Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 20:02

LE 13 MAI

 

Dernier jour à Rio, et au Brésil....

 

Notre choix se porte vers le quartier Santa Teresa : juchées sur une colline les rues pavées et les anciennes villas sont le reflet d’une autre époque.

 

127 Rio santa teresa

 

Nommé d’après le couvent carmélite fondé en 1750, le quartier était au 19ème siècle huppé et résidentiel. Dans les années 1960-70 les hippies et les artistes ont donné un second souffle au quartier et aujourd’hui, le quartier résonne toute l’année de festivals et de fêtes de rues improvisées.

125 Rio santa teresa

Malheureusement, l’an dernier le « bonde » (le tram du quartier) a été accidenté, entraînant des blessés et des morts, et l’arrêt du tram… les investigations sont encore en cours ! Dans tout le quartier il y a des affiches réclamant le retour du tram car les rues sont assez pentues et aucun autre moyen de transport efficace de remplacement n’a été mis en place… Et en plus, le « bonde » constitue une attraction touristique notable du quartier…

126 Rio santa teresa

Nous avons apprécié l’atmosphère de ce quartier agréable et paisible  qui présente aussi l'avantage notable d'être sur les hauteurs mais la pluie se mêlant de la partie, nous avons fait au plus vite et la visite aura été un peu écourtée !

123 Rio santa teresa

124 Rio santa teresaVue sur le centre-ville et la Cathedrale Metropolitana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vue sur une des nombreuses favelas plantées au milieu de la ville

 

 

... du coup pas de plage pour finir la journée car il pleuvra sans cesse jusqu’à notre départ, en soirée !

 

Pour se consoler du mauvais temps, nous savourons des suchis dans un resto japonais d’Ipanema (Repéré hier soir ) et en dessert Natalie teste une autre spécialité brésilienne, qu’ils pensent française…cherchez l’erreur ! : un « petit gâteau » (en brésilien dans le texte) : c’est en fait un fondant au chocolat à tomber, accompagné, ici d’une glace un peu piquante qui se marie très bien au chocolat…miam, miam !

 

Détrempés nous rentrons à l’hôtel attendre l’heure du départ…

 

Par manque de temps, nous n’aurons pu qu’apercevoir les quelques merveilles de Rio (cette fois même Nat est d’accord avec mon point de vue pas toujours objectif…).

Nous aurons en particulier manqué : la visite du jardin botanique, du parc de la Tijuca, du quartier de Nitéroï (en face de Rio, de l’autre côté de la baie), du quartier Barra da Tijuca (le plus chic de Rio). Et nous n’avons pas eu le temps de boire une noix de coco au bord de Copacabana ou de profiter d’un jour à la plage avec ses dizaines de vendeurs ambulants, ses joueurs de foot-volley (même règle qu’un beach volley mais sans les mains (comme au foot) !!!!) et ses bikinis (au final, nous ne nous serons même pas baignés à Rio :-(… )

 

A l’aéroport l’enregistrement est laborieux, comme d’habitude avec notre billet tour du monde. Nous pensons que nous n’avons que le numéro de dossier Iberia (qui était notre première compagnie, et qui est donc celle qui « gère » notre dossier) et que du coup quand on monte dans un vol American Airlines, ou LAN les systèmes d’enregistrement automatiques ont bien du mal…

Enfin, avec de l’aide nous enregistrons, répondons aux questions américaines à savoir si on n’a pas une bombe dans notre sac, mis par nous-même ou quelqu’un à notre insu (comment on le saurait ???) et nous déposons nos gros sacs à dos…

 

Nous resterons fidèles à nos traditions, à savoir de manger un fruit exotique à l’aéroport (au Cambodge ce fut un Dragon Fruit et à Sao Luis une mangue) : cette fois encore, une mangue !!

 130 Rio-aéroport

Au revoir Rio, au revoir le Brésil et ses magasins de jus de fruits à tous les coins de rues, ses gens si souriants et accueillants, ses fruits amazoniens qui n’existent nul part ailleurs et surtout ses paysages grandioses et si différents d’une région à l’autre…..

 128 Rio

Et c’est parti pour un Rio-Miami : 9 heures de vol. Par contre c’est un petit Boeing sans télé dans le siège devant…et, il n’y a pas à dire, la "bouffe" (il n'y a pas d'autre mot) d’avion d’American Airlines est ignoble !!!

Pour le petit déjeuner ils servent un petit pain grillé avec un espèce de bout de fromage égal à du caoutchouc, ni l’un, ni l’autre nous ne pourrons le manger !

 

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:59

 

LE 12 MAI

 

Ce matin, découverte du Centre et du quartier surnommé « cinelandia » en raison de nombreuses salles de spectacle et d’ultra-modernes (pour l’époque…) cinéma. Nous étions venus dans ce quartier principalement pour venir voir le très joli Teatro Municipal.

104-Rio Centre historique

 

103-Rio Centre historique

 

102-Rio Centre historique

 

Mais juste devant, sur la place Floriana, nous sommes tombés sur une exposition de  Yann Arthus Bertrand et nous avons pu admirer les toujours très belles photos de « La Terre vue du ciel ». Il exposait quelques photos du monde, et une série sur Rio.

 

105-Rio Centre historique-exposition Yann Arthus Bertrand

 

 

Le quartier est juste accolé au centre-ville (centre d’affaire moderne et essentiellement constitué de hautes tours de bureaux) mêlant immeubles modernes et bâtiments anciens.

 

104-Rio petrobras tour

 

Quelques blocs plus loin, nous passons devant la « Tour Petrobras » devenu l’un des symboles de la ville et de l’architecture moderniste qui a fleuri au Brésil. Comme son nom l’indique, la tour est le siège social de la compagnie pétrolière locale. Elle vient d’ailleurs de découvrir récemment une réserve très importante de pétrole au large de Rio mais dans des conditions difficiles (4000 m de fond). L’annonce de la découverte a  propulsé en quelques jours Pétrobras parmi les 5 plus grands groupes pétroliers mondiaux.

 

 

 

 

 102-Rio Cathedral

 

 

 

Mais surtout, juste devant, se trouve la « Catedral Metropolitana » inaugurée en 1976 avec une structure très particulière. Sa forme extérieure représente symboliquement une pyramide Maya (ou Inca ou je ne sais quoi…). Vue de l’extérieur, elle fait un peu bizarre et incongrue dans le paysage de grands buildings qui l’entoure, mais c’est de l’extérieur qu’elle est la plus impressionnante avec sa forme inhabituelle, son volume et surtout ses vitraux de plus de soixante mètres de haut.

 

 

 

102-Rio Cathedral102-Rio Cathedral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu plus loin, nous finissons notre tour à Lapa, et les arches de son viaduc, de jour cette fois… du coup tous les bars de la veille sont fermés, et les restes de la fête encore visibles donnent une impression assez « glauque » de l’endroit très festif et agréable de la veille…

 

105 Rio Lapa

 

106 Rio Lapa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, le quartier recèle également un autre trésor de Rio : un escalier…… mais plus qu'un simple escalier !!! C’est devenu une véritable œuvre d’art  en mutation constante, depuis que le chilien (un peu fou quand même….) Calderon, a décidé de couvrir les 215 marches de mosaïques colorés. On peut encore lui envoyer une faïence qu’il promet d’inclure dans les marches, à la place d’un morceau de son œuvre qu’il promet de vous renvoyer en échange !

