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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:13

Ce qui a aussi rendu notre séjour à Phnom Penh des plus agréables est l'intégration dont nous avons pu bénéficier parmi les autres stagiaires de Pasteur, et par la suite parmi d'autres volontaires rencontrés notament grâce à France Volontaires (qui a organisé la visite de la ferme de spiruline).

 

Voici quelques exemples de soirées très sympas :

 

P1020289 

Chez Sam et Lydie, installés depuis presque 2 ans...

 

Leur appart a une très jolie vue sur le Wat Phnom d'ailleurs

 

 

P1020512

Chez Audrey et Sayonne qui nous ont accueillies sur la terrasse de leur immeuble qui surplombe toute la ville...

 

Phnom-Penh 4346 (1) 

 

On a vite compris pourquoi cette terrasse avait influencé le choix de leur appart !

 

Et, enfin, la dernière soirée : Anniversaire de Lydie, de Patricia et aussi notre pot de départ.

Organisée à l'origine par Sam pour l'anniversaire de Lydie il a très généreusement proposé de transfomer la soirée en pot de départ pour nous aussi !

 

Phnom-Penh 0063

 

 

 

Et, cette soirée a été l'ocasion de tester une dernière originalité, que les cambodgiens adorent : se faire prendre en photos dans des tenues traditionnelles !!

Pour les filles la séance commence par une bonne heure de maquillage et coiffure !

 

Phnom-Penh 0007

 

Pose de faux cils, tonne de fond de teint....

Pour la coiffure on a eu droit à pas mal d'expériences : crépages, cheveux mis en "brosse" (en prenant une mèche de cheveux et en la coiffant à rebrousse poils pour donner du volume à notre mèche...), le tout fixé au gel.... et, enfin, pose de postiche...

 

Phnom-Penh 0033

Oui oui c'est bien les (faux) cheveux de Natalie

 

Ce n'est qu'après tout ça, et alors que les garçons sont prêts depuis longtemps, qu'on nous a mis nos costumes, bien serrés, et des petites chaussures, à talon, et pointues !! Vous imaginez tout de suite la facilité pour marcher !!

 

Tout ça pour un très joli rendu !

Et beaucoup de rigolade ! Merci milles fois Sam de nous avoir conviés à ce moment !!

 

Phnom-Penh 0020 

 

Phnom-Penh 0022

 

 

Et on aura même droit à une scéance photo en bonne et dûe forme dont les photos seront retouchées par ordinateurs et tout et tout !!!

 

Phnom-Penh 0053

 

On devrait recevoir ça dans pas longtemps....

 

Après tout ça, imaginez la séance de démaquillage !!!!

 

Phnom-Penh 0058

 

En plus, nous avions rendez-vous dans un petit resto non loin de Pasteur pour un buffet et du punch maison... On a à peu près réussi à se démaquiller mais se recoiffer était chose impossible et il a fallu se contenter de cacher nos cheveux hirsutes en les attachant...

 

Les surprises ne se sont pas arrêtés là ! Nous avons eu droit à des cadeaux!! Un T-shirt du Cambodge pour Alex, une écharpe traditionnelle (Krama) pour Natalie et surtout un drapeau du Cambodge signé par tous nos amis!!

 

Merci à vous tous d'avoir fait de notre séjour au Cambodge un excellant moment!

 

Phnom-Penh 0067

 

Et c'est avec tous ces merveilleux souvenirs, et un peu de nostalgie que nous repartons en vadrouille, dès le lendemain, samedi 2 Mars. 

Au programme une quinzaine d'heures de bus de Phnom Penh à Bangkok (incluant quelques heures d'attente à la frontière Thaï pour faire le visa).

Dimanche, c'est notre dernier vol du billet "tour du monde" (les vols suivants sont en plus du "billet tour du monde" dont la validité d'un an touche d'ailleurs à sa fin) qui nous amènera jusqu'en Inde.... pour de nouvelles aventures! 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:46

Oui, oui, vous avez bien lu le titre ! Nous avons bel et bien pris des cours de cette langue exotique !

