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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 12:10

Voilà, ça fait quelques semaines que nous sommes rentrés mais nous voulions quand même terminer ce blog par nos aventures malgaches. Vous aurez donc les 2 ou 3 articles en retard sur nos bénévolats respectifs (enfin, celui d'Alex en fait...) mais surtout, notre mois à découvrir les merveilles de Madagascar avec nos amis Audrey et Thomas qui nous ont rejoints pour l'occasion.

Je reviens, donc, sur le travail que j’ai fait à Madacompost. Pour mémoire, Madacompost s’est donné pour mission de valoriser les déchets de la ville de Majunga où j’ai habité. Leur activité va de la production de compost à la fabrication de briquettes de charbon ou de pavés autobloquants.

Mon travail à Madacompost

Mon travail s’est concentré sur la partie « Briquet’Eco » : des petites briquettes de charbon fabriquées à partir de poussières et de tout petits bouts de charbon qui sont trop petits pour être utiles directement.

Pour cela, les déchets de charbon sont réduits en poudre puis compactés grâce à une extrudeuse pour former les briquettes.

Derrière le mot extrudeuse, se cache en fait un hachoir à viande bricolé pour qu’il sorte les briquettes à la forme voulu !!

Mon travail à Madacompost

Et derrière l’extrudeuse, se cache un des travailleurs de Madacompost qui passe la majorité de sa journée à tourner la manivelle du hachoir !!!

Comme vous vous en doutez, c’est un travail pas très sympa et plutôt pénible et ma mission aura été de dimensionner et d’installer un moteur pour mécaniser l’extrusion des briquettes.

Mon travail à Madacompost
Mon travail à MadacompostMon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost

Cette opération, en plus de supprimer un travail pénible, devrait permettre de multiplier par 3 la capacité de production des « Briquet’Eco ».

Ma deuxième mission avait pour but de trouver comment valoriser les déchets organiques trop gros pour être compostés efficacement (branches, tronc d’arbres,…). Jusqu’à maintenant, ils restaient simplement sur le site de la décharge, faute d’autres débouchés.

La solution trouvée a été de les carboniser pour en faire des petits bouts de charbon qui une fois broyés servaient comme source complémentaire de matière première pour la fabrication des Briquet’Eco.

J’ai donc dû concevoir un four permettant de faire du charbon, avec un bon rendement, et coûtant le moins d’argent possible…

J’ai finalement trouvé un exemple sur internet et nous nous sommes mis à construire le four à partir…. D’un baril de pétrole recyclé !!

Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost

Ci-dessus les photos devraient défiler pour vous montrer le petit « film » de la construction du four (ce défilement est une nouvelle option du blog, alors on essaie et on verra bien ce que ça donne…).

Un four à charbon construit pour 11 € de matériel et 2 jours de travail !

Mon travail à Madacompost

Une fois construit, il a fallu le faire fonctionner et trouver le meilleur protocole pour optimiser les rendements.

Cela a nécessité plusieurs semaines de labeur supplémentaires et j’ai quitté Madacompost alors que ce travail n’était pas arrivé à son terme….

Mais une bonne piste semble avoir été trouvé et l’on arrive à produire du charbon avec un rendement supérieur à 15%, ce qui est plus performant que les techniques traditionnelles de production…

Je garde finalement un très bon souvenir de mon passage à Madacompost. Même si travailler dans une décharge n’est pas très « sexy », ces quelques mois passés ici m’ont permis de découvrir ce secteur, que je ne connaissais pas du tout et de voir comment, à Madagascar, on peut trouver de très bonnes solutions avec 3 bouts de ficelles, un marteau et beaucoup de bonne volonté !!

Je garde aussi, et surtout un très bon souvenir de mes collègues et amis rencontrés là-bas et qui m’ont offert une très très bonne soirée de départ !

Mon travail à MadacompostMon travail à Madacompost
Mon travail à Madacompost
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Published by alexetnatautourdumonde - dans Madagascar Bénévolats et ONG
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:40

11 Mars au 26 Avril 2013

 

Pour une fois, je ne vais passer mes 2 mois de bénévolats dans une ONG ou une association mais dans une entreprise privée.

 

Pas une grande compagnie, il s’agit ici d’une petite entreprise de moins de 10 personnes mais qui donne du travail à une centaine !!

Il manque sur cette photo le directeur et les quelques permanents qui travaillent sur le site

Il manque sur cette photo le directeur et les quelques permanents qui travaillent sur le site

La société MADACOMPOST s’est donnée pour objectif de traiter et valoriser tous les déchets de la ville de Majunga. Majunga est une capitale de province de 200 000 habitants et même dans un pays du Sud, cela représente une quantité certaine de déchets…

Dis comme ça, cela ressemble à une belle entreprise sociale, solidaire, écologique… La vérité, c’est que Madacompost a signé un contrat de 7 ans pour la gestion de la décharge public.

Une belle société ...

Bénévolat d'Alex : Madacompost

... avec les mains dans le cambouis et les pieds sur une montagne de déchets haute comme un immeuble !!

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Passé ces préliminaires « philosophiques », cette société est née il y a 1 an et valorise aujourd’hui près de 80% des déchets qu’elle reçoit. Ce qui est quand même loin d’être négligeable. Pour cela, elle produit et commercialise différents produits aussi surprenant les uns que les autres.

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Elle fabrique d’abord du compost (je parie que vous l’aviez deviné…). C’est l’activité principale de la société puisque plus de 60% des déchets qui arrivent ici sont des déchets organiques venant des quartiers d’habitation et des marchés.

Pour cela, une centaine de journaliers, réceptionnent les déchets, les trient et les mettent en andains (des sortes de tas) pour qu’ils se compostent.

Bénévolat d'Alex : MadacompostBénévolat d'Alex : Madacompost

La grosse différence avec un entreposage de déchets classique, c’est que régulièrement, les tas sont contrôlés et retournés afin de les oxygéner.

En effet, pour réaliser du compost, ce sont des bactéries aérobies qui agissent. Ces bactéries ont besoin d’oxygène pour respirer et rejettent du CO2 (comme nous en somme). C'est pour ça qu'il faut aéré régulièrement les tas de déchets.

A l'inverse, dans une décharge classique (comme celle qui était là avant la mise en place de ce programme), le manque d'oxygène dans le tas de déchets va faire que des bactéries anaérobies (qui vivent sans oxygène) vont se développer ; pour ceux qui se souviennent ces celles-là même que l’on utilisait dans les biodigesteurs du Guatemala.

