir plus de deux de ces huit gorges.

Il y a bien un sentier qui part du centre des visiteurs vers le fond du parc ; mais il passe à travers le bush, si loin que la rivière en contre-bas, qu’elle est invisible !  Il faut, à chaque fois, prendre un sentier de plusieurs kilomètres pour rejoindre le bord de la falaise (c’est comme un long boulevard duquel partiraient 8 rues sur la gauche). Ce qui rallonge de beaucoup les distances entre deux gorges...

 

Pour ne pas aider la location de canoë, autre façon plus « fraîche » et reposante de découvrir les gorges, interdit de dépasser la première gorge…

Evidemment ces commerçants ont pensé à tout, ils vous proposent une variété de croisières et de vols pour découvrir les lieux les plus beaux…

 

Un peu frustrés par le commerce qui est fait de ces gorges et le monopôle de l’agence qui gère les tours et le camping (lui aussi facturé comme un camping de luxe qui aurait piscine, bar, etc) nous décidons de nous contenter d’une marche jusqu’au point de vue sur la première gorge, et d’une baignade.

 

DSCF6379

 

Mais avant tout nous pique-niquons dans l’herbe, à quelques pas de la rivière.  Il ne manquait qu’un peu de vin pour faire de notre déjeuner craquer/fromage/salade un repas typiquement français ! (bon le fromage, c’est un cheddar typiquement anglo-saxon mais quand même…)

 

On attaque ensuite la courte montée, qui nous parait harassante sous le soleil de plomb de 14h. En 15 minutes nous sommes essoufflés ! (ne parlons pas de transpiration…) La vue en vaut la peine : les gorges sont très hautes et étroites et depuis là-haut on a un super panorama sur le plateau alentour. On ne nous avait pas menti, il fait bien 5 à 10°C de plus là-haut qu’en bas (où il fait déjà au moins 30°C) alors on ne traîne pas trop.

 

On prend juste le temps de lire l’histoire de la création de ces gorges par les aborigènes. Selon eux, l’ensemble de la terre, des animaux, plantes et humains a été créé lors du « Dreamtime » (Temps des rêves).

Le personnage le plus important de cette époque est le Serpent à plumes (pas celui des Mayas, celui des aborigènes), que l’on retrouve dans presque toutes les communautés aborigènes australiennes !

 

DKA-Stories---Rainbow-Serpent.jpg

 

C’est en voyageant à travers le pays qu’il façonne les montagnes, les lits des rivières, les trous d’eau, et toutes les formations naturelles. Ensuite il reste présent dans beaucoup des lieux sacrés créés, et il se réveille pour les punir les humains qui agissent mal.

A Katherine gorge, le serpent se reposait (ce qui a créé les gorges) et pendant ce temps les animaux (oiseaux notamment) ont voulu lui prendre le feu et l’eau qu’il transportait.

Après l’échec d’un premier groupe d’animaux, un second groupe a réussi à lui prendre le feu, et dans la bagarre la bourse d’eau s’est percé, se déversant dans les gorges et créant la rivière…

 

Après ce gros effort, nous sautons (autant que possible quand on est aussi collant de transpiration) dans nos maillots de bain pour aller à l’eau. Que ça fait du bien !!

A cet endroit, un panneau nous explique que le risque de présence de croco est géré… A la fin de chaque saison des pluies les rangers inspectent minutieusement la zone et déménagent tout animal qui ses serait installé là, et la baignade n’est ouverte qu’une fois les rangers complètement sûrs qu’il n’y a plus de danger. Mais le panneau nous demande aussi de signaler le moindre animal qu’on verrait…

 

DSC04400

Pas de croco mais des étranges tortues habitent la rivière...

 

Heureusement pour nous, pas de saurien à l’horizon, seulement une baignade extrêmement agréable et rafraîchissante. Les lorikeets sont encore présents et nous éclairent le ciel de leurs belles couleurs.

 

Lorsque nous sortons de l’eau, on est en fin d’après-midi et nous avons l’extrême joie de tomber sur une bande de wallabies broutant l’herbe là où nous avions pique-niqué quelques heures plus tôt !! 

 

DSC04410

 

DSC04401

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle belle surprise ! Et comme nous sommes cachés par des arbres nous avons tout loisir de les photographier avant qu’ils s’aperçoivent de notre présence.