 

L'Alliance Française, présente dans la capitale, n'organise pas que des cours de français pour les cambodgiens, mais aussi des cours de khmer pour les débutants.

 

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Les cours ne commencaient qu'en Janvier alors nous n'avons pu en suivre que 5 ou 6 mais nous nous sommes bien amusés. Notre seul but était de découvrir un peu plus le fonctionnement de cette langue qui ne ressemble en rien à ce que nous connaissons, que ce soit au niveau de l'écriture, ou de la prononciation !

 

Le cours a d'ailleurs commencé par un exercice de prononciation des voyelles : il y a au moins cinq façons différentes de prononcer chacune d'entre elles, un vrai cauchemar !!

 

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ça c'est juste les voyelles !!!!! 

 

Concernant les autres élèves, la grande majorité avait entre 20 et 35 ans, avec un ou deux quarantenaires et la plupart étaient en stage, VIE/VIA ou Volontaires dans des associations... un joli mélange de toutes les raisons qui font venir les étrangers au Cambodge... à notre départ aucun d'entre nous semblait rééllement être sur la voie du khmer courant mais à force de pratique, qui sait...

 

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Nous avons aussi appris quelques principes rigolos pour nous qui avons une grammaire pour le moins complexe :

- pas de futur ni de passé. Soit vous dites "hier" ou "demain", soit vous ne dites rien et vous laissez votre interlocuteur deviner tout seul!!! Il paraît que ça marche... pour eux en tous cas...

 

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- Le vocabulaire est assez limité pour les choses "récentes" ou scientifiques. Si par exemple l'enseignement de la médecine se fait toujours en Français ce n'est pas qu'une question de traditions, c'est que le vocabulaire en khmer n'existe (presque) pas, et encore moins les ouvrages de référence traduits !! Je vous laisse imaginer quand un médecin doit interroger son patient du fin fond de la campagne isolée alors qu'il ne maitrise pas le vocabulaire médical en khmer...

Imaginez que dans ce pays on est en train de CREER les livres de référence et le vocabulaire à utiliser, c'est fou!

En réalité, toutes les universités enseignent partiellement en Français ou Anglais, c'est aussi bien pour la tradition, que les débouchés professionnels, que pour la raison mentionnée juste avant...

 

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- Le vocabulaire en lui-même est aussi assez limité. Par exemple en kmher, faire se dit "tveu", travail se dit "ka" et travailler "tveuka". C'est simple non ?? Autre exemple "médecin" se dit en fait "travail hopital", les 2 mots accolés ! 

- Il y a un tas de formules de politesse différentes selon l'âge de son interlocuteur et son sexe...

- il y a près de trois façons de dire 120 000 selon qu'on dise "12 fois 10 000" ou "cent vint fois mille" (comme en Français) ou "cent milles et vingt milles" !! Le plus usité dans la rue est le "12 fois 10 000" car il y a des billets de 10 000 donc c'est comme si on disait que ça coûte 12 billets de 10 000.... on a finit par y arriver mais il a fallu nous expliquer longtemps!!

 

Sinon pour l'écriture, on n'est pas arrivé à ce niveau là ! De vrais analphabètes !!

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 08:01

Comme vous l'avez vu, on a pu découvrir une bonne partie de la richesse culinaire du pays. Il faut dire qu’ici, il coûte souvent moins cher d’aller au restaurant que de cuisiner à la maison !! (et puis ça aurait été dommage de ne pas profiter de tous ces bons petits plats…).

 

Du coup, en arrivant à Phnom Penh, nous avions la naïveté d’essayer tous les resto de la ville…….

 

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Mais peine perdue vue les centaines et centaines de resto qui sont à tous les coins de rue !!!

 

Mais bon, on a en quand même essayé pas mal ! et on a vite trouvé notre cantine à côté de l’Institut Pasteur : le Koh Kong Village restaurant. On y allait régulièrement avec les autres stagiaires et thésard de l’Institut Pasteur…

 

L’ambiance et la terrasse sont vraiment sympas.