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Ces bactéries anaérobies ont la particularité de produire du CH4 (méthane) durant leur respiration. Et ce gaz est un très important gaz à effet de serre, 21 fois plus puissance que le CO2 !!!

Les installations de Madacompost sur la décharge

Les installations de Madacompost sur la décharge

La production de compost (qui limite l'apparition de bactéries anaérobies productrices de méthane) sur le site de la décharge permet donc de limiter le dégagement de méthane très nocif pour la planète. Cela permet de réduire d'autant le réchauffement climatique et une ONG française, « Good Planet » rachète ces tonnes d’équivalent CO2 évités pour les revendre sur le marché du carbone. C’est une source de financement très importante pour Madacompost qui a pu être créée grâce à ce système.

Pour info, Good Planet, c’est l’ONG qui réalise le projet « Action Carbone », un programme de compensation volontaire d’émissions de CO2, dont Yann Arthus Bertrand fait la promotion à la fin de ces émissions. Vous en avez sans doute entendu parler si vous les regarder.

Autre avantage non négligeable, c’est que sans décomposition anaérobie, pas d’odeur. Ces désagréables effluves piquantes et écœurantes que l’on trouve normalement dans les décharges n’existent pas ici. Une très bonne nouvelle pour les employés qui travaillent sur le site !!

En plus de cette activité,

Madacompost valorise aussi les déchets de charbon. Il est ici important de préciser que 90% des Malgaches utilisent le charbon de bois pour cuisiner. C’est d’ailleurs la première source d’énergie du pays. Toutes les poussières, miettes, restes de charbon que l’on trouve sont récupérés pour être réutilisés (attention, je ne parle pas des cendres). Ils sont alors broyés et réduits en fine poudre.

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Cette fine poudre peut être mélangée avec un liant et compactée, extrudée dit-on ici, pour un faire des briquettes de charbon pouvant remplacer du charbon normale.

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Une fois séchée, elles sont plus efficaces que du charbon (car plus dense) et brûlent plus fort et plus longtemps.

Bénévolat d'Alex : Madacompost

De quoi utiliser le charbon 2 fois au lieu d’une !

Autre activité, Madacompost vend des broyats de corne de zébu (!!!).

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Il faut dire qu’ici le zébu est l’animal roi de l’alimentation malgache, l’équivalent du bœuf de chez nous. Il y a sans doute autant de têtes de zébu qu’il y a d’habitants à Madagascar !! (là j’extrapole un peu, en fait je n’en ai aucune idée…)

Bref, les abattoirs génèrent donc une quantité de cornes assez impressionnante. Une partie est récupérée et utilisée par les artisans (pour faire des boutons notamment…), le reste arrive chez nous.

Bénévolat d'Alex : MadacompostBénévolat d'Alex : Madacompost

Il est alors broyé

Bénévolat d'Alex : Madacompost

et vendu comme abonnement organique pour les plantes et les cultures (!!!). En effet, les cornes sont très riches en azote qui est un fertilisant important pour les plantes. On fait d’ailleurs de même avec les sabots de zébu qui ont la même propriété.

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Mais l’avantage, en plus, et que, comme les cornes sont en morceaux, l’azote se libère progressivement au fur et à mesure que la corne se dégrade. C’est donc une fertilisation plus douce et moins polluante qu’un arrosage d’engrais massif et ponctuel.

Enfin (last but not least), Madacompost produit également des pavés autobloquants et briques à base de………… sacs plastiques !!!!!!!

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Oui, oui vous avez bien lu !! Bon bien sûr, il ne s’agit pas de sacs plastique seulement, il y a d’autres ingrédients… du sable en particulier.

En fait, le plastique est fondu pour devenir un sirop épais et collant. Mélangé au sable, il forme un liant efficace qui permet de fabriquer des briques ou des pavés.

Bénévolat d'Alex : Madacompost

Tout simple, il suffisait d’y penser…

Et les caractéristiques physiques sont équivalentes à celles de matériel classique. Chaque pavé par exemple peut supporter 2 tonnes avant de casser !

Stock de pavé sur le site de la décharge

Stock de pavé sur le site de la décharge

Une fois tous ces éléments récupérés, les déchets qui restent et qui ne rentrent dans aucune case, les déchets ultimes sont entreposés dans un coin de la décharge….

Ok, c’est pas terrible… mais quoi faire d’autre… et puis de toute façon c’est ce qu’on fait aussi en France après tout…

Voilà donc un petit tour d’horizon de Madacompost, je reviendrai plus en détail plus tard sur ce que j’ai fait et sur quelle mission j’ai travaillé.

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Published by alexetnatautourdumonde - dans Madagascar Bénévolats et ONG
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 13:32

7 Mars au 26 Avril

 

Pendant que certains se font dorer au soleil; il y en a d'autres qui blanchissent dans la fraîcheur de la capitale !

 

Voici venue ma dernière expérience professionnelle de ce tour du monde. Une fois de plus, elle se déroulera dans un Institut Pasteur, mais dans un service bien différent de celui de Phnom Penh.

 

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Laissez-moi d'abord vous présenter le site :

 

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Entrée principale

 

 

 

8 ha de végétation tropicale sur les hauteurs de la capitale Malgache, un vrai petit "jardin botanique" !

 

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On y trouve aussi un terrain de tennis, de basket et de pétanque!

 

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Plus triste, quelques lémuriens an cage, dont on se demande bien comment ils se sont retrouvés là...

 

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Le parc est aussi le lieu de vie pour pas mal de stagiaires, expats et quelques salariés malgaches. 

 

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Nos bâtiments sont aussi éparpillés entre les arbres et les fleurs.

 

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Chaque logement de stagiare est une petite maison divisée en deux studios individuels entièrement équipés. 

Pour les chefs, ce sont de belles grandes maisons avec jardin privé... 

 

 

 

 

 

 

 

Mon studio

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Vue depuis mon balcon

 

 

 

Enfin, ce pourquoi près de 250 personnes se rendent ici chaque jour ; le travail, les bâtiments des différentes unités sont aussi répartis dans le parc. 

 

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De mon côté, je suis au Laboratoire d'Hygiène des Aliments et de l'Environnement (photo ci-dessus), le seul acrédité de tout le pays.

 

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Le chemin que je prends chaque jour pour aller au travail !