 

 110 Rio Lapa

 

109 Rio Lapa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

108 Rio Lapa

 

 

107 Rio Lapa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 6 semaines au Brésil je (Natalie) me décide enfin à tester un plat national : la feijoada, plat de viande et haricots accompagnés de choux vert, riz et farofa (farine de manioc). Dis comme ça, on dirait tous les autres plats mangés jusqu’à là mais celui-ci sera littéralement im-man-geable !! Pas assez de haricots, viande super grasse avec quelques vaisseaux attachés (berk, berk, berk !) et le choux dégoutant129 Rio- Feijoada

Alex : pour en avoir goûté un peu dans son assiette, je confirme qu’elle n'était vraiment pas bonne !! C’est dommage parce que c’est un plat qui est généralement fait uniquement le samedi (parce qu’il est aussi long à faire qu’à digérer parait-il….) et qui est originaire de Rio…. Et j’en avais déjà mangé des tout à fait bonnes… La pauvre Natalie n’a pas de chance !!

 

 

A la base, nous  devions être de retour à 14H30 près de l’hôtel pour récupérer notre linge à une laverie… mais au final elle aura du retard et on règlera la partie « logistique » de la journée vers 16 heures…

 

Juste le temps de monter au deuxième symbole de Rio : le pain de sucre.

111 Rio Pain de sucre

 

 

Deux téléphériques successifs mènent au sommet, à 396 mètres d’altitude.

115 Rio Pain de sucre

 

 

112 Rio Pain de sucre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier monte jusqu’au Morro de Urca, à 220m, d’où partent les hélicoptères des excursions de survol de la ville.

113 Rio Pain de sucre

 

Du pain de sucre à proprement parlé la vue s’étend sur la ville jusqu’au Christ, à l’ouest, et la plage de Copacabana, au sud.

Vu d’ici, la ville semble littéralement couler entre les Morros. C’est sans doute l’une des plus belles vues de Rio !!!

 

116 Rio Pain de sucre

117 Rio Pain de sucre114 Rio Pain de sucre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous essayerons d’admirer le coucher de soleil derrière les nuages, et apprécierons les lumières de la ville qui s’illumine progressivement.

Cette dernière soirée à Rio s’annonce tout à fait romantique…

118 Rio Pain de sucre119 Rio Pain de sucre

 

 

Pour fêter ce dernier soir, il faut aller boire une dernière caïpirinha sur une plage de Rio, faut répondre au moins une fois au cliché ! Nous choisirons une fois de plus Ipanema et sa plage tranquille. (Copacabana, quoi que plus proche de notre hôtel, est réputée dangereuse une fois la nuit tombée…)

 

121 Rio Ipanema

 

Et pour dîner nous décidons de nous rattraper du minable déjeuner en choisissant un resto bondé qui sert de la bonne nourriture ! Un resto très local, puisqu’il sera mexicain !!! (on prépare notre estomac à notre arrivée prochaine au Guatemala…)

 

122 Rio Ipanema

Vinicius de Moraes, le co-auteur de la chanson " a Garota de Ipanema" l'aurait écrit à la terrasse de ce café. Cette chanson reste aujourd'hui encore la bossanova la plus connue au monde

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:25

LE 11 MAI

 

Atterrissage à 9 heures à l’aéroport international de Rio, et arrivée à l’hôtel à 11 heures…

Même pas le temps de se doucher, on part à l’assaut de la ville : nous n’avons que jusqu’à après demain soir pour découvrir une si grande ville !

 

Premier arrêt : un des symboles de Rio : LE CHRIST

L’ascension jusqu’au sommet du Corcovado (mont de 720 mètres d’altitude sur lequel est construit le monument) est longue, sinueuse et au milieu… d’une forêt tropicale… !!... Et oui, en plein cœur de Rio, tout autour du Corcovado se trouve une forêt tropicale, reste de l’ancienne « Mata Atlantica » qui recouvrait toute la région. La « Floresta da Tijuca », c’est son nom, est la plus grande forêt urbaine du monde et est un lieu hautement prisé par tous les joggeurs Cariocas (et ils sont nombreux !!) et les familles qui viennent y pique-niquer le dimanche. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de l’explorer mais nous aurons au moins pu l’apercevoir en montant voir le Christ.

 

097-Rio Le christ

 

La statue, de 33 mètres de haut, est l’œuvre d’un sculpteur français et d’un ingénieur brésilien. A l’origine, sa construction était la volonté d’un groupe religieux et devait représenter une croix avec le christ sur un bras et le monde sur l’autre…après réflexion, cela deviendra un christ avec les bras en croix voulant enserrer la ville de Rio pour la protéger. Mais ni le groupe religieux, ni la ville n’avait l’argent pour construire le monument, c’est donc grâce à un appel aux dons auprès de tous les Cariocas (habitants de Rio) que les travaux ont pu être financés et réalisés en 1931.

Plus récemment, d’énormes travaux de restauration de la statue et d’amélioration de la structure d’accueil des touristes ont été réalisés augmentant largement sa fréquentation.

Alex a beaucoup réfléchi sur comment organiser et rentabiliser le mieux possible le peu de temps à Rio et s’il a choisi cet endroit en premier, c’est que le Christ domine l’ensemble de la ville. Cela permet de donner une idée de la géographie si particulière de la ville et de mettre un nom sur les différents quartiers.

 

093-Rio vue depuis christ

 

 

 

 

 

Quartier du jardin botanique et de la Gavea

 

 

094-Rio vue depuis christ

 

 

 

 

Quartier de la Lagoa, d'Ipanema et de Leme

 

 

 

 

095-Rio vue depuis christ

 

 

 

 

 

 

 

Quartier de Copacabana (à droite), le Pão de Azucar et le quartier de Botafogo

 

096-Rio vue depuis christ

 

 

 

 

 

 

Le centre et au loin les quartiers d'habitation de la ville

 

 

 

 

 

 

 

En effet, si la « Cidade Maravilhosa » (Ville Merveilleuse) porte aussi bien son surnom, c’est avant tout grâce à sa géographie : installée au bord de l’une des plus belles baies du monde, la ville est parsemée de « Morros » (Sortes de collines abruptes de 300 à 400 m en moyenne) qui découpent la ville en quartiers aux noms qui laissent aussi rêveur que Copacana, la marina de Botafogo ou la plage d’Ipanema…

 098-Rio vue depuis christ

 

Nous finirons d’ailleurs notre journée sur la plage de Ipanema, l’un des quartiers les plus chics de la ville, à regarder le coucher du soleil.

 

100-Rio Ipanema101-Rio Ipanema

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        O Morro dos Irmoes (le Morro des 2 frères)

 

 

 

 

099-Rio- bus

Dans le bus du retour, nous avons au passage pu voir l’ampleur d’une institution brésilienne : les « Tele Novelas ». Ces séries, genre Feux de l’Amour, captivent littéralement les Brésiliens qui ne rateraient pour rien au monde un épisode. A la différence des Feux de l’Amour, chaque série dure 6-8 mois avant d’être remplacée par une nouvelle histoire et lorsque le dénouement d’une série approche, cela devient le sujet quasi exclusif des discussions de comptoir ou de bureau !! Et donc, savoir ce qui s’est passé dans le dernier épisode de la « tele novela » est tellement essentiel que même les bus de Rio ont un écran de télé pour afficher le résumé du dernier épisode pour le malheureux qui n’aurait pas pu être devant sa télé à l’heure H.