 

 

Ce soir  nous dormirons un peu plus loin, à Edith falls, où le camping est bien moins cher (de 50%), et beaucoup plus tranquille, comme nous les aimons. Une fois de plus nous arrivons à 18h30, une demi-heure après la fermeture de la caravane qui sert de guichet du camping et vendeur de glaces… On choisit donc une place qui nous va bien : près des sanitaires, et avec au moins une place de libre à la ronde.

 

DSC04421

 

Nous attendons l’ouverture du guichet, à 8 heures le lendemain pour aller payer notre nuit et attaquer la marche vers les chutes. Etant en fin de saison sèche on a bien compris qu’il faisait chaud et que beaucoup de lacs/chutes… étaient à sec alors on ne sait jamais trop à quoi s’attendre dans les parcs ! Cette marche sera bien plus facile que celle de hier, mais heureusement qu’il est tôt parce qu’ici aussi nous sommes en hauteur et il fait 5°C de plus qu’en bas, au camping !!

Plus tôt dans la saison il est possible de nager en haut des chutes mais aujourd’hui les bassins sont trop petits, et nous sommes déjà contents que les chutes coulent !

 

DSC04416

 

Une petite passerelle en bois est aménagée pour nous permettre de les admirer depuis au-dessus d’un des bassins.

La marche nous fait traverser du bush (eucalyptus et spinifex (herbe piquante de 60 cm de haut environ, qui pousse en buisson) jusqu’à la première chute, puis une deuxième). Heureusement que le fléchage est bien fait car le manque de repères naturelles nous perdrait bien vite !!

 

DSC04415

 

Il fait déjà trop chaud pour observer des animaux, nous ne verrons que quelques lézards fuyant devant nos pieds.

 

A l’arrivée au camping, il nous reste un grand bassin (100 m de diamètre), dans lequel se jette un chute, et dans lequel nous pouvons nager. Et, comme toujours, une nage après une marche c’est extra pour se détendre, se rafraîchir, et se sentir bien !

 

DSC04420

 

DSC04422

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous y passons d’ailleurs presque 40 minutes à nager, jusqu’à la chute pour se mettre en dessous de son jet froid, et retour…

 

Ensuite, c’est reparti pour trois heures (seulement) de route jusqu’au parc de Litchfield, à 90 km seulement de Darwin…

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 10:44

On vous a déjà parlé à plusieurs reprises des animaux incroyables d'Australie mais nous ne vous avons pas encore parlé de sa végétation, tout aussi surprenante...

Dans un pays isolé du reste du monde depuis des milliers d'années, la végétation s'est développée ici sans subir les influences des autres continents et en s'adaptant, se spécialisant à l'extrême pour s'adapter à son habitat.

 

La roche qui constitue l'Australie est très ancienne, datant de 2,5 milliards d'années (!!!) et n'a pas connu de grand bouleversement. Pas de volcan, pas de tremblement de terre, pas de faille... la roche s'est simplement érodée pendant toutes ces années, donnant un pays plat (300m d'altitude moyenne) et couvert de sable.

L'Australie possède donc les sols parmi les plus pauvres de la planète et un climat parmi les plus rudes que l'on puisse imaginer, avec moins de 25 jours de pluie par an dans certaines régions.

 

DSC04222-copie-1

 

Mais les plantes se sont quand mêmes installées créant le "bush australien".

Ce mot un peu passe-partout signifie littéralement "buisson" mais correspond à toute une variété de plantes allant du spinifex (une herbe) aux eucalyptus. Et tout ce petit monde s'est adapté pour résister à la chaleur et profiter de la moindre goutte d'eau.

 

DSCF6267-copie-1

 

Un exemple, durant la saison sèche, beaucoup d'arbres perdent leur feuilles pour économiser leur énergie et limiter les pertes d'eau par transpiration. De la même façon, l'herbe sèche complètement attendant les premières gouttes de pluie pour reverdir en à peine quelques jours.

Autre exemple, les plantes ne fleurissent pas à une date fixe, c'est l'arrivée de la pluie qui détermine la période de floraison.

 

Dans ce monde sec à l'extrême, une moindre étincelle et tout s'embrase créant des feux gigantesques, inarrêtables et destructeurs. Tous les ans des milliers d'hectares brûlent, allant même, certaines fois, jusqu'à ensevelir sous la fumée la ville de Sydney en 2001 !! 