 

J'y découvre le fonctionnement d'un tel service et je participe aux analyses permettant d'identifier les bactéries dans les aliments ou dans l'eau.

Tous les jours les services de contrôle du pays, ou les entreprises elles-même (surtout celles qui exportent les produts de pêche) procèdent à des contrôles bactériologiques pour voir si leurs produits contiennent des salmonelles ou des bactéries fécales par exemple.

C'est aussi à ce laboratoire qu'on fait appelle si une intoxication alimentaire (TIAC) rend plusieurs personnes malades et qu'on souhaite découvrir le produit incriminé.

Enfin, les eaux usées ou l'eau du robinet par exemple sont analysées chaque jour à la recherche de contamination bactériologique. 

 

J'ai aussi eu pour mission de compiler toutes les données relatives aux salmonelles découvertes au laboratoire depuis 10 ans dans un joli fichier xls pour voir si on pouvait découvrir des corrélations entre origines géographiques, types de produit, et sérotypes de salmonelles par exemple. Nous ferons aussi des comparaisons entre les sérotypes de salmonelles trouvées au laboratoire d'analyse médical de l'Institut Pasteur et elles trouvées dans les aliments, pour voir s'il y a un lien, ou s'il faut chercher ailleurs....

 

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Comme pour le stage précédent, l'accueil aura été des plus chaleureux, que ce soit de la part des collègues du laboratoire ou des autres stagiaires du site. Nous avons été tout de suite intégrés et avons pu faire des week-ends et de nombreuses sorties sympas tous ensemble! Décidement acueillants ces Pasteuriens!

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 08:39

 

Contrairement à ce que pouvais laisser penser les précédents articles, nous n'avons pas fait que du tourisme au Cambodge, loin de là !

 

001 Institut Pasteur

 

Pendant 10 semaines j'ai travaillé à l'unité d'épidémiologie de l'Institut Pasteur du Cambodge. J'avais toujours été curieuse de savoir ce que l'on fait VRAIMENT en épidémiologie, d'où ce stage...

 

Le but de mon stage était de faire une analyse de risque qualitative. Il fallait évaluer la probabilité pour un enfant qui vit autour d'un abattoir de cochons (et vaches) du centre de Phnom Penh de développer l'encéphalite japonaise.

Cette maladie (qui rend malade dans un cas sur 300 mais laisse des séquelles gravissimes ou entraine la mort chaque fois que tu es contaminé), contre laquelle nous avons été vaccinés avant notre départ, se transmet de la volaille aux humains via les moustiques (encore eux).

Et le cochon, la dedans me direz vous?

Et bien lui, il peut aussi attraper la maladie grâce aux même moustiques mais il ne tombe pas très malade et surtout il multiplie le petit virus super bien : il fait usine à virus si vous voulez. Du coup, quand un autre moustique le pique il choppe un tas de virus et peut les transmettre à l'humain qu'il piquera quelques jours plus tard.

 

Le cochon est ce que l'on appelle un hôte amplificateur...

 

Normalement, cette maladie est plutôt rurale car le meilleur moustique vecteur (transmetteur) de la maladie vit dans les eaux propres des rizières et il pique les oiseaux sauvages, puis le cochon qui vit sous la maison sur pilotis du fermier, puis les humains qui dorment dans la maison sur pilotis, au-dessus des cochons...

 

Bref, le truc c'est que les abattoirs sont proches des villes, mais de plus en plus, à cause de l'expansion des zones urbaines, ils se retrouvent entourés d'habitations ! Ils stockent des cochons qui viennent de la campagne et on se demande s'ils ne pourraient pas faire venir la maladie en ville.

 

Du coup, j'ai commencé par lire plein de trucs sur l'encéphalite japonaise et ensuite j'ai fait une jolie enquête policière pour savoir comment le vilain virus pouvait sortir des rizières pour atteindre les citadins.

 

Je suis allée à l'abattoir pour voir combien de cochons sont tués quotidiennement, d'où ils viennent, leur âge, puis j'ai attrapé des moustiques pour savoir si ceux qui savent transmettre la maladie sont présents,...

 

003d Abattoir

Les cochons qui attendent leur heure

 

Pour attraper les moustiques j'ai passé un certain temps à bricoler un piège !

Un tuyau en PVC dans lequel est placé un ventilo d'ordi pour aspirer les moustiques qui passent à proximité. Au-dessus du tuyau, une petite ampoule de mobylette pour attirer les moustiques. De l'autre côté du tuyau un filet en moustiquaire pour retenir les moustiques.

Ca à l'air très bête comme ça mais il a fallu passer un certain temps en tuk-tuk à faire le tour des magasins pour trouver les bonnes ampoules, batteries, ventilo, pinces crocos pour relier le tout,...

 

En tous cas les employés de l'abattoir ont bien ri quand ils m'ont vu aspirer les moustiques avec mon truc bricolé!

 

003a Abattoir

 

 

 

Arrivée des cochons, et descente du camion, tout en douceur...

 

 

 

003c Abattoir

 

 

 

 

... et pesée, grand moment de cris à vous percer les tympans...

 

J'ai aussi assisté à l'abattage un matin (qui commence vers 3 heures au plus tard car les animaux sont tués et tout de suite mis en vente pour pallier à l'absence de chaine du froid) mais je n'ai pas eu le droit de prendre des photos, que je n'aurais pas osé mettre en ligne de toutes façons...

 

 

 

Fallait aussi savoir combien de gens vivent dans un rayon de 500 m autour de l'abattoir pour connaitre le nombre de personnes éventuellement concernées par le risque de piqûre de moustique infectante. Et CA c'est vraiment pas si facile!! En fait Phnom Penh est divisée en 20 communes, chacunes divisée en villages avec des chefs de villages.

Dans chaque commune il y a un responsable de l'état civile, des écoles,... et des chefs de villages qui connaissent tout sur tout le monde. 

C'est donc à eux que nous avons demandé combien il y a d'habitants dans leur commune, de décès, de naissances,... Heureusement que j'étais aidé par une collègue khmer pour poser ces questions, mais aussi pour comprendre le fonctionnement de cette administration.

 

Après avoir recueilli toutes les données (captures de moustiques, questionnaire aux employés de l'abattoir, tour des municipalités de Phnom Penh) j'ai pu estimer le risque pour un enfant du voisinage de l'abattoir de contracter la maldie.

 

Je suis en train de finir la rédaction de l'article que nous soumetterons à publication!!