 

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Des plats vraiment originaux comme ce poulet à la citronnelle.

 

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Les morceaux de poulets sont pas très très beau ce qui rebute un peu Natalie. Mais Alex adore !!! La sauce est extra et la citronnelle frite présentée assez unique !!! (j’en ai l’eau à la bouche rien qu’en l’écrivant !!).

 

 

Et pour changer un peu des plats que nous vous avons décrits dans l’article précédent, nous avons aussi essayé d’autres types de restos.

Un resto vietnamien par exemple :

 

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Un Banh Xeo, une crèpe vietnamienne à base d’oignons de porc et de petites crevettes.

 

Ou thaïlandais :

 

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La très fameuse et excellente soupe Tom Yam (le plat à droite, déjà bien entamé...)

 

 

Pour fêter notre 11ème mois de voyage, nous sommes même allés dans l’un des resto les plus select de Phnom Penh : Le Malis !! On se sentaient pas trop à notre place dans ce décor très class mais le repas était très bon : un mélange entre la cuisine khmère et française.

 

P1020335.JPG Des coques en entrée

 

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Un plat à base d’aubergine et de poulet

 

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Et en dessert une crème caramel et une mousse aux fruits de la passion !

 

 

 

 

Mais bon, après tous ces repas exotiques, on est quand même aussi allé dans quelques resto français bien de chez nous !!

 

Et surtout nos parents (aussi bien du côté de Natalie que d’Alexandre) nous avaient bien gâtés pour Noël!!!!

 

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On vous laisse deviner quel paquet  appartient à quelle famille :-) 

 

Du coup, on a fêté Noël et le nouvel an à la maison où on a fait d’excellent repas !! Merci beaucoup !

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 08:07

C'est assez déroutant lorsque l'on va faire ses courses pour la première fois dans un marché en Asie... Il y a toujours une quantité de légumes et d'herbes incroyables et totalement inconnus !!!

 

Mais c'est aussi ce qui fait toute la richesse culinaire de ce continent :

ail,

oignons,

coriandre,

citronelle,

gingembre,

anis étoilé,

galangal,

clous de girofle,

feuilles de citronnier Kaffir,

ciboule,

basilic sacré,

piments,

poivre,

tamarins,

sauce soja,

sauce à l'huitre,

sauce de poisson macéré

sweet chili sauce,

persil,

.........

et j'en oublie encore beaucoup...

 

 

A partir de tous ces condiments, on prépare milles et un plats allant du plus simple au plus sophistiqué. Mais ils sont tous, toujours, présentés de la même façon : une assiette de riz blanc et à côté une assiette contenant la viande ou le poisson préparé en sauce.

 

 

Pour n’en citer que quelques-uns : le plus commun, et qui fait exception à la règle citée plus haut (l’influence française et son goût pour les exceptions sans doute…) : les nouilles sautées.

 

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C’est le plat de base des Cambodgiens quand ils sont à court d’argent : des pâtes, de riz ou de blé, quelques légumes et si l’on a les moyens de la viande ou du poisson… ça peut coûter moins de 0,30 € !!

 

Sur la photo, le plat est plus sophistiqué, avec de belles crevettes, et vient d’un restaurant spécialisé dans les nouilles et qui les fait lui-même…

 

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Un autre plat de base de l’alimentation khmère : la soupe de nouilles.

 

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Souvent plutôt consommée au petit déjeuner (!). Ici aussi, il en existe autant de sortes qu’il y a de restaurants…  Elle est souvent assez fade, et il ne faut pas hésiter à utiliser les condiments posées sur la table pour l’assaisonner (sauce de poisson, pâte de piment, sweet chili sauce,…).

 

Sinon, il y a ensuite les légumes sautés, plat tout simple mais très bon aussi avec un mélange de légumes simplement revenus à la poêle dans une sauce à l’huitre et une sauce soja. A tel point que nous nous sommes même essayés à le tester à la maison.

 

P1020287.JPG Un résultat pas trop mal pour un 1er essai non ?