 

feu sydney

Photo trouvée sur internet (source : Nouvel Obs)

 

Pour lutter contre ce fléau, les Australiens ont mis en place un système de contrôle de la sécheresse dans tout le pays et peuvent déclarer un état de "Total Fire Ban" dans certaines régions lorsque la situation devient critique. Dans ce cas, plus personne ne peut allumer de feu, même pas pour faire un barbecue et certaines zones sont purement interdites d'accès.

Et on ne rigole pas !! les amendes vont d'un minimum de 5 000 $ à plus de 100 000 $ et 14 ans de prison !!

 

Le feu est omniprésent, partie intégrante de l'écosystème et comme pour le sol pauvre, comme pour la sècheresse, les plantes ont dû faire avec, s'adapter... évoluer en somme.

 

Certaines ne poussent que sur les versants ombragés des collines, là où le feu à moins de chance de prendre ; d'autres ont une écorce très épaisse qui les protège de la plupart des incendies ;

Mais d'autres encore ont des techniques plus originales :

 


 

Certains eucalyptus (le faux-hêtre de Moore par exemple) font des "bourgeons dormants". Ces petits bourgeons poussent sous l'écorce mais restent en dormance pendant la vie de l'arbre. C'est seulement en cas d'incendie que la chaleur ou la fumée permettent aux bourgeons d'éclore et de reverdir rapidement un arbre brûlé.

 

DSC04356DSC04357

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

D'autres espèces d'eucalyptus font des graines qui, en tombant au sol, s'enterrent et attendent patiemment. C'est seulement quand la chaleur d'un feu se fait sentir qu'elles commencent à éclore, permettant à l'espèce de survivre. C'est même un avantage pour elle, car la nouvelle graine profite d'une zone dégagée et riche en cendres fertiles.

 

Le spinifex enfin, garde ses graines dans des coques fermées et très solides. C'est seulement la chaleur du feu qui peut éclater la coque, libérant les graines !

 

DSC04360

 

 

 

Le feu, vous le voyez, fait partie intégrante de l'écosystème et les Australiens l'ont vu et bien compris.

 

Les Aborigènes, par exemple, l'utilisaient pour modeler le paysage. C'est eux qui ont enseigné cet art aux bushmen et maintenant aux rangers des parcs naturels.


L'idée : pour se protéger du feu, il faut.... mettre le feu. (!!). 

 

En faisant brûler de petites parcelles, on nettoie le sol, on brûle toutes les herbes sèchent et les branches mortes. Comme ça, si pendant la saison sèche un feu se déclenche, il aura moins de combustible pour prendre de l'ampleur...

Mais il ne faut pas le faire trop tôt sinon le spinifex et les autres herbes ont le temps de repousser. Ni trop tard sinon le feu risque de devenir incontrôlable...

 

DSC04641

 

C'est un véritable art et à certaines saisons, on aperçoit continuellement des nuages de fumée à l'horizon. Les rangers nettoient la forêt, parcelle par parcelle...


DSC04636 

 

Et il le font de façon sélective :

- une parcelle boisée doit être brûlée en début de saison sèche pour que l'humidité encore présente dans la végétation protège les arbres.

- une parcelle de prairie doit être brûlée en fin de saison sèche provoquant un feu plus important qui viendra carboniser les pousses des jeunes arbres qui viennent coloniser la zone.

 

Bref, on ne s'improvise pas bushman ! et encore moins Aborigène...

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 00:00

13 Octobre

 

Nous quittons la road house pour la ville au nord des Kimberleys (au passage, vous noterez que ça nous a pris plus de deux jours pour remonter le long de ce parc !) : Kununurra,  200 km au nord.

 

Sur la route, à notre gauche on aperçoit ce à quoi doit ressembler le parc des Kimberleys.

 

DSCF6308

 

 

 

DSCF6312.JPG

 

 

 

 

 


 

 

 

DSCF6306

 

 

 

 

   Un baobab                          

 

 

 

 

 

                                  Des jabirus

l'un des oiseaux pouvant voler les plus grands du monde

                       (2,3m d'envergure pour 4 kg !!)

 

et à notre droite nous apercevons une ébauche du type de formations qui rend les Bungle Bungle célèbres : ce sont des dômes rocheux, formés de roche agglomérée et rouge. Ça semble magnifique et ça ne demande qu’à être exploré !! Peut-être pour la prochaine fois…

 

DSCF6326.JPG

 

Nous arrivons à Kununurra en fin de matinée. Cette ville a elle aussi été créée grâce aux mines, et à la ruée vers l’or des années 1880. Cette ruée a attirée beaucoup de chinois à l’époque mais on n’en voit aucune trace à l’heure actuelle dans la population.