 

003b Abattoir

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Published by alexetnatautourdumonde - dans Cambodge Bénévolats et ONG
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:21

Après pas mal de temps de recherche (et de rattrapage du blog…), j’ai finalement pu trouver une assos avec laquelle je puisse travailler.

Il s’agit du GERES, une ONG française assez renommée en France et dans le monde.

 

P1020537

 

Et le GERES c’est d’abord ça !!

 

P1020568-copie-1.JPG    Le NLS : New Lao Stove

 

Un foyer de cuisson amélioré qui permet de diminuer de 20% la consommation de charbon de bois d’une famille. Tout ça pour un prix inférieur à 4$ le four amélioré !!!

C’est un projet lancé en 1994 mais qui a remporté un succès retentissant : presque 20 ans après son lancement, plus de 2 000 000 d’exemplaires ont été vendus au Cambodge !!! Soit aujourd’hui 40% du marché khmer.

Et ce n’est pas le GERES qui les fabrique directement, l’ONG a formé les artisans qui construisaient des fours traditionnels à cette nouvelle technique. Cela permet d’avoir un projet rapidement autonome. Par l’ampleur du succès et la justesse du modèle employé, ce projet reste un modèle reconnu dans le monde du développement !

 

Mais ce n’est pas du tout sur ce sujet que je vais travailler. Au Cambodge, 80% de l’énergie utilisée dans le pays provient du bois, essentiellement sous forme de charbon. La « stratégie » du Geres au Cambodge consiste à s’occuper de toute la chaine de valeurs liée à cette ressource. De l’utilisateur final (avec le foyer amélioré), aux producteurs de charbon (avec un four amélioré pour produire le charbon plus efficacement) et jusqu’aux arbres en eux-mêmes.

 

C’est sur ce dernier point que j’ai travaillé, au sein du projet AREA (Agroforesterie, Energies Renouvelables & Adaptation). Le projet AREA intervient dans une région particulièrement pauvre du pays dans la province de Kampong Chhnang.

 

P1020353

En février, c'est la saison sèche et les champs de riz sont "un peu" grillés

 

Dans cette zone, loin de toute rivière et de toute étendue d’eau, le sol est particulièrement stérile (un hectare produit ici 1,7t de riz alors que la moyenne nationale est de 3 tonnes !) et le manque d’eau pour les cultures est généralisé. Les paysans, parmi les plus pauvres du pays se débattent donc ici pour survivre mais souffrent de ces conditions difficiles…

 

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Réserve d'eau alors qu'il faut encore tenir 3 mois avant la saison des pluies...

 

C’est dans ce contexte difficile que le GERES essaie de promouvoir des techniques adaptées et notamment l’agroforesterie. Basiquement, l’agroforesterie, est une méthode de culture visant à réintroduire des arbres dans les cultures traditionnelles. Et cela est préconisé aussi bien dans les pays en développement qu’en occident (cf le très bon article de Wikipédia sur le sujet).

 

La présence d’arbre dans les champs fournie de nombreux avantages :

 

- l’enrichissement des sols par la décomposition des micro-racines présentes dans le sol, des feuilles mortes ou des branches taillées et compostées.

- l’augmentation de la capacité de rétention d’eau du sol et d’infiltration grâce à la fracturation du sol par les racines.

- un effet coupe-vent protégeant les cultures et limitant la micro-évaporation des plantes

- le retour de certains animaux dans les champs pouvant être des prédateurs d’insectes et autres nuisibles.

- L’apport de nutriments supplémentaires : certains arbres ont la capacité de fixer l’azote atmosphérique et de le mettre à disposition dans le sol. L’azote étant l’un des composants majeurs de la fertilisation.

- enfin, bien sûr, la diversification des ressources pour le fermier avec un arbre pouvant produire du bois pour la cuisine.

 

Pour cela, le GERES met en place un centre de démonstration et de formation sur ces techniques améliorées.

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Ci-dessus : De la culture en allée (ou "Alley Cropping"), l'une des techniques d'agroforesterie les plus efficaces mais les plus contraignantes : on cultive une rangée de terrain (la zone d'herbe sèche), on plante une rangée d'arbres (là où la terre est retournée et où pousse les jeunes plants).

 

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Une autre technique d'agroforesterie : les "Living Fence" ou Barrière végétale, plus simple à mettre en oeuvre; le but est simplement de remplacer la cloture du champs par une haie... une sorte de bocage en sorte.

 

 

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Un espace pour enseigner le compost et la culture maraichère

Cette dernière technique est enseignée pour leur apprendre à produire leurs propres aliments plutôt que juste produire du riz, le vendre et ne pas avoir assez d'argent pour acheter des légumes...

 

 

 

Mais seront aussi présentés, les foyers améliorés, un système d'irrigation simple et autres... Comme vous le voyez le centre en est encore à ses débuts et sa construction n'est pas encore achevée.

 

En parallèle, le GERES forme actuellement 50 « master farmers » à ces techniques pour qu’ils puissent ensuite à leur tour former les autres membres de la communauté grâce à ce centre de formation. A moyen terme, le but est que le GERES transmette le centre à la communauté pour qu'il soit géré collectivement.

 

Enfin, 3 pépinières ont été créées pour permettre d’alimenter la région en jeunes plants et favoriser le développement des techniques d’agroforesterie. Ces pépinières appartiennent à des gens des villages qui les ont construites moyennant un prêt fait par le GERES et qu'elles remboursent grâce à la vente des plants.

 

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Mon travail était d’interviewer les propriétaires de ces pépinières (grâce à l’aide d’un traducteur, évidemment) pour faire le point sur leur situation et voir comment le GERES pourrait les aider à se développer tout en augmentant leur autonomie.

 

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Maison d'un des propriétaires et sa pépinière 

 

J'ai donc passé un peu de temps au bureau pour préparer les questionnaires...

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Mon bureau à Phnom Penh

 

... avant d'aller sur le terrain pour quelques jours; là j’ai pu me rendre compte à quel point les conditions sont dures et le chemin pour les sortir de la misère est encore long.

 

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Des plants d'une pépinière qui n'ont pas été vendus pendant la saison des pluies et qui sont maintenant morts par manque d'eau

 

 

 

 

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Une vache, pas très épaisse...

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce village où l’électricité n’est disponible que si l’on a les moyens de se payer un générateur, les gens et les bêtes souffrent. D’autant qu’il fait très chaud pendant la journée et que la température ne baisse quasiment pas pendant la nuit. Ici, 3 douches par jour et une sieste aux heures les plus chaudes sont indispensables.