 

 

Il y a ensuite toute une série de plat présents dans toute l’Asie du Sud-Est et que l’on trouve ici aussi. Ils sont composés d’une viande au choix et bien sûr accompagnés de riz.

 

Le poulet (ou bœuf ou porc ou crevettes) à l’ananas

Le porc (ou poulet ou boeuf ou crevettes) au gingembre (très bon ! préparer comme ça le gingembre est tout à fait mangeable).

Le bœuf (idem) au basilic sacré

Le porc (idem) à la sauce pimenté (hot and sour pork)

Le poisson grillé

 

et on ne vous parle même pas des choses immangeables (en tout cas pour nous) comme le poisson séché ou encore le Prahok, une pâte à base de poissons salés et fermentés (et donc très forte en goût) que les Cambodgiens adorent manger avec des dips de légumes (concombres, carottes, ...).

 

 

Il y a aussi la salade de mangue verte (nettement meilleure !)

 

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Un des vrais faibles de Natalie. Très simple aussi à faire : une mangue verte, râpée, quelques crevettes séchées ou fraiches et pour la sauce du jus de citron, ail, fines herbes et cacahuètes grillées. C’est frais, léger, un peu acidulé grâce au citron et se mange aussi bien en entrée qu’en plat accompagné de…..riz bien sûr ! NB : elle a été au menu de notre réveillon !

 

 

Le poivre frais

 

On vous en a déjà parlé dans notre article sur Kep. Le très fameux poivre de Kampot reconnu mondialement (si si vraiment !)!!

En plus d’agréablement parfumer tous les plats du pays sous forme de poivre noir ou blanc, il existe aussi en poivre vert, frais.

Il se présente en petite grappe et devient alors doux et très peu….. poivré… préparé comme ça, il est très parfumé et très agréable à manger ! on peut même croquer une grappe entière sans avoir la bouche complètement en feu !

 

Il permet d’accompagner de nombreux plats dont certains parmi nos meilleurs repas du tour du monde, le calamar et le crabe au poivre frais, par exemple !

 

049 Kep-poivre au crabe

 

 

Les nems et rouleaux de printemps

 

Les nems tout le monde connait. Les rouleaux de printemps c’est la même chose mais pas frit, cru… Ça, c’est pour le coup le faible d’Alex. S’ils sont bien préparés et servis avec une sauce nuoc mam aux cacahuètes (cf photo) c’est alors un vrai régal !!

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Ce plat aussi était au menu de notre réveillon...

 

 

 

Mais on ne pourrait pas parler de la nourriture au Cambodge sans évoquer une autre de leurs spécialités :

 

les insectes.

 

Sans doute ayant connus des moments difficiles durant la période Khmers rouges, ils ont dû chercher à manger dans la forêt pour compléter leur trop maigre ration et ont mangé un peu tout est n’importe quoi… Il leur en reste cette manie de manger des insectes ou des serpents. Il est donc très courant de trouver des vendeurs de sauterelles grillées dans la rue… ou même des araignées !!!

 

P1010899.JPG P1010896.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un restaurant en a même fait sa marque de fabrique. Il faut dire que le Romdeng, c’est son nom, est aussi une sorte d’école hôtelière mais qui forme les enfants des rues aux métiers de la restauration. Elle est donc très connue et renommée auprès des touristes qui viennent à Phnom Penh.

 

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:01

L’autre plat le plus connu du Cambodge, est à base de viande de bœuf !

 

Le LOK LAK

 

P1010848.JPG

 

Le bœuf est coupé en petits carrés et revenu à la poêle dans une sauce d’huitre (faites pas cette tête, c'est super bon et c'est avec cette sauce que sont faits les "fried vegetables" de tout bon resto asiatique).

 

Il est servi avec du riz et surtout accompagné d’une délicieuse sauce faite de jus de citron vert, sel et poivre noir en poudre (la petite coupelle à droite sur la photo). Le citron et le poivre se combinent d’une façon très surprenante et originale qui fait toute la renommée du plat.