 

Ce soir nous espérions revoir Magalie, croisée à Chapada Diamantina mais malheureusement c’est son dernier soir au Brésil et elle est débordée…. Mais une solution de rechange s’est très vite présentée à nous…

 

De retour à l’hôtel, nous rencontrons beaucoup d’autres voyageurs autour de la boisson d’accueil offerte par l’hôtel (une caïpirinha bien sûr) : canadiens, allemands, suisse, australiens, américains,… nous décidons de partir tous ensemble passer la soirée dans le quartier des bars de Rio (Lapa). L’hôtel nous avait parlé de groupes de musique dans la rue et boissons gratuites pendant deux heures !!!! Au final, les boissons gratuites n’étaient disponibles que dans une boite de nuit… où il fallait payer l’entrée… et il n’y avait pas vraiment de musique dans la rue….mais le quartier était quand même bien animé ! Les rues étaient pleines de gens, essentiellement locaux, venus s’amuser dans une ambiance bon enfant ; et de nombreux bars passant un peu tous les styles de musique. Nous avons passé la plupart de notre temps à simplement déambuler dans les rues et à profiter de l’ambiance…

Après 2 ou 3 heures, vers 1 heure du matin, la fatigue se faisant sentir nous décidons de rentrer sagement…

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 00:00

11 Mai

 

Arrivés à Manaus vers 18 heures, la première chose que nous faisons c’est bien sûr de nous changer avant de partir découvrir un peu la ville, de nuit.…

Avec notre bateau qui est arrivé avec un jour de retard, nous nous retrouvons finalement avec très peu de temps à Manaus puisque nous reprenons l’avion dès ce soir.

 

Globalement la ville est relativement moderne (dans la moyenne du Brésil) mais très moche. Elle a connu un boom économique fulgurant grâce au caoutchouc au milieu du XIXe siècle mais qui n’aura duré qu’une cinquantaine d’années. Juste le temps de se faire piquer une graine d’hévéa (sal#$% ! d’Anglais…) et que les plantations d’Indonésie se développent… Depuis la ville souffre d’un marasme économique chronique expliquant le développement désordonné et sans beauté de la ville.

De la période prospère, il reste quand même le « Teatro Amazonas » : opéra mondialement reconnu (lorsque nous étions là, se déroulait un festival international d’opéra…) construit en 1896. A cette période, la prospérité était telle que tous les matériaux et artisans nécessaires à la construction ont été importés d’Europe (marbre d’Italie, acier d’Angleterre, tuiles d’Alsace et mobilier français !!).

088 Manaus

Comble de l’opulence, la route devant l’opéra est faite à base de caoutchouc pour que lors des représentations, les retardataires ne fassent pas trop de bruit en arrivant avec leur voiture !!

 

 

Aujourd’hui, le théâtre est toujours aussi impressionnant et la place et les quelques rues autour sont bien agréable et constitue sans aucun doute le point le plus intéressant (et le seul que nous verrons…) de la ville.

 085 Manaus083 Manaus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

084 Manaus

 

 

Ce soir, nous essayons un « rodizio » de pizzas près de l’opéra : pizza à volonté, avec des serveurs qui se succèdent à notre table pour nous proposer une part de pizzas ; au final, toute la carte y sera passée !…même principe qu’une churrascaria (cf article sur Curitiba…). C’est l’occasion de goûter des parfums originaux, et surtout des pizzas sucrées !?! Une bonne pizza au chocolat ! ou mieux : chocolat bananes ! ça ne vous tente pas ? Et ben nous avons goûté pour vous (enfin surtout Natalie…)…. Et vous ne loupez rien ! C’est tout aussi écœurant que ça en a l’air ! 

 

Sinon, une autre particularité de la ville est qu’elle est complètement isolée du reste du monde(!?). La seule route goudronnée qui quitte la ville se dirige vers le Nord et la frontière avec le Venezuela. Du coup, tout ce qui est consommé ou utilisé dans la ville est soit fabriqué sur place, soit importé en remontant l’Amazone (!!). Lorsque nous sommes arrivés en bateau, nous avons pu constater ce que, dans ce contexte, la logistique d’une ville de 1,7 millions d’habitants peut représenter !!

 

A l’écart de la ville, se concentre une quantité impressionnante d’usines (dont au moins une usine pétrochimique !!) permettant de fabriquer sur place plutôt que d’importer…

 DSC01937.jpgDSC01938.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Venez respirer l'air pur de l'Amazonie...

 

Et même comme ça, le port de fret stocke des milliers (millions ??) de containers attendant d’être déchargés ou de repartir le long du fleuve.

 DSC01939.jpgDSC01940.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais nous n’avons pas le temps (si c’est pas malheureux…) d’explorer davantage la ville…

Ce soir, sera encore une courte nuit : notre avion pour Rio décolle à 4 heures du matin… nous n’aurons qu’un peu de sommeil dans le hall de l’hôtel, un peu à l’aéroport et un peu dans l’avion…

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 02:33

9 et 10 Mai

 

LE 9 MAI

 

Aujourd’hui commence notre découverte de la forêt « non inondée ».

 

DSC02068

 

Mais histoire de bien commencer la journée : lever à 5h du matin pour aller voir le lever du soleil..... dans les nuages....

Mais même comme ça, la forêt qui se réveille est bien jolie !

DSC01968DSC01969DSC01974

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

notre lodge vu depuis la rivière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un dauphin venu profiter du lever de soleil avec nous...

 

 

 

 

 

 

A peine rentré, direction le petit déjeuner : bien se nourrir avant de partir :omelettes, crêpes, ananas (le plus sucré et savoureux qu’on ait mangé dans le pays), pain, jambon, fromage, thé, café…

Et là aussi nous sommes bien accompagnés !

DSC01989DSC02056

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un peu de bateau (forcément) nous entrons dans la forêt primaire pour une petite visite guidée des spécialités de la région :


 
- Des plantes médicinales, comme la plante qui est à l’origine de la Malarone. Notre guide a eu le palu 8 fois ! Et à chaque fois il va à l’hôpital de Manaus qui lui donne les médicaments gratuitement (car il est « local »), et il en guérit.

 

- Nous verrons aussi « l’arbre Vics » avec son odeur caractéristique que les indiens utilisaient déjà pour se faire des inhalations ou des applications pour soigner les douleurs musculaires (c’est du baume du tigre !)

 

- les cheveux de Bob Marley

 DSC01995DSC02104

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Un arbre à caoutchouc, cousin de celui qui a fait la richesse de Manaus jusqu’à ce qu’un anglais emporte une des graines de l’arbre et décide d’en faire des plantations énormes en Asie, faisant chuter le prix du produit, et mettant ainsi un terme à l’âge d’or du monopôle brésilien…

 

- Du repulsif naturel ( ! )

DSC02004

 

P1000854

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 : donner un grand coup dans l'arbre pour enerver tout le monde

2 : poser votre main sur la fourmilière pour qu'elles vous montent dessus

3 : frotter vous les mains les bras et/ou le visage pour ecraser les fourmis sur vous.

Un parfait anti-moustique !! (d'après le guide...) bien nécessaire dans la région.

 

- Un arbre qui fait du "lait" dont les tribus locales ont nourri leurs enfants...mais, en demandant au guide il ne pense pas qu'il y ait du calcium dans ce lait...à défaut de place disponible pour les vaches, on fait avec l'arbre du coin...

 

- Un arbre à encens, à la résine noire et huileuse que le guide utilisera pour allumer le feu le soir même

 DSC02014

 

- Des arbres fruitiers (avec des fruits qui n’existent qu’ici en Amazonie…)

 DSC02021P1000855

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Le bois « Pão Brasil » qui est un arbre au bois rouge que les indiens utilisaient pour faire une teinture et/ou se peindre le visage. Lorsque les Portugais découvrirent le Brésil, ils baptisèrent cette terre Terra da Verra Cruz et cet arbre fut le seul intérêt qu’ils trouvèrent au pays : ils l’utilisèrent pour la construction et la teinture rouge qui devint très vite particulièrement populaire en Europe. Ce bois était tellement important pour la région que le nom s'imposa finalement devenant le nom officiel de la nouvelle colonie.