 

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Un puit, construit par une ONG...

 

C'est fou de ce dire qu'ici à peine 20% de la population a l'argent pour s'acheter une moto. Le prochain village (à 10km) est considéré comme très éloigné et c'est exceptionnel de faire le trajet jusqu'à bas...

 

Au-delà de mon travail en lui-même, cette expérience m’a permis de découvrir le fonctionnement et les règles d’une grosse ONG mais aussi un secteur d’activité que je ne connaissais pas et qui est finalement très intéressant. Ça m’a aussi, bien sûr, permis de voir le pays sous un autre angle, d’aller là où les touristes ne vont pas pour réaliser que même si le pays avance et que les gens ont cette joie de vivre inscrit dans leur âme, il y a encore un long, très long chemin à parcourir…

 

P1020345

La rue principale du village

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:48

Pendant que Natalie est au Costa Rica, je (Alex) suis rentré à Xela, notre ville du Guatemala pour finir son bénévolat.

 

Pendant les 4 mois du Guatemala, j’ai travaillé avec l’ONG Alterna. Il s’agit d’une association guatémaltèque qui a été créé il y a 3 ans par Daniel, un Mexicain… L’objectif d’Alterna est d’être un incubateur d’entreprises dans les domaines sociaux, environnementaux ou humanitaires ; c’est-à-dire d’appuyer des entreprises sociales existantes ou de développer des produits et des concepts pour créer une entreprise de toute pièce.

Alterna 

 

Une entreprise est déjà née de ce travail, la société Doña Dora qui construit et installe des « poêles à bois ». C’est bien sûr la version locale de notre poêle à bois qui ne sert ici qu’à cuisiner et non à se chauffer : On met le bois par une trappe en bas et il y a une plaque sur le dessus (genre une plancha) qui permet de cuisiner.  Mais ce poêle est particulier car la chambre de combustion est spécialement étudiée pour optimiser le rendement permettant une économie de bois de l’ordre de 30%. Il faut dire que la majorité des Guatémaltèques font encore leur cuisine au bois, y compris, dans les coins les plus reculés, sur un simple feu de bois au milieu de la cuisine. Le Guatemala est le plus grand consommateur de bois énergie de toutes les Amériques !! Et il n’y a, à ce jour, aucune gestion de cette ressource dans le pays, le sujet est donc d’autant plus important…

 

Mais ce n’est pas sur ce projet que j’ai travaillé. Je faisais partie de l’équipe dédiée au développement de Biodigesteurs. Les biodigesteurs sur lesquels nous travaillons sont des grands « sacs plastiques » (en vrai c’est quand même un peu plus compliqué que ça…)  formant une sorte de grand boudin (c’est vraiment grand, genre 6m de long pour 2m de diamètre). On les installe dans les fermes et ils permettent de valoriser les déchets organiques et les bouses des animaux.

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Tous les jours, le fermier alimente le biodigesteur de bouses de vaches pour produire, après digestion par le système, un engrais organique. C’est un peu le même principe qu’un compost mais à la différence majeure que comme la poche plastique est hermétiquement fermée, ce n’est pas le même type de bactéries qui interviennent pour détruire les déchets. Ici, ce sont des bactéries anaérobies (qui vivent sans oxygène) qui digèrent les déchets et elles présentent la particularité de produire, pendant ce processus, du méthane, un biogaz similaire au gaz naturel que l’on récupère et que l’on stocke pour pouvoir l’utiliser sur la cuisine de la ferme.  Dans notre exemple, le fermier a besoin d’utiliser la bouse que produisent 2 vaches et cela lui permet d’avoir environ 2heures journalières de gaz dans la cuisine et plusieurs dizaines de litres d’engrais par jour. Cet engrais est en plus beaucoup plus concentré et plus efficace que dans le cas d’un simple compost…

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Ce système n’est pas une invention d’Alterna, il est très très populaire en Asie et existe, à échelle industrielle, dans quelques villes ou fermes d’Europe. Pour exemple, la ville de Lille retraite tous les déchets organiques de l’agglomération de cette façon, produisant assez du biogaz pour alimenter tous les bus de la ville. En Amérique Latine, il est peu présent et le but d’Alterna est de le développer au Guatemala. L’association travaille actuellement à démontrer la faisabilité et la viabilité du produit grâce notamment à un financement permettant l’installation des 15 premiers systèmes dans le pays. Une fois cette étape passée, le projet sera sans doute assez mûr pour créer une entreprise sur ces bases…

 

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J’ai travaillé sur différentes parties du projet dont notamment des visites de fermes et de communautés dans des parties très reculées du pays, et plusieurs installations. C’est vraiment agréable de travailler dans une association aussi dynamique et motivée et avec une équipe aussi multiculturelle (1 Mexicain, 2 Guatémaltèques, 1 Canadien, 1 Anglaise, moi et ponctuellement 1 Australien et 1 Américain) !! Et cerise sur le gâteau c’est un plaisir d’enfin travailler pour réaliser quelque chose qui a du sens...

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 11:51

Du 20 au 31 Aout

 

Après nos deux semaines à voyager à travers le Guatemala nous nous sommes séparés pour 3 petites semaines, le temps de mener à bien nos projets personnels, avant de mieux se retrouver pour la suite...

 

138 Ecureuil


Mon association guatémaltèque s'étant révélé un flop j'ai décidé d'aller quand même un peu au Costa Rica, faire quelque chose qui pourrait être intéressant...

 

137 Agouti


Pendant deux semaines j'ai donc travaillé dans le parc zoologique La Marina, près de Ciudade Quesada, à 2h45 au nord de la capitale Costaricaine, San José.

 

131 Entrée du parc


Ce parc est assez petit, et ne fonctionne qu'avec les fonds privés des propriétaires (éleveurs laitiers, grands propriétaires terriens), les entrées des visiteurs et les dons faits par les bénévoles. Le parc a pour rôle de recueillir les animaux confisqués par les autorités aux trafiquants, ou les animaux blessés. Ils les soignent au besoin et les relâchent si possible, et sinon essaient de leur donner un habitat décent pour le reste de leur vie...

Tout ça avec seulement 4 employés, sept jours sur sept, et environ 4 ou 5 bénévoles...