 

Aujourd’hui la ville vit beaucoup du tourisme car elle est la porte d’entrée des Bungle Bungle, et la porte d’entrée vers les Kimberleys (côté Nord) : en gros, elle est incontournable !

En plus elle est plutôt mignonne avec des parcs, une petite zone commerciale et même un café ! On voit qu’elle profite bien du passage des touristes.

 

DSCF6357

Des queues de kangourou

trouvées dans le supermarché de la ville

 

Après avoir trouvé deux galeries d’art aborigène fermées, nous avons pu en visiter une ! Sont exposées de nombreuses peintures sur tissus d’artistes aborigènes. Certains ont tellement bien réussi dans le domaine de la peinture, qu’ils vendent  leur toiles plusieurs milliers de dollars !!!

Plusieurs styles sont exposés : les dessins faits à base de petits points de couleurs (comme si les animaux étaient dessinés en pointillés), le style « rayon X » (où on voit l’intérieur des animaux comme sur une radio), et aussi un style beaucoup plus moderne et originale.

 

Pour compenser l’impossibilité de visiter les Bungle Bungle, nous décidons de visiter « les minis Bungle Bungle », un petit parc de la ville.

 

DSCF6343

 

Le parc est en effet très petit : seules deux marches d’une vingtaine de minutes chacune mais elles nous permettrons de déambuler entre des formations rocheuses en dôme, comme les Bungle Bungle…

DSC04349

DSCF6346

DSC04350

               Paysage typique des Bungle Bungle


Nous aurons aussi une très belle vue sur la ville et ses environs.

 

DSCF6347

 

Une des deux marches nous amènera aussi au milieu d’une zone complétement brûlée, il y a peu. Assez étrangement le feu s’est arrêté au niveau d’un passage étroit entre deux falaises, donnant des photos étonnantes.

 

DSCF6351

 

 

DSCF6350

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cette petite visite on se laisse tenter par un déjeuner au café pour goûter des plats australiens :

 

DSCF6355

                         un Cornish Pasty.... 

DSC04361

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...et un Meat Pie.                              

 

Le premier est un chausson fourré de légumes et de viande hachée ;

le second est une tourte farcie à la viande de bœuf, en sauce style bœuf bourguignon (le type de viande est aussi similaire à celui utilisé dans le bœuf bourguignon).

 

Le souci avec ces plats c’est que leur qualité est très variable : du dégoutant au très bon… et comme on ne voit pas l’intérieur de la tourte avant de la manger, il est dur de savoir à l’avance…

Dans ce cas, le cornish pasty avait un peu trop d’oignons mais sinon les deux étaient de très bons exemples, et la meat pie était même très bonne !

 

 

N’ayant pas grand-chose de plus à faire dans cette ville, nous continuons vers un lac que nous n’aurions même pas pensé à visiter si deux voyageurs différents ne nous l’avait pas conseillé avec des étoiles dans les yeux : Lake Argyle.

 

Comme souvent en Australie, ça semble juste à côté…c’est-à-dire à 100 km…Heureusement la route est goudronnée, et l’accès très facile.

 

DSCF6359

 

Ce lac est un lac artificiel construit dans les années 70 pour servir de réserve d’eau à Kununurra et sa région. Il fait partie des grands projets d’aménagement réalisés à cette époque dans tout le pays et destinés à « maitriser » le territoire et développer l’agriculture.

Sa capacité maximale est de 18 fois celle du port de Sydney (!!), mais il n’a pas assez plu depuis cette époque pour le remplir à nouveau, bien que le déversoir ait coulé pendant 9 ans, juste après sa construction.

 

DSCF6365

 

Plus récemment, une centrale hydro-éléctrique a été construite à sa base pour répondre aux besoins croissants en électricité de Kununurra et de ses activités minières grandissantes.

 

Aujourd’hui une petite activité touristique s’est développée autour de lui, avec un camping, des croisières sur le lac, et la pêche.

 

DSCF6366

 

Mais ne trouvant pas de réel endroit agréable où nager notre « visite » sera rapide.

 

Nous ne ferons qu’admirer ces parois rocheuses rouges qui tombent à pic dans une grande étendue d’eau claire. Les parois sont hautes, et flamboient au soleil couchant…le spectacle est superbe !