 DSC02064

 

 

Après trois heures de marche instructive, retour au lodge pour le déjeuner, au cours duquel nous faisons la connaissance d’un nouveau compagnon : un finlandais, aussi blond que les épis et aussi blanc que les neiges scandinaves, il est au Brésil depuis 24 heures et va rester en Amazonie pour une dizaine de jours…

P1000851

Notre chambre 

 

En début d’après-midi nous partons donc, 4 touristes et deux guides pour la forêt. Au rendez-vous, pendant 3 heures, grands arbres, chaleur, humidité, moustiques, et bruits de la forêt.Nous verrons une grosse mygale, que le guide fera sortir de son trou, et la plus petite grenouille du monde ! Le guide verra au moins deux toucans… qui s’étaient envolés avant même qu’on lève la tête…

DSC02039DSC02044DSC02020DSC02012 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A défaut de réussir à voir les couleurs des toucans, nous nous rabattons sur des cibles beaucoup moins farouches mais tout aussi colorés :

DSC02028DSC02036DSC02008DSC02067DSC02070DSC02101

 

Arrivés avant la tombée de la nuit à notre camp, nous installons nos hamacs,...

P1000856

... préparons le feu,...

P1000857P1000865

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et le repas du soir…

DSC02073

 

sans oublier une cuillère et une assiette de la forêt chacun ! Les assiettes sont assez faciles à faire avec une grande feuille repliée et maintenue avec un fin bout de bois. Les cuillères quant à elles seront faites en Pão Brasil taillé à coup de machette.

Ça a l’air bien facile mais quand le guide nous propose d’essayer, seul Alex osera se lancer dans le maniement de la machette… Résultat : même pas une coupure (contrairement à ce que croyait Natalie… et ma maman, je le vois d’ici….) mais à peine 4 ou 5 petits copeaux de bois enlevés pendant que le guide fera les 5 autres cuillères. Pris de pitié, il me prendra ma « cuillère » des mains, histoire de lui donner une apparence convenable… (en pas plus de 30 secondes…)

DSC02071 

 

Notre guide nous prévient qu’il y a souvent des serpents autour de cet endroit, et de faire très attention lorsqu’on se déplace….vu ma (Natalie) chance (cf la vipère verte du Cambodge ou le serpent du lac de Chapada Diamantina), je ne bouge pas du tout du campement ! Hasard ou mesure de prévention appropriée, aucun serpent ne sera vu des trois jours J !

 

DSC02075DSC02077

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rassasiés après notre excellent repas (poulet et saucisses grillés au feu de bois et riz), nous nous installons (de nouveau !!) dans nos hamacs et nous nous endormons avec les bruits de la forêt pour nous bercer.

 DSC02079

 

 

LE 10 MAI

 

Malheureusement la nuit sera plus mauvaise que prévue.Beaucoup plus froide et humide que prévue… Mais étant réveillés une bonne partie de la nuit, nous avons pu apprendre que la forêt ne se tait jamais, les oiseaux de la journée laissant la place aux insectes et aux grenouilles dès le soir venu...

 

A peine levés, et avant le petit déjeuner, nous tentons d’aller voir des animaux au cours d’une marche d’une heure. Nous avons aperçu quelques queues de singe au loin, et fait connaissance avec un arbre utilisé par les indiens pour communiquer. Il est énorme et son tronc haubané sonne creux lorsqu’il est frappé. L’écho du coup porte très loin, ce qui permet aux personnes de communiquer à distance… le portable de la forêt en fait ;-) !

 

DSC02093DSC02096

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le petit déjeuner (œufs durs, biscuits secs, café et ananas) préparé par l’assistant guide pendant notre promenade, il est l’heure de rentrer. Nous repartons pour trois heures de marche jusqu’au lodge. Aucune difficulté, assez lente et sans dénivelé elle nous fatiguera quand même énormément à cause de la chaleur et l’humidité. En quelques minutes de marche, nous sommes trempés de sueur, les vêtements nous collent à la peau, le sac (pourtant presque vide) nous pèse et le bourdonnement des moustiques omniprésents nous exaspère.

 

DSC02032

Un animal se cache sur cette photo...à vous de le trouver....

 

 

 

DSC02046DSC02030

 

DSC02049

 

DSC02061DSC02103

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un arbre qui marche...

 

DSC02052

DSC02107 

 

 

 

Un arbre bien agressif : il pousse le long d'un arbre existant et jette régulièrement une "branche" qui vient s'enrouler autour de son voisin. Non seulement, cela lui permet de s'appuyer dessus pour grandir mais surtout de lui pomper son énergie. Le but ultime est de rattraper le malheureux voisin puis finalement de le tuer pour pouvoir prendre sa place.

 

 

 

 

 

 

Nous sommes ravis d’arriver au lodge, de prendre une douche froide et de pouvoir faire sécher nos affaires !!

DSC01991

 

Après le déjeuner, nous n’avons malheureusement pas le temps de profiter davantage de notre petit coin de paradis, il fautdéjà retourner à la ville.

Nous empruntons le même chemin qu’à l’aller, sauf que, assez chanceux pour ne pas subir la pluie dans la forêt, nous le serons beaucoup moins dans la barque et subirons pendant près de 30 minutes une pluie battante qui nous trempera jusqu’aux os ; une fois l’orage terminé, nous avons pu littéralement essorer nos vêtements !

Mais nous ne pourrons nous changer qu’à l’arrivée à Manaus, 3 heures de bus plus tard. Alors qu’il fait 30°C dehors, nous finirons le trajet toujours mouillés et frigorifiés par la clim trop forte du bus.

 

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:34

 

8, 9 et 10 Mai

 

LE 8 MAI

 

Après quelques coups de fil l’agence va réussir à faire en sorte que nous partions deux heures plus tard. Ce qui  nous laisse le temps d’aller petit déjeuner et aller un peu sur internet avant de repartir dans la « non civilisation » amazonienne…

 

Pour atteindre notre lodge dans la forêt nous embarquons d’abord dans un taxi, rejoints par une jeune brésilienne de Sao Paulo, direction le terminal de bus de Manaus. Là, nous retrouvons notre guide pour les trois prochains jours. Après 3 heures de bus, nous enchaînons avec une heure de bateau et arrivons dans un petit paradis (encore un…) isolé au milieu de la forêt, au bord d’un affluent de l’Amazone : le Rio Urubu.

 

DSC01943

 

Il y a deux types de rivières qui rejoignent l’Amazone : les noirs et les blancs. Les noirs doivent leur couleur aux tanins et aux résidus organiques provenant de la végétation qui s’y décompose (comme dans le parc de Chapada Diamantina pour ceux qui suivent…) ; comme l’eau y est plus acide, les larves de moustiques ont du mal à se développer et du coup il n’y a pas de moustiques sur l’eau, ni dans le lodge !!

Les rivières blanches, elles, viennent des glaciers de la Cordillère des Andes et se chargent de limons et de résidus sablonneux ce qui leur donnent une allure trouble et boueuse de couleur beige claire… Eux par contre, sont particulièrement propices à la multiplication des moustiques…

 

Nous avons choisi notre excursion en fonction de ce qui était proposé, de la sympathie de l’agence (sur Internet et par mail)… et il se trouve que c’est un rio noir, et que ce lodge est le seul situé sur ce rio !!

 

DSC01947

Arrivée au lodge

 

P1000818

Bébé singe "tombé du nid", en convalescence au lodge

 

A peine arrivés, les sacs posés dans les petits bungalows individuels, nous déjeunons : riz, poulet, salade et fruits en dessert. C’est copieux et très bon ;) et c’est bien agréable de manger autre chose que les plats du bateau… Un bon repas, une chambre personnelle, avec salle de bain privée ! c’est un vrai luxe après 5 jours en hamac dans un « dortoir » de 50 personnes…

 

P1000817

Salle à manger

 

Pas le temps de se reposer, nous prenons une barque, à rames (une chacun), pour aller explorer la forêt inondée.