 

134 Equipe du centre


Comme souvent dans ce genre d'endroits, les animaliers sont très motivés par leur travaille et adorent les animaux dont ils s'occupent, en ayant à cœur qu'ils soient bien propres, bien nourris, et en bonne santé.

Ce qui ne gâche rien, ils sont souriants, sympas, et compréhensifs quand on se trompe… ne parlant qu’espagnol ils sont d’excellents profs ! 

 

133 salle de préparation de la nourriture


Du côté travaille bénévole (comme salarié d’ailleurs), cela se limite simplement à couper des fruits pour les oiseaux, les tapirs, les "sangliers" locaux, les singes et les biches, pendant près d'une heure (à5!!) ! Et oui, ça prend du temps de préparer le menu de chacun : les singes mangent les fruits entiers, les biches des plantains verts, les oiseaux des papayes et des bananes mûres, pelées et coupées petit, pour les tortues il faut découper les fruits en mini bouts, etc...

 

132 salle de préparation de la nourriture


Ensuite il reste quatre heures de travail pour récurer les cages, et les chemins de visite (TOUS les jours !!), laver les gamelles et donner à boire et à manger...

 

135 Biche


On ne travaillait que de 8h à 15h avec deux pauses d'une heure mais on était fatigué et très sale en fin de journée !!

Vu que j’avais été clairement avertie dès le départ de ce que seraient mes tâches ce travail ne m’a pas du tout ennuyé ou frustré... pour deux semaines… En plus, contrairement à mon bénévolat guatémaltèque, j’étais active toute la journée et notre travail était utile !!

 

156 Iguane vert


Ayant dit que j'étais vétérinaire j'ai eu le petit privilège d'être "chef déparasiteuse" la dernière semaine. C'est qu'avec tous ces animaux, c'est varié ! Des cachets dans du pain et du miel pour les singes, dans l'eau de boisson pour tous les volatiles, une poudre dans l'aliment pour les porcs et les cerfs, et dans la viande pour les rapaces et félins... heureusement qu'ils ont des techniques adaptées à chaque animal !!

 

146 Jaguar

 

147 Ocelot

 

 

Oui, ces félins ont l'air assez malheureux, je vous l'accorde. Ils sont actuellement en train de leur construire un grand enclos chacun. Mais ça demande beaucoup de temps, d'espace, et d'argent...alors pour le moment ils tournent en rond dans leur cage..

148 Lionne


 

Enfin, ce qui m'a vraiment beaucoup amusé c'est de voir une grande variété d'animaux que je n'aurais jamais l'occasion d'approcher autrement.

 

154 aras rouges 155 Aras rouge et vert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aras rouges et verts (et le fruit de leur "croisement" qui est rouge et vert ! Ce croisement est une "nouvelle espèce" crée, involontairement, par les zoos car en réalité ces deux espèces ne vivent pas côte à côte...). Ils sont énormes, les plumes de leur queue sont superbes et les vols en trios éclairent le ciel de couleurs chatoyantes

 

 

136 Toucan

Un toucan, et son bec multicolore

 

150 Tapirs

149 tapirs

 

Des tapirs. Animaux « préhistoriques » dont le plus proche parent vivant est le rhinocéros. Cet animal a tiré de son épilepsie héréditaire un rôle de "dieu" parmi les populations autochtones sud-américaines. En effet, ces peuplles pensent que pendant leurs crises les épileptiques communiquent avec les dieux…

 


C’est un animal difficile à reproduire en captivité, et qui est en voie d’extinction mais ce parc zoologique est le premier dans ce domaine (la reproduction de tapirs) en Amérique latine !! C’est impressionnant vu qu’ils ne font absolument rien pour encourager la reproduction de leur couple !! Ces animaux ont une gestation de 13 mois et les petits sont adultes vers un an, donc au mieux une femelle peut faire un petit tous les deux ans… Ce parc est régulièrement contacté par le monde entier pour faire des échanges d’individus pour assurer la diversité génétique !

 

 

 

140 Singe araignée

141 Singe araignée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Singes araignées et capucins. Tous les matins je lançais des bananes aux singes d’un grand enclos extérieur. Les deux singes et moi mangions une banane chacune, assises l’une en face de l’autre !! Elles me regardaient manger en faisant des gazouillis... allez savoir laquelle des deux était la plus amusée !

 

144 Singe araignée

 

 

 

 

 

142 Singe araignée

 

 

 

 

 

 

A la fin des deux semaines j’étais assez copine avec l’un des singes pour « jouer » avec lui à travers le grillage. Il m’épouillait les cheveux, et je lui grattait le dos… moments inoubliables !

 

143 Singe araignée

 

 

 

 

 

 

145 Singe araignée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par contre les capucins, parmi les singes les plus intelligents qui soient (c’est eux qu’on trouve dans les films…Pirate des Carïbes,…) sont moins agréables. Bien plus vifs, avec des crocs plus acérés, ils cherchent plus à vous ruser pour sortir qu’à devenir votre copain…

 

139 Singe capucin

 

 

151 Kinkajou

 

 

Un kinkajou : animal inconnu au bataillon jusqu’alors.

 

Pendant longtemps il a été considéré proche des singes mais il n’en est pas un, bien qu’il tolère son voisinage. Il aurait de vagues liens avec le coati ou le panda...

Sa queue est préhensile et ses mains peuvent tourner à 360° !! Animal nocturne, mangeant des fruits et des petits insectes il vit en groupe dans la nature. Celui que je tiens là a 3 mois et a été recueilli suite à un accident.

 

 

 

152 Kinkajou



Il a la mandibule fracturée et ne peut pas fermer la bouche correctement, résultat pour manger il met sa tête en arrière pour faire descendre les aliments… elle ne va pas être simple la vie du bout de choux orphelin !

 

153 Kinkajou

 

 

 

 

 

 

Pour essayer de lui donner un peu d’affection on le sortait une fois par jour, sauf qu’étant un animal nocturne il passait son temps à cacher ses yeux sensibles avec sa queue…

 

 

 

 

 

 

Pendant ces deux semaines j'ai eu environ 5 ou 6 collègues bénévoles, dont la majorité était allemande, et avait 18 ans, il y avait un américain de 19 ans et une américaine de 23 ans!! J’étais vraiment plus vieille !!

Naturellement, par la langue et les centres d’intérêt je me suis particulièrement liée à l’américaine (au centre sur la photo ci-dessous) qui m’a donné d’excellents conseils sur un hôtel à Tortugero et avec qui j’ai passé de très bons moments. Elle est instit mais ayant fait des études sur les civilisations sud-américaines elle savait plein de choses sur les tapirs, les kinkajous, les aras,… Une vraie mine d’infos qui m’a motivé à en apprendre plus moi aussi !