 

DSCF6361

 

Après quelques photos nous partons vers une autre Road house où passer la nuit.

 

Une des particularités de ce trajet : nous passons une frontière. Oui, encore une !! Mais d’un état cette fois-ci. Et, comme à chaque fois, il ne faut pas faire passer de fruits et légumes frais, miel et autres produits frais pour éviter de faire passer des parasites (genre mouche) d’un état à l’autre.

Les amendes encourues vont jusqu’à 5 000 dollars !!

Et les Australiens ne rigolent pas avec ce genre de choses… ça ferait cher payer la pomme !

 

DSC04377

sur la route...

il y a apparement des graines qui sont tombées d'un camion...

 

Nous avions prévu, et n’avons rien de ce genre dans le van, qui ne sera d’ailleurs pas contrôlé. Chacun des 6 états et deux territoires australiens a son drapeau, un emblème floral et un symbole animal. Dans cet état, le "Northern Territory", le drapeau est un superbe coucher de soleil sur le désert que traverse un oiseau noir stylisé.

 

 

La deuxième particularité, qui n’était pas arrivée depuis longtemps, est que, comme on le disait plus haut, les rayons du soleil commencent à être tangents, ce qui rend les paysages superbes (les rouges de la pierre prennent de sublimes teintes),

 

DSC04388.JPG

 

la température plus supportable mais….qui rend la conduite plus dangereuse...

Et oui, ici et dans toute l’Australie, si on vous recommande de ne pas conduire la nuit c’est que les kangourous tuent ! et se font tuer…

 

DSC04413

 

La faune australienne est plutôt importante mais la journée elle est totalement invisible ! (à tel point qu’Alex a mis 2 semaines à voir ses premiers kangourous sauvages vivants (il y en a par dizaines morts au bord des routes) !!!).  

 

177 Ningaloo reef  

A peine la lumière commence-t-elle à baisser et le soleil à prendre sa jolie couleur orangée que le désert revit !!

 

Que tous les animaux sortent...

 

Et en particulier, les kangourous viennent en nombre... manger au bord des routes...

 

En effet, après la pluie, l’eau ruisselle sur le goudron de la route et va arroser les bas-côtés, ce qui favorise la pousse de l’herbe… et attire les kangourous qui vivent dans un milieu hyper sec.

 

 

 

DSC04105.JPG

 

Et, lorsqu’un kangourou vous voit il peut :

 

- ne rien faire,

- se retourner et se sauver en s’éloignant de la route,

- se jeter sous vos roues,

- se mettre à bondir le long de la route… avant de décider de vous passer devant…

- ou pas !

 

Bref, ça fait n’importe quoi, et surtout rien de prévisible...

 

... et à grande vitesse  !!! (ils peuvent atteindre les 80 km/h).

 

 

 

Du coup, les seuls conseils que vous donnera n’importe quel Australien c’est :

 

Eviter de rouler de nuit !!!


à la vue d’un animal freiner et ne jamais JAMAIS essayer de l’éviter en donnant des coups de volant de peur de vous retrouver dans le fossé (qui peut faire mal aussi…),

il vaut mieux taper le kangourou !

"Il y en a de trop de toutes façons…"

 

 

Avec cette règle en tête, on s’est donné beaucoup de mal pour ne pas rouler de nuit (en plus, taper un animal de nuit n’est couvert par l’assurance de notre van, évidemment…).

 

 

 

Le soleil se couchant vers 18h30 à l’ouest de l’Australie, et vu la lenteur du van, il nous a fallu quelques jours pour réussir à arriver avant la nuit, mais nous y arrivons désormais sans peine (au début la fatigue des longues journées de conduite, et les matelas peu confortables du van rendaient difficiles le lever matinal…).

 

Et ce soir nous arrivons avant le coucher du soleil, à notre hébergement qui est à nouveau une Road house : Victoria Crossing.

 

DSCF6377

 

Surprise, la personne qui me sert au comptoir est française !

Une de ces nombreux touristes en « working-holiday visa » (visa pour les moins de 30 ans qui permet de travailler et de visiter le pays) venue ici pour améliorer son anglais. Elle travaille à la Road house depuis 3 semaines et finit demain, me dit-elle avec un grand sourire !

 

DSCF6371

 

Déjà qu’il est difficile de s’intégrer dans ce genre d’endroit reculé, alors quand on est étrangère, parlant mal anglais, c’est presque mission impossible ! A ce moment entre un autre français (même visa…) et s’engage une conversation et un bon moment...