 

P1000827

 

Nous sommes à la saison des pluies, et la rivière fait 9 mètres de profondeur et à envahie toute la forêt alentour. A son minimum, elle ne fait qu’un mètre de profondeur et reste dans son lit d’à peine 3 mètres de large !

DSC01945

 

En fait, la saison des pluies a été terrible cette année et il ne manque que 20 cm pour atteindre le niveau record de 2009 ! Et il reste encore plus d’un mois avant la fin de la saison des pluies !! (2 crues historiques en 3 ans, certains y voient les effets du réchauffement climatique…)

 

Du coup, nous naviguons un peu au milieu de l’eau puis entre les arbres pour essayer de voir des animaux. Nous verrons quelques oiseux et un paresseux au loin (il ressemblait à une termitière au bout d’une branche, vu depuis notre bateau pour être exacte).

 

DSC01949

 

 

Comme nous  découvrons la première fois de notre vie une forêt inondée, nous sommes fascinés de passer la barque entre les arbres, et au-dessus de palmiers…

 

P1000829

 

 

P1000833

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les forêts inondées sont un écosystème bien particulier constitué d’espèces d’arbres capable de passer 4 ou 5 mois successifs « les pieds dans l’eau » sans que leur bois ne pourrisse ou ne s’abime… Les jeunes arbres passent même l’ensemble de la saison des pluies complètement immergés, leur tête venant frôler la coque de notre barque lors de notre passage !

 

Cet après-midi-là nous pêcherons, avec beaucoup de mal, un piranha chacun. En effet, ces bêtes ont beau être très voraces, du coup, faciles à attirer avec un petit bout de viande au bout d’un hameçon, elles sont très, très, douées pour grignoter la viande autour de la pointe de l’hameçon sans se faire choper…  Ce fût une expérience très distrayante, et assez frustrante par moments.

 

P1000831

P1000832

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chacun de nous a pu  rire de son collègue qui pensait remonter un poisson mais qui, une fois, la canne sortie de l’eau, ne trouvait rien du tout au bout, même plus de bout de viande !!

 

P1000844 

 

Nous avons passé plus de temps à nourrir les poissons qu’à les pêcher à vrai dire…heureusement qu’ils n’allaient pas être les seuls constituant de notre repas du soir !

 

P1000849

 

En fin d’après-midi, nous verrons quelques dauphins d’eau douce, mais moins bien que sur l’Amazone…et le coucher de soleil depuis l’eau, au-dessus du lodge…

 

DSC01957

 

Retour au lodge, les fesses et les bras assez endoloris (enfin, ça dépend de qui, car la Brésilienne qui nous accompagnait, a passé plus de temps à nous regarder donner des coups de rame qu’à ramer) par la barque nous savourons une excellente caïpirinha, suivie d’un barbecue, miam, miam !

Nous mangeons également le produit de la pêche : c’est un poisson très osseux avec pas grand-chose à manger en plus ! Difficile à pêcher, pas très grand et avec rien à manger, c’est vraiment un poisson pour les touristes !!

 

Après le diner nous reprenons la barque pour essayer de voir des caïmans… Seul petit problème : les caïmans passent la majorité de leur temps sur un banc de sable ou de terre au bord de l’eau et à cette saison, la terre ferme est bien loin au fin fond de la forêt inondée. Malgré les efforts de notre guide et de sa machette, notre bateau n’arrivera pas à se faufiler jusqu’au rivage…

 

DSCF5014

 

nous aurons vu 0 caïman, 2 grenouilles et 1 phasme…

 

DSC01963

 

Nous rentrons bredouille mais ravi de retrouver un lit bien douillet… Il faut prendre des forces car demain, nous partons nous enfoncer pour 2 jours au cœur de la jungle amazonienne…

 

DSC01964

 

 

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:56

2 au 7 Mai..;ah, non, au 8 Mai

 

Nous voilà donc parti sur l’Amazone pour 5 jours de bateau au milieu de forêt.

 001 Bélem

Bye bye Bélem....

 

Nous (Alex : moi en tout cas…) étions un peu inquiet de savoir comment nous allions occuper 5 longues journées mais finalement, à 14 km/h, la vie prend un autre rythme, calme, paisible, bien, bien, loin de l’agitation de la vie française !!

 

Notre principale attraction sera naturellement la forêt et le majestueux Amazone. Loin d’être aussi monotone que nous le pensions, le paysage change régulièrement…

 

011 l'Amazone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

006 l'Amazone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Amazone d’abord, même s’il n’est que le deuxième plus grand fleuve du monde, derrière le Nil, il est de loin celui avec le plus grand débit : son débit est plus important que la somme des débits des 7 autres plus grands fleuves du monde (Nil, Yangtsé, Mississipi, …)  !! Nous le constaterons tous les jours aussi bien par sa largeur (qui aura toujours été de plusieurs kilomètres), que par son débit ou sa profondeur (quelques 50m ( !!! ) à  certains endroits d’après le sonar du bateau).

 

Mais l’une des choses les plus frappantes est la myriade d’îles et de bras qui le compose, au point que le bord du fleuve que nous suivons depuis plusieurs heures se révèle régulièrement n’être qu’une île cachant une autre étendue d’eau.

 

L’Amazone est partout, omniprésent et infini aussi bien devant et derrière nous que derrière l’île que nous voyons à notre droite ou derrière ce qui semble être une côte (mais n’est en fait qu’une autre île) loin à notre gauche. Seul le capitaine est capable de s’orienter dans ce labyrinthe bleu et vert.

 

010 l'Amazone

 

Et pour rajouter encore à cette immensité, la saison des pluies a provoqué la montée du fleuve qui déborde maintenant de son lit habituel pour aller inonder la forêt (des fois sur plusieurs kilomètres) mais aussi les pâtures et les maisons des quelques habitants du fleuve. Toute une partie d’une des villes que nous passerons est d’ailleurs complètement inondée et a dû être provisoirement abandonnée.

 

013 l'Amazone

 

La forêt en elle-même a aussi varié de jour en jour. Au début, elle était riche en palmiers, qui avaient disparus au 2ème jour laissant place à des arbres plus hauts, le 3ème jour nous avons fait une longue pause à Santarem et le 4ème jour les paysages étaient très inondés.

 

002 l'Amazone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

004 l'Amazone

 

 

 007 l'Amazone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons la chance de faire le circuit dans le bon sens car, pour remonter le fleuve, le bateau se met sur les côtés afin d’éviter les courants trop forts nous permettant ainsi de profiter du paysage. Dans l’autre sens, au contraire, le bateau se met bien au centre du fleuve pour profiter du maximum du courant et nous nous serions retrouvés  à plus d’un kilomètre du bord de l’eau... de chaque côté !

 

 

 

Par contre, même si des bruits d’oiseaux se font régulièrement entendre, la plupart des animaux restent bien cachés dans les feuillages (et nous avons été bien content de ne pas apercevoir de moustiques…).

Heureusement, d’autres voyageurs nous avait prévenus de ce phénomène alors nous avons été ravis de voir quelques oiseaux (surtout des échassiers genre aigrette) mais aussi des vols de perruches à la tombée de la nuit, et quelques vaches les pieds dans l’eau…

Mais l’animal le plus surprenant aura sans aucun doute été l’imphotographiable dauphin rose et gris !! Ce petit dauphin endémique de l’Amazone et à l’origine de plusieurs légendes indiennes aura montré sa nageoire et un petit bout de son dos à 3 ou 4 reprises pendant le trajet mais de façon beaucoup trop furtive et imprévisible…

 014 l'Amazone

Regardez bien la petite tâche rose et grise au centre...