 

C’est tout bête et très facile à faire mais c’est super bon. On peut même le faire soi-même en France. Toute la difficulté étant de bien doser entre l’acidité du citron, le sel et le piquant du poivre.

C’est l’un de nos plats préférés et il a toujours été très bon !

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 07:57

Difficile de décrire la cuisine cambodgienne… étant le premier pays asiatique que nous ayons visité (il y a 2 ans) et un pays que nous adorons, nous risquons de manquer un peu d’objectivité…

 

Commençons donc ce petit parcours gustatif par les « plats nationaux » et pour élargir un peu notre vision par la suite…

 

AMOK

 

P1010847.JPG 

 

L’un des deux plats traditionnels les plus connus au Cambodge. L’Amok existe dans plusieurs pays d’Asie du Sud-est et il est ici un plat à base de poisson.

 

Le mot « Amok » désigne le fait de cuire à l’étouffée dans une feuille de banane un plat dont la sauce est généralement à base de lait de coco et de galangal.

 

Au Cambodge, l’Amok de poisson est assaisonné, en plus de ces deux ingrédients de base, de citronnelle, curcuma, gingembre et feuilles de kaffir.

Il est souvent joliment présenté dans une feuille de banane repliée en petit panier.

 

Au niveau de l’apparence, ça ressemble un peu à un curry de poisson, plus ou moins épais mais avec un goût totalement différent… Ce goût est très difficile à décrire, et varie évidemment selon les restaurants ! Nous en avons gouté des assez secs, un peu pâteux et des délicieux !

 

Mais en tout cas, pas de doute, les saveurs viennent bien d’Asie.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 14:00

16 et 17 Février 2013

 

Aujourd'hui, nous allons fêter, un peu en avance, la journée de la femme grâce à l'Institut Pasteur qui organise, tous les ans à cette occasion, une sortie.

 

115 Sihanoukville

 

 

 

Cette année nous avons pu voter pour une destination et c'est Sihanoukville, plage prisée des Phnom Penhois qui a gagné.

 

 

 

La ville est le seul port en eaux profondes du pays, elle donne sur le Golfe de Thaïlande et c'est là que se trouvent les brasseries dont on vous a parlé précedemment.

 

 

Nous embarcons à midi pour 4 heures et demi de mini bus vers le sud, à 230 km de la capitale. A l'arrivée sur Sihanoukville nous distinguons clairement, depuis la hauteur de la route deux villes : l'industrielle et portuaire d'un côté et l'autre tournée vers la plage et le tourisme. Ces deux "villes" sont séparées par une avancée de terre qui nous permettra ensuite de profiter de la plage et de la mer en oubliant complétement tous les gros porte-containers situés juste à côté!

 

 

 

 

Après être vite installés dans nos chambres nous profitons de la fin de journée pour aller voir quelle tête a cette plage et cette côte réputée paradisiaque.

 

114 Sihanoukville

 

116 Sihanoukville

 

 

Il y a deux ans nous avions hésité entre Sihanouckville et Kep/Kampot et c'était le 2ème qui avait gagné, ce qui fait que nous n'avions pas encore mis les pieds dans cette ville très fréquentée par les touristes locaux et internationaux.

 

 

 

 

 

 

 

La plage est effectivement très belle, sable fin, eau bleue, cocotiers et petites îles au loin, où il est même possible de plonger.

 

 

 

 

 

 

 

Nous montons aussi sur un point de vue, et découvrons, de l'autre côté encore une autre plage, tout aussi jolie.

 

117 Sihanoukville 

 

118 Sihanoukville

120 Sihanoukville

 

Pour accéder à ce point de vue nous sommes passés par un étroit passage entre bungalows et plage clairement destiné aux touristes, plutôt britanniques, étant donnés les menus "fish and chips" offerts partout. 

 

122 Sihanoukville

 

Nous profitons quand même aussi de l'endroit pour boire un verre et admirer la vue, au coucher du soleil.

 

123 Sihanoukville

119 Sihanoukville

121 Sihanoukville 

 

 

Le clou de la soirée, c'est evidemment le repas, tous ensemble dans un resto de la plage.