 

Ils nous font rêver avec leur statut de « working-holiday visa » et leurs expériences australiennes,

Natalie fait rêver par sa nationalité australienne,

et on fait rêver grâce à notre tour du monde…

 

Bref, c’est un agréable partage des expériences et voyages de chacun…

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 05:32

12 Octobre

 

Nous continuons notre longue route qui contourne le grand parc naturel des Kimberleys…

 

DSC04341

 

Les Kimberleys sont traversées par la Gibb River Road, en fait une piste, et uniquement accessible en 4x4. Du coup, avec notre van, nous sommes obligés de contourner ce massif rocheux parsemé de rivières et supposé magnifique, par le sud.

 

Nous avons quand même espoir de pouvoir visiter un des hauts lieux des Kimberleys : les Bungle Bungle (Purnululu pour les aborigènes), grâce à un tour. Nous nous arrêtons donc à Halls Creek, au sud des Bungle Bungle…mais là, déception, le centre des visiteurs nous apprend qu’étant en fin de saison touristique la seule chose encore possible est un survol en hélicoptère du parc… c’est sans doute joli mais très très cher et ce n’est de toute façon pas ce que nous cherchions… dommage, nous devrons nous contenter des quelques attractions autour de Halls Creek et continuer notre chemin…

Depuis ce petit village il y a une ou deux choses à voir, mais pour y accéder, nous devons sortir de la route principale, la "highway" que vous voyez sur la photo plus haut...

 

Et en nous engageant sur la route secondaire, nous découvrons bien vite, que le trajet va être long et compliqué...

 

DSC04329

 

Même si nous n'allons qu'à 20km de Halls Creek, il nous faudra quand même une heure de route (!!!) et on se dit qu'il vaudrait mieux éviter de tomber en panne dans ce genre d'endroit...

 

Nous commençons par « la muraille de Chine » locale. C’est en fait une ligne de quartz dans la roche, longue de plusieurs km, et supposément visible depuis le ciel.

 

DSC04326

 

Nous nous dirigeons ensuite vers un des points d’eau pour pique-niquer.

D’après le descriptif on aurait dû tomber sur un très joli petit endroit ombragé avec un point d’eau dans lequel il est possible de nager. En fait, le point d’eau est à sec et il n’y a vraiment pas beaucoup d’ombre ! Nous trouvons quelques cm² sous un arbre, et mangeons notre poulet rôti froid en chassant les mouches avant chaque bouchée…

 

DSC04335

 

Comme souvent, les petites localités travaillent dur pour vous faire croire qu’il y a plein de super belles choses à faire chez elles… Halls Creek réussit plutôt bien à ce jeux là mais après les deux premières attractions un peu décevantes (même si la « muraille de Chine » est rigolote à voir) nous décidons de ne pas continuer à nous fatiguer sur ces pistes cahoteuses pour voir le dernier point d’eau (sans doute à sec…) et reprenons la route jusqu’à Turkey Creek.

 

Là, pour la première fois de notre parcours, nous nous arrêtons pour la nuit dans une "Road House".

 

Les road house sont, avec les road train, une autre spécialité des longues routes au milieu de rien australienne. Ce sont comme des oasis dans le désert pour les chauffeurs ; un havre de civilisation au milieu de ces étendues vides, sauvages et arides.

C’est une station essence à la base, mais avec plein d’autres services attachés :

- une supérette qui vend tous les produits de première nécessité

- un « point chaud » qui vend des hotdogs, burgers, tourtes, frites,…

- un motel, un terrain de camping

- un gros congélateur rempli de sacs de glace

- un accès à de l’eau potable pour remplir les jerricanes d’eau que quiconque conduisant sur ces routes doit avoir sur lui. Et on parle de 20L pour nous deux ! On en buvait une petite dizaine à nous deux par jour, et il faut prévoir au cas où le camping du soir n’ait pas d’eau potable…

- et quelques fois un accès internet.

 

Certaines sont tristes et poussiéreuses...

 

DSC04229.JPG

 

...d’autres sont plus verdoyantes et sont même agréables.

 

DSCF6376.JPG

 

Celle où nous nous arrêtons ce soir est moyenne.

 

Avant chaque Road house, on vous indique à quelle distance est la prochaine station essence (le plus souvent à plus de 150 km) pour que vous puissiez gérer vos ravitaillements…

 

DSC04298

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Australie
commenter cet article