 

130 Soirée à Aguas Vargas


Enfin, pendant la durée de mon bénévolat, j’ai été hébergée en famille : les parents et deux filles, une de 19 ans et une de 9 ans, le plus grand fils fait ses études de kiné à San José. Eux aussi ne parlaient qu’espagnol et ils ont su m’apprendre un tas de trucs sur leur pays dont ils sont très fiers ! Ils ont été très accueillants et chaleureux et j’ai passé un très bon moment avec eux.

 

128 Mon village

 

 

 

 

J'habitais en zone rurale...

 

 

129 Famille d'accueil


 

 

 

 

 

Ma chambre étant indépendante de la maison j’avais une sensation d’indépendance et à la fois la possibilité de me joindre à la famille. En plus, n’ayant pas d’autre bénévole en ce moment j’ai pu avoir la salle de bains à moi toute seule !!

 

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 20:27

Contrairement à ce que pourrait laisser penser notre blog jusqu'à aujourd'hui notre voyage n'avait pas pour unique but de visiter et d'admirer des paysages.

Nous voulions en apprendre un peu plus et travailler au près de guatémaltèques.

 

Après beaucoup de recherches j'ai réussi à "travailler" pour deux associations (je vous expliquerai plus tard les guillemets...)

 

La principale organisation avec laquelle j'ai collaboré s'appelle : 

UAM : Union de los Agricultores Minifundistas de Guatemala (http://www.uamxela.org)

 

064 Entrée de UAM

 

Elle a plusieurs axes de travail :

- Micro-crédits

- Mise en place de commerce équitable

- Support aux groupes de femmes

- Développement agricole    

 

Pour ma part, j'étais rattachée à la personne (Rudy) en charge du développement agricole. Une association allemande, Horizon 3000, a accepté de financer UAM pour 3 ans à partir de 2013 pour qu'elle mette en place les projets suivants :

- utilisation de plantes médicinales pour soigner les animaux

- mise en place d'élevage de lapins : une alternative intéressante nutritionellement (la viande de lapin est plus riche que celle de poulet), en complément du maïs et des haricots. Ces 2 derniers étant souvent la nourriture exclusive dans les campagnes (!!)

- utilisation de techniques apropriées (biodigesteurs (explication dans l'article d'Alex à venir), pompe à eau,...)

- développement d'agriculture bio (fabrication d'engrais bio, ...)

 

Mais, pour recevoir l'ensemble des fonds UAM doit prouver, d'ici la fin de l'année, qu'elle sait mettre en place ces techniques, et qu'elles fonctionnent, chez 20 personnes, de quatre communauté différentes.

 

067 UAM Ecole des champs 

 

Je suis donc allée quelques fois dans les campagnes avec Rudy, d'abord pour expliquer notre projet et son déroulement, puis faire les enseignements pratiques, chez les "campesinos" (littéralement les gens de la campagne)

 

066 UAM Ecole des champs068 UAM Ecole des champs 

 

 

Ces formations ont été des occasions inespérées de rencontrer des gens que je n'aurais jamais pu rencontrer autrement.

 

 

 

 

 

 

069 UAM Ecole des champs

 

 

 

 

 

Fabrication d'un engrais "bio"

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai aussi pu voir des réunions "à la guatemaltèque", très différentes de nos réunions françaises où tout le monde parle en même temps et où on dévie très vite, et très facilement du sujet initial.

Ici, la personne à l'initiative de la réunion commence à parler en étant très généraliste, avec des remerciements et des considérations globales ; ce n'est qu'après quelques minutes qu'elle en vient au sujet qui l'intéresse. Bien qu'elle soit en train de parler au groupe, elle ne le regarde presque jamais, et son auditoire regarde consiencieusement le sol, sans jamais couper la parole de l'orateur.

Ce n'est qu'une fois que la personne a fini, que le second prend la parole, ici on ne s'interrompt jamais ... Souvent les seules questions sont en fait de longs remerciements pour être simplement venus jusqu'à eux...

Mais globalement personne ne parle vraiment beaucoup...

 

070 UAM Ecole des champs

 

Entre ces journées très intéressantes, se sont écoulées des journées tout aussi inintéressantes où je n'avais absolument rien à faire... Bien que Rudy ait des rapports à faire, ou des choses à organiser, il n'a jamais été capable de me les déléguer ...

Il est vraiment le type de personne géniale sur le terrain avec mille et une choses à enseigner et à partager ; mais une fois au bureau il s'éteint complétement et fonctionne plus qu'au ralenti... du coup j'ai passé un peu plus de quatre semaines à ne rien faire de particulier à part avoir été amenée 5 fois visiter des endroits super reculés et tout aussi magnifiques!

 

 

La seule semaine réellement intéressante, et qui m'a fait rester dans cette association aussi longtemps a été une semaine de formation "ethnovétérinaire". Cette formation est l'une des fiertés de UAM, et des autres associations qui collaborent à sa réalisation. Elle est très demandée par l'ensemble des communautés, et elle affiche toujours complet. Pour faciliter son accès ce sont les associations organisatrices qui financent l'hébergement et le couvert de tous les participants durant toute la durée de la formation !

 

074 Petite fille avec poulets criollos

 

Pendant 4 jours, une soixantaine d'agriculteurs (de 18 à 76 ans, hommes et femmes) a été formée à des techniques de conduite d'élevage "bio et durables". 

Oui, "ethnovétérinaire" est un grand mot pour dire "reprendre des techniques ancestrales de gestion agricole". L'enseignement cherche à revaloriser les espèces animales et végétales endémiques. Leur argument principal est que ces races (comme la poule tenue dans la main gauche de la fille ci-dessus) sont plus resistantes aux conditions locales que le poulet de batterie ou le porc tout rose importés par les multinationales de l'agro-alimentaire. Il en est de même pour les "cultures améliorées" vendues par Monsanto, pour ne pas le citer, qui ne produisent pas de graines et qui obligent donc l'agriculteur à en racheter tous les ans...

Au cas où vous en doutiez encore, la formation a fait un peu de politique "anti-internationalisme" et "pro-naturel et local". 

Ces associations veulent que les guatémaltèques prennent conscience de la richesse de leur culture millénaire et de leurs ressources naturelles pour l'exploiter au mieux.