 

125 Sihanoukville

 

 

 

Des tables ont été réservées pour nous et nous nous installons, entre expats, sur l'une d'entre elles.

 

125 Sihanoukville

 

 

 

 

 

 

 

 

Boisson et nourriture (calamars grillés, salade de crabe, poisson en sauce, clams, crevettes grillées, riz bien sûr,...) coulent abondamment et nous passons un bon moment.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un petit discours du directeur...

 

127 Sihanoukville

 

 

Evidemment il y a eu un passage de danse occidentale et khmère, que nous avons essayé de photographier...

 

124 Sihanoukville

 

 

 

 

Tout le monde danse en rond en faisant des gestes élégants des mains....

 

 

 

 

128 Sihanoukville

 

 

 

 

 

Ca vous rappelle sans doute d'autres soirées!!

 

 

130 Sihanoukville

 

 

 

 

 

 

 

La macaréna est toujours dansée quelque part dans le monde!!

 

 

 

129 Sihanoukville

 

 

 

 

 

L'ensemble de la soirée s'est déroulé dans un esprit bon enfant entre collègues, avec les jeunes cambodgiens qui ont fini en boite de nuit, et les expats dans des fauteuils sur la plage pour un dernier verre.

 

 

 

 

 

Après une courte nuit, Alex et moi sommes allés jusqu'à une autre plage, à quelques minutes de tuk-tuk dans la campagne.

 

132 Sihanoukville

133 Sihanoukville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette plage est sensée être plus belle que celles que nous avons déjà vu...

 

131 Sihanoukville

 

 

.... pas vraiment convaincus de la différence mais l'esprit est plus au petit village.... De l'autre côté, on sent plus qu'on est dans une ville de plusieurs dizaines de milliers d'habitants ; ici ça fait plus calme...

 

Nous avons juste le temps de trouver un resto, manger des fruits de mer grillés et repartir vers l'hôtel.

 

 

 

 

Là, nous attend un photographe, pour immortaliser le moment avant de tous remonter en bus à 13h....jusqu'à 19H !

 

134 Sihanoukville

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 08:39

 

Contrairement à ce que pouvais laisser penser les précédents articles, nous n'avons pas fait que du tourisme au Cambodge, loin de là !

 

001 Institut Pasteur

 

Pendant 10 semaines j'ai travaillé à l'unité d'épidémiologie de l'Institut Pasteur du Cambodge. J'avais toujours été curieuse de savoir ce que l'on fait VRAIMENT en épidémiologie, d'où ce stage...

 

Le but de mon stage était de faire une analyse de risque qualitative. Il fallait évaluer la probabilité pour un enfant qui vit autour d'un abattoir de cochons (et vaches) du centre de Phnom Penh de développer l'encéphalite japonaise.

Cette maladie (qui rend malade dans un cas sur 300 mais laisse des séquelles gravissimes ou entraine la mort chaque fois que tu es contaminé), contre laquelle nous avons été vaccinés avant notre départ, se transmet de la volaille aux humains via les moustiques (encore eux).

Et le cochon, la dedans me direz vous?

Et bien lui, il peut aussi attraper la maladie grâce aux même moustiques mais il ne tombe pas très malade et surtout il multiplie le petit virus super bien : il fait usine à virus si vous voulez. Du coup, quand un autre moustique le pique il choppe un tas de virus et peut les transmettre à l'humain qu'il piquera quelques jours plus tard.

 

Le cochon est ce que l'on appelle un hôte amplificateur...

 

Normalement, cette maladie est plutôt rurale car le meilleur moustique vecteur (transmetteur) de la maladie vit dans les eaux propres des rizières et il pique les oiseaux sauvages, puis le cochon qui vit sous la maison sur pilotis du fermier, puis les humains qui dorment dans la maison sur pilotis, au-dessus des cochons...

 

Bref, le truc c'est que les abattoirs sont proches des villes, mais de plus en plus, à cause de l'expansion des zones urbaines, ils se