 

 

Contrairement au Mékong, qui était un fleuve littéralement « vivant » avec vraiment beaucoup de bateaux et de personnes sur le fleuve en permanence, ici les habitations se font beaucoup plus disparates et les bateaux croisés sont moins nombreux. Mais on comprend très vite cette différence en voyant l’isolement de l’Amazonie et la taille du fleuve…

 

Néanmoins, jusqu’à Santarem (2,5 jours), il y avait régulièrement des « villages » au bord de l’eau ou pour le moins quelques maisons, et des gens qui s’approchaient en barque lors de notre passage.

008 l'Amazone

 

Et nous avons été surpris de voir des passagers jeter par-dessus bord des sacs en plastique (contenant, on suppose, des vêtements par  exemple) que les barques s’empressaient de récupérer. Un bon (mais surprenant) moyen de donner une deuxième vie aux affaires que l’on ne veut plus ou dont on n’a plus besoin…..

 

Il y a également quelques barques à moteur qui viennent à la rencontre de notre bateau et qui viennent s’accrocher à l’arrière (!!). Les 2 ou 3 personnes de la barque montent alors sur notre bateau avec leur chargement (par exemples des crevettes) pour nous le vendre. Lorsque leur stock est épuisé, ils décrochent leur bateau et repartent regagner leur maison.

 

017 l'Amazone

 

 

Mais, comme chez nous, le fleuve, l’autoroute de l’Amazonie est principalement utilisée par des camions ( ! ) et des transports de marchandises ! et ici le transport ne se fait pas avec un camion mais plutôt avec une vingtaine de camions ( !!! ) sur de grandes barges. L’essentiel du ravitaillement de Manaus et de Santarem se fait grâce à elles !

003 l'Amazone005 l'Amazone 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les autres plus petites villes, le ravitaillement se fait grâce… à notre bateau !! A chaque arrêt (8 au total jusqu’à Manaus), le ballet des marchandises reprend, déchargeant le ravitaillement emporté depuis Belém, rechargeant des marchandises qui seront vendus plus loin. Chaque arrêt dure une demi-heure pour les passagers plus  2 à 5 heures pour les marchandises.

 

 

 

012 l'Amazone

 

 

016 l'Amazone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant ce temps, les vendeurs ambulants envahissent le bateau. Bien pratique pour se ravitailler en biscuits, fruits, eau de coco ou chips de bananes ! ça permet aussi de faire quelques essais culinaires originaux, comme ce fruit inconnu, soit disant très riche en vitamine C et dont la chair (entourant une graine) a un goût acidulé, un peu comme un bonbon…

020 l'Amazone 

 

Ces pauses sont souvent plus longues que prévues et, au troisième jour, en arrivant à Santarem, nous avons déjà 8 heures de retard !!

Alors, lorsque les membres d’équipage ne nous annoncent que deux heures de pause à Santarem,  nous pensons que cette escale, plus courte qu’à l’habitude (d’autres voyageurs nous avaient parlé de 8 à 12 heures !), devait nous permettre de rattraper le retard….

 

 

015 l'Amazone-Santarem

Santarém

 

Le port étant à 2km du centre-ville, nous avons pris un taxi (!) pour gagner du temps et aller manger en ville avant d’aller faire quelques courses… mais ne trouvant pas de magasin nous sommes rentrés bredouille mais à temps… tout ça pour réaliser que l’arrêt sera finalement de plus de 5 heures….

En fait, l’équipage voulait que les passagers soient rentrés assez vite pour pouvoir être tranquilles pour charger les calles du bateau…

Au lieu de rattraper notre retard, celui-ci s’aggrave encore… et il ne sera jamais rattrapé, bien au contraire !

 

 

Pendant que les jours s’écoulent, nous prenons un petit rythme :

 

6h du matin coup de sifflet pour annoncer le petit déj. Généralement, nous sautons cette étape et nous rendormons pour quelques heures de plus.

 

Et c’est seulement vers 8h-9h, nous nous levons. Petite toilette, puis nous prenons notre petit déjeuner (grâce à notre stock de fruits) en regardant le paysage. Dès 9h, il fait déjà trop chaud pour être sur le toit et nous cherchons un petit coin protégé pour nous installer.

 

11h, c’est l’heure du déjeuner (!), cette fois nous allons chercher un plat (cf article précédent) que nous partageons (vu notre activité intense, généralement un plat pour deux suffit…).

 

L’après-midi, nous nous réfugions dans notre pont qui est agréablement climatisé et nous installons dans notre hamac (Natalie en aura profité pour faire une quarantaine de sudoku et lire tout le guide du Guatemala. Pendant ce temps, Alex aura lu un livre et demi…).

C’est également le moment de faire quelques parties de cartes avec les autres touristes ou une partie d’échecs.

 

018 l'Amazone

Jeux de l'après-midi

 

A 17h, direction le toit du bateau pour profiter du paysage et de l’air qui se radoucit. Même si nous montons tous en ordre dispersé, nous finissons toujours par tous nous retrouver sur le toit et à prendre une bière en regardant la nuit tomber.

 

Le soir est quant à lui réservé aux discussions et aux jeux (de cartes et d’autres) et généralement vers 22h : au lit.

019 l'Amazone 

 

 

 

Jeux du soir...

Le but : empiler les cartes chacun son tour, sans faire tomber les autres et en faisant dépasser 3 coins sur quatre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’avant dernier jour (théorique) nous apprenons que nous avons maintenant 14 heures de retard et que l’arrivée serait prévue le 8 Mai vers 8h du matin, au lieu du 7 Mai à 17h….

 

Nous nous « inquiétons » pour le tour de trois jours que nous avons déjà réservé dans la forêt amazonienne, et qui doit partir dès le 8 Mai au matin… mais ne pouvant pas y faire grand-chose nous essayons d’apprécier encore un coucher et un lever de soleil sur l’Amazone (ça sera d’ailleurs le seul coucher vraiment appréciable car sans nuages de tout le trajet !)

 

009 l'Amazone

 

Réveil au sifflet, une fois de plus pour ce dernier jour, et lever de soleil avec Manaus en vue !!! L’arrivée est proche !! ,  et on se dit que peut être que notre excursion ne tombera pas à l’eau !!

 

Ravis de décrocher nos hamacs et de dire au-revoir à nos compagnons de voyage nous quittons le bateau pour arriver à l’agence de voyage…. 30 minutes après le départ théorique du tour….

 

Mais comme on est au Brésil, tout va s’arranger !

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:33

Du 2 au 8 Mai

 

Embarquement le 2 Mai à 15h pour 5 jours de croisière avec un départ prévu à 18h….

159 Bélem Hidrovaria

Hidroviaria = gare fluviale

c'est rigolo de regarder les gens se préparer, certains sont juste avec un petit sac (comme s'ils rentraient du travail ou des courses !!) et d'autres déménagent carrément toute leur maison

 

Finalement nous embarquerons vers 17h pour partir…. vers 23 H.

 

DSC01806-copie-1.jpg

Pendant ce temps nous avons pu assister au chargement de plusieurs tonnes de tomates, oignons, riz, croquettes pour animaux, boites au contenu inconnu,…

162 Bélem chargement du bateau

D’après nos calculs, il y avait 630 cagettes de tomates sur le camion, ce qui fait entre 3 et 6 tonnes de tomates ! Toutes portées par deux hommes du camion à la passerelle  menant au bateau !!! … et ce durant plus de 5 heures et plus de 10 camions… pendant ce temps, nous, nous buvions une bière sur le pont !