 

071 Salle de cours en intérieur-UAM

 

 

 

Fabrication de compléments alimentaires : et oui, ici, les animaux sont aussi mal nourris que les gens... alors on leur apprend à améliorer l'alimentation de base de leurs animaux avec ces mélanges vitaminés enrichis en minéraux.

L'avantage de ces produits faits maison c'est qu'ils sont à base de coquilles d'oeufs, d'os de poulet ou d'autres produits faciles à trouver et pas chers.

 

 

 

 

 

La formation a été très peu théorique et plus de la moitié du temps a été passé en ateliers pratiques à apprendre, entre autres, à fabriquer des compléments alimentaires maison, des médicaments à base de plantes médicinales, ou encore à castrer et dépecer un lapin !

 

072 Salle de cours en extérieur-UAM073 Salle de cours en extérieur-UAM

 

Une visite dans une ferme a aussi été l'occasion d'échanger les expériences et les opinions. Ils ont pu apprendre à avoir un oeil critique sur des installations agricoles et sur les améliorations à apporter. 

Vous pouvez d'ailleurs voir sur les photos ci-dessus qu'ils sont très studieux et notent la moindre information qu'on peut leur donner!

 

 

 

 

 

Ils y ont aussi appris à fabriquer des vermifuges et des "auto-vaccins" (prendre du sang d'un animal et le lui réinjecter immédiatement... une pratique d'un autre temps me semble-t-il...) et à les administrer. 

 

 

 

 

La motivation et la volonté d'apprendre de ces personnes ont vraiment fait de cette formation un succès complet !

L'ensemble des participants est reparti avec un certificat de participation mais surrtout avec plein d'idées dans la tête pour améliorer son travail quotidien. Chacun d'entre eux s'est d'ailleurs engagé à changer quelque chose dans sa communauté en accord avec cette formation!

L'ensemble de l'enseignement a été très simple (comment nourrir, comment vermifuger,...) mais extrêment utile car apparemment nombre d'entre eux n'avait pas connaissance des règles de base de la gestion agricole. Beaucoup de questions concrètes ont été posées durant la formation, et chacun a participé lors des activités de groupe ce que j'ai trouvé très encourageant quant à leur intention de réellement appliquer tout ce qu'ils ont appris.

Durant cette formation les participants ont fait preuve de beaucoup de tolérance envers les femmes qui ont été traitées à égalité que ce soit pendant les parties de foot (!) ou pendant les activités de travail. Pour nous ce n'est rien, mais ici c'est énorme. Dans ce pays il est encore très fréquent qu'elles ne soient pas envoyées à l'école ou même considérées comme participant réellement à l'économie familiale alors qu'elles sont traditionnellement en charge des animaux et du potager (et de la cuisine, des enfants, la lessive à la main....).

Cette égalité homme-femme est aussi un objectif des associations organisatrices qui cherchent aussi à donner la place juste à la femme... Ce point là aussi a été une réussite.

 

 

Mais cette semaine n'aura pas suffit à m'encourager à rester. Bien qu'elle ait été intéressante, je n'y ai rien fait de concret ou d'utile...

Pensant que la situation ne s'améliorera pas, notamment parce que les autres bénévoles ne font pas non plus grand chose, j'ai décidé d'arrêter de venir au bureau de UAM où je ne faisais que traîner sur internet...

 065 Mon bureau UAM

 

 

... dans ce bureau froid et vide... mais avec une super vue sur la ville !

 

 

 

 

 

 

 

Il me reste donc 3 semaines à occuper avant de partir 2 semaines en "vacances"  (je l'ai bien mérité...) à la découverte du reste du Guatemala.

Je vais partager mon temps entre quelques cours d'Espagnol, des séances en salle de sport, du yoga et la préparation de la suite de notre périple !

 

Débordée comme je l'étais, j'ai tout de même trouvé le temps de travailler pour une seconde association :

 

Ecoguate

 

Pour cette association là j'ai réellement travaillé... deux jours, entiers, des dimanches en plus !

Cette association regroupe des vétérinaires de la ville de Xela dont le but est d'améliorer la santé des chiens des rues en faisant des journées de stérilisation-vermifugation-vaccination.

 

078 Salle de chirurgie

 

L'association est toute neuve, elle a moins d'un an, et est gérée par.... un architecte qui maintenant vend des pelouses de terrains de sport !!! Pour ne pas arranger son profil, il m'a expliqué qu'il avait déjà fondé 2 ou 3 autres associations du même genre par le passé, et qu'au jour d'aujoud'hui elles n'existaient plus...

 

Lors de ma première réunion avec eux je leur ai fait remarqué qu'ils utilisaient le logo d'une grande compagnie d'aliments pour animaux (Mars-Royal Canin-Waltham) ils m'ont demandé de leur dessiner un logo !!!

 

Je n'ai jamais fait le logo... mais j'ai participé à deux journées de stérilisations. En fait les gens amènent leur "chien des rues" et nous le stérilisons, vaccinons contre la rage et vermifugeons, gratuitement. 

 

075 Salle de préparation

Salle pré-opératoire

 

 

Les conditions d'hygiène laissent bien sûr largement à désirer mais tous les chiens semblent s'en sortir très bien. Et les vétos se donnent quand même la peine de faire des injections contre la douleur, et des antibiotiques...

 

076 Lavage chirurgical des mains

 

Lavage "chirurgical" des mains, et des instruments, avec une eau appellée ici potable. Mais, le soucis, c'est qu'ici potable veut juste dire "courante" car il n'y a absolument aucun traitement pour la rendre réellement potable.... En clair, dans cette eau il y a peut être bien une méchante bactérie... qui se retrouvera dans le chien pendant l'opération !!

(on est loin des conditions stériles européennes !!!)

 

 

077 Salle de chirurgie

 

 

 

 

Salle de chirurgie (vous pourrez également admirer les lampes de bureau qui servent de scialytiques...)

 

079 Salle de réveil

 

 

 

 

 

 

Salle de réveil : chaque propriétaire surveille son propre chien

 

 

 

 

 

 

Malgré tout, j'ai aimé travailler avec des vétos guatémaltèques, partager avec eux leurs techniques (comme faire des ligatures avec un serre-fil en plastique...) et leurs enseignements. L'équipe de bénévoles qui vient lors de ces journées est super motivée, dynamique et veut tout faire pour améliorer le bien-être des chiens des rues.

 

 

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