 

Le bateau est grand mais pas non plus immense avec 2 ponts de hamacs, quelques cabines, un bar/cafétéria/épicerie à l’arrière, et un niveau à fond de cale qui sert de cuisine, mais surtout de stock de marchandises (celles que nous avons vu monter pendant des heures…). Comme les autobus de Patagonie qui servaient aussi de transport de colis, ici le bateau sert de ravitailleur pour les villages d’Amazonie…

163 Bélem les calles du bateau

 

 

Le bateau possède enfin un grand espace ouvert sur le toit. Cet endroit en plein air est très agréable pour profiter du paysage mais se révèlera très vite beaucoup trop chaud (dès 9h le matin !); mais deviendra notre repère dès que le soleil et la température baisseront, soit à partir de 17h.

DSCF4966-copie-1.jpgPar contre, grande déception, c’est la saison des pluies alors avec la baisse de la température, les nuages se forment rapidement en soirée et nous ne verrons quasiment aucun coucher de soleil… mais, nous assisterons tous les soirs à de grands orages et leurs spectacles d’éclairs zébrant le ciel dans tous les sens.

 171 ciel depuis le bateau

A la montée sur le bateau nous avons été dirigés, sans le demander (ni le payer) vers le deuxième pont à hamacs, celui climatisé (!), ce qui se révèlera très agréable en plein après-midi mais très,  très froid durant la nuit  (les brésiliens adorent, la clim à fond !). La pièce n’est pas trop occupée et nous trouvons facilement des places face aux fenêtres. D’ailleurs, heureusement pour nous que le bateau est loin d’être plein, car il est officiellement prévu pour quelques 450 hamacs par pont ( !! ), ce qui nous aurait laissé à peine quelques 30 cm de large pour installer nos hamacs…

 DSC01809-copie-1.jpg

 

Dès l’attente dans le terminal fluvial nous avions rencontré d’autres touristes reconnaissables à leur couleur de peau, leur tenue et la taille de leurs sacs : un couple de français, deux autrichiens, et un américain ; sur le pont nous rencontrerons aussi une japonaise. Le dernier étranger est un français d’une soixantaine d’années qui correspondra parfaitement au cliché du « français râleur » ! 

 

Concernant ce dernier nous apprendrons plus tard qu’il avait acheté sa « croisière » Bélem-Santarem (ville entre Bélem et Manaus qui est atteinte en 2 jours et demi)  depuis Paris pour la modique somme de 600 EUROS !!!! … tout ça pour être logé dans une « suite » sans fenêtre, à la peinture écaillée, sans drap ni serviette de bain… je vous laisse imaginer son bonheur…. et sa tête quand on lui a dit que nous avions payé 150 reals (soit 60 euros) pour nos 5 jours en hamac avec vue sur le fleuve….

 

 

DSCF4954-copie-2.jpg167 Bélem Salle de bain du bateau

A notre surprise, les douches et toilettes (qui sont avec vue sur l’Amazone, s’il vous plaît…) sont assez propres, bien que rouillés et décrépies, mais lavés tous les jours, et avec assez de papier jusqu’à la fin de la traversée !

(ça c’est bien une remarque de fille… mais dans ce pays où le papier est rare, ceci est un fait remarquable !)....

Après quelques jours je noterais que sur 5 douches seules deux sont vraiment utilisables car une n’a pas de porte (!) et deux n’ont pas de douchette (ce qui n’est pas dramatique en soi (l’eau coule directement du tuyau en un seul filet) mais pas très pratique…).

Mais, comme à part juste avant les arrivées (moment où les femmes se pomponnent pour se faire toute belle avant la descente du bateau…on est brésilienne ou on ne l’est pas…), la salle de bain est vide, tout se passe bien.

L’eau des toilettes est marron car c’est l’eau du fleuve. L’eau de la douche et des lavabos doit aussi être du fleuve, mais elle est traitée pour être transparente à la sortie… nous ne sommes pas non plus allés jusqu’à tester sa potabilité !

 

 

Niveau repas, un matelot vient siffler au moment où les repas sont servis :

- petit déjeuner de 6h à 7h !

- déjeuner de 11h à 12h

- diner de 17h à 18h !!

 

Oui, ça fait un peu bizarre le premier matin de se faire réveiller au sifflet… mais après un ou deux jours on n’y fait plus (trop…) attention ; les autres horaires sont aussi très tôt (Alex : pour moi en tout cas…) mais vu qu’on ne fait rien, on n’a pas vraiment faim… du coup, le plus souvent nous avons mangé une assiette  pour deux à midi et un croque-monsieur ou un hamburger chacun fait au bar (ouvert de 7h à 23h) en fin de journée.

Le contenu des repas n’est pas très varié :

170 Déjeuner sur le bateauc’est un plat complet composé de riz, haricots rouges, pâtes (oui, oui, trois féculents, identiques, et à chaque repas…encore un truc de brésilien…) et, au choix poulet ou bœuf ; et ça, pendant 5 jours, midi et soir… à la fin même si c’est pas vraiment mauvais, on est content de pouvoir manger autres choses une fois débarqué…

 169 Déjeuner sur le bateau

Mais nous avions aussi fait quelques réserves avant de partir : des fruits frais, des gâteaux à grignoter et quelques biscuits salés ; sans oublier un grand bidon d’eau potable.

 

Mangue au petit déjeuner avec soleil levant sur la forêt inondée, mmmmmmmmmm !!!

 

 

plus de détails sur notre vie trépidante sur le bateau dans le prochain article...165 Bélem vue depuis le hamac

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 03:54

30 Avril au 2 Mai

 

Belém, 1° de latitude Sud… Depuis Ushuaïa la ville la plus australe du monde, nous n’avons fait que remonter  et découvrir une liste innombrable de climats pour arriver ici, sur l’Equateur. Nous avons traversé la moitié du monde…. en bus...

 

Nous voilà donc à Belém, les portes de l’Amazonie… le grand moment de notre séjour brésilien ! 

 151 Bélem-le port

Et le dépaysement est au rendez-vous, nous sommes Agréablement surpris par cette grande ville au bord de l’Amazonie et nous y passerons deux jours… nous aurions aimé embarquer le 1er Mai pour Manaus mais ici aussi c’est un jour férié alors le bateau prévu les mardis ne part pas cette semaine… après Pâques,  c’est le 1er mai qui nous embête… les jours fériés sont une plaie quand on voyage à l’étranger (cf mon Noël au Brésil avec mes parents (Alex)…).

 

Et en plus on manque de temps (si c’est pas malheureux !!) parce qu’on (enfin, Alex) a rendez-vous au Guatemala…  

Du coup on passe la journée du 30 à faire de la logistique : 

- réserver le billet de bus…. Heu… non !... de bateau (il n’y a plus de bus en Amazonie !!) pour Manaus

- acheter le hamac pour dormir sur le fameux bateau (!!)

- réserver l’excursion depuis Manaus dans la forêt amazonienne : et oui, vu le manque de temps (les 5 jours de bateau seront suivis, exactement 3 jours plus tard, par un avion dans la nuit du 10 au 11 Mai pour Rio), pour une fois on s’organise, et on réserve à l’avance !

- les courses,

- et on fait la lessive… à la main car la laverie, qu’on a mis une heure à trouver était fermée le 30 car le 1er est férié…comme quoi, il n'y a pas que les français qui font des trucs pareils !

 

158 acaiPour déjeuner on s’est quand même fait plaisir avec un plat typique : de « l’acaï na tijela » : un jus épais d’une couleur pourpre vif mélangé à des céréales (genre granola) et des bananes en rondelles.

L’acaï est petite baie très dure de la taille du cassis mais qui pousse sur les palmiers de la forêt amazonienne.

C’est un fruit très consommé au Brésil et surtout à Belém (puisque toute la production d’Amazonie transite par là…) ; au point qu’on a croisé un français en Master HEC qui va faire son mémoire sur cette baie…

La baie a un goût…. Unique et qui ne ressemble juste à rien de connu et est réputée énergisante. En tous cas c’est le genre de plat servi très frais qui est désaltérant, rafraichissant, très bon, pas lourd du tout mais qui rassasit pour plusieurs heures…parfait pour les gens comme moi ! (Natalie)

 

 

1er Mai : la ville s’est éteinte d’un coup : personne dans les rues ! On ira quand même découvrir le marché riche en couleurs et en odeurs.

149 Bélem-le marché

Plein de fruits inconnus au bataillon (dont certains qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde !), des vendeurs de potions magiques issues de la foret qui guérissent tout, plein de crevettes séchées et des petites gargottes qui servent des plats locaux. Nous avons apprécié un jus de fruit sur les bords de l’Amazone ;) !

 

146 Bélem-le marché148 Bélem-le marché144 Bélem-le marchéDSC01761-copie-1.jpgDSC01802-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le manioc dans tous ces états : farine de manioc, farofa (farine grossière de manioc grillée), farine de tapioca, tapioca en flocon, et d'autres qu'on a pas su reconnaître.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les potions magiques dont des huiles essentielles de patchouli (et oui ça vient d'Amazonie)

 

 

 

 

 

 

les fameuses noix du Brésil trop bonnes ! dans le sachet au centre, les noix prêtes à consommer (comme on les connait), autour les noix dans leur coquille et encore autour les grosses coques qui contiennent les noix dans leur coquille.

On a croisé dans les rues plusieurs vendeurs de noix en train de les décortiquer... à la machette !

 

 

 

Le marché dégage une atmosphère de magie et est réellement le cœur de Belém, aussi  bien de par son activité que de par l’atmosphère qu’il insuffle dans toute la ville.

 

 142 Bélem-les docks

Pas très loin du marché se trouvent les anciens docs de marchandises reconvertis en une zone moderne (resto chics, magasins de vêtements et de bijoux), un peu comme à Buenos Aires ou Bordeaux. Comme le Brésil sait faire, vous sortez du marché suractif et, en passant les grilles menant à la promenade entre les docks et le fleuve, vous êtes dans une zone sécurisée avec gardes et gens chics et bien habillés qui garent leur belle voiture dans le parking gardé prévu à cet effet… un vrai symbole grandeur nature des disparités sociales du Brésil…

 

 DSC01767-copie-3.jpg

 

C’est tout de même dans un des petits cafés de ces docks que nous passerons la dernière soirée à Belem.

Au menu deux plats régionaux : arroz paraense (riz du Para (l’Etat de Bélém)) et …. (on a un peu oublié le nom…).

Mais en tout cas, on se souvient bien que les deux contenaient du Jumbu (spécialité locale), une herbe qui a la particularité, une fois mâchée plusieurs fois, d’anesthésier le bout de la langue pendant quelques minutes (c’est assez surprenant et rigolo au début…) ; et aussi du Tucupi (spécialité locale), du jus de manioc pressé (les brésiliens découpent le manioc, puis le pressent pour le débarrasser de son eau, étape indispensable pour faire de la farine de manioc ou du tapioca ; l’eau issue de la presse, « aromatisée » au manioc, en est en fait un sous-produit).

Pour Alex, le plat était une soupe qui se composait de ces 2 produits, pas trop mauvaise mais un peu écœurante à la longue.

Pour Natalie des crevettes séchées mélangées avec du riz, le tout trempant dans un peu de Tucupi.

C’était la première fois que je mangeais des crevettes séchées, et ce n’est vraiment pas très bon ; après la moitié de mon plat j’étais assez écoeurée de ces petites bêtes croustillantes qui ne sentent pas bon… Ca n’aura eu que le mérite d’avoir été essayé…

Sinon, la vue sur le fleuve était jolie…

 

Nous réservons la visite du centre historique pour le 2 Mai. Tout petit quartier, avec quelques jolies bâtisses, une grande cathédrale et l’ancien fort qui contient aussi un musée instructif (mais exclusivement en portugais…) sur l’histoire de la région.

153 Bélem-la vieille ville154 Bélem-la vieille ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

155 Bélem-la vieille ville156 Bélem-la vieille ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

152 Bélem-le fort

 

Nous faisons des provisions en eau et nourriture et nous nous dirigeons vers la gare fluviale pour le bateau…

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 12:43

28 et  29 Avril


Le 28 Avril, départ 8h30 de Sao Luis pour 1h 30 de bateau jusqu’à Alcantara, petite ville, supposée avoir de vieux bâtiments coloniaux mieux conservés que ceux de Sao Luis.

132 Alcantara

La traversée passe par la pleine mer et aujourd’hui elle est plutôt agitée, nous avons dû nous concentrer pour ne pas être malades !

 

135 Alcantara

Les ruelles de ce jolie petit village sont toutes pavées, avec des pavées dans tous les sens, ce qui, ajouté à la pente, rend la marche jusqu’à un hôtel très difficile avec  nos kilos sur le dos !

 

 138 Alcantara


Finalement nous trouvons un petit hôtel sympa, où nous serons quasiment seuls !


Aussitôt les sacs posés nous retournons au port déjeuner et vue la chaleur de plomb nous décidons de nous réfugier à l’hôtel jusqu’à la fin d’après-midi.  

Alex en profite pour faire une longue sieste et Natalie pour aller sur internet.


C’est sans conteste ici et à São Luis que nous avons le plus souffert de la chaleur. Les 35°C 90% d’humidité rendent tout déplacement pénible et très rapidement moite et collant de transpiration.

 

Comme nous sommes samedi soir, lorsque nous sortons les rues ont pris vie et les rues principales sont remplies de villageois. Nous remarquons rapidement un grand attroupement  sur la place principale et nous découvrons avec surprise qu’il s’agit en fait d’un bingo improvisé au milieu de la place : un homme au centre pioche un numéro et crie le résultat ; les gens debout autour de lui se pressent pour être sûrs de tout entendre et de ne pas rater le numéro gagnant ! Les brésiliens adorent les lotos ! (d’ailleurs devant toutes les loteries nationalesen ville il y a une queue impressionnante, chaque jour…)

En plus, nous allons aussi pouvoir « apprécier » une super fête de l’autre côté de la rue.  Dans une région où il fait minimum 28°C toute l’année, quel intérêt d’avoir des vitres aux fenêtres ?! Notre hôtel avait juste un volet pour protéger de la lumière mais pas de vitres ! Du coup, depuis notre chambre, nous avons pu profiter de la musique de la fête… jusqu’à 3 heures du matin…

 

Lendemain, nous partons finalement à la découverte du joli petit village.

139 Alcantara

 

 

 

Jolies églises coloniales,....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

141 Alcantara

 

 

 

à coté de ruines bien plus anciennes datant de la première colonisation de l’île,

 

 

 

 

 

 

 

maisons peintes dans des couleurs très diverses, bien entretenues,…

 

136 Alcantara

 

L’histoire de la région est intéressante car c’est les Français qui ont les premiers fondé une colonie à São Luis et ont pu résister aux attaques portugaises en ayant créé des liens avec les Indiens de la région, au point de les convaincre de défendre la ville à leur côté. Du coup, les Portugais se sont installés sur l’île d’Alcantara, juste en face et s’en sont servis comme point d’entrée pour ravitailler toute la région. Au 17ème siecle, ils ont finalement réussi à repousser les Français et à s’installer à São Luis. 

 

Nous avons aussi cherché la colonie d’ibis rouge vivant à proximité, mais sans succès.

Malheureusement le temps nous manque pour prendre un bateau à leur recherche…nous devons prendre le catamaran à 14 h pour rejoindre Sao Luis

 

133 Alcantara

 


La journée se terminera à l’aéroport, avec un vol, comme les brésiliens les adorent, au milieu de la nuit pour Belém

 

Repost 0
Published by alexetnatautourdumonde - dans Brésil
commenter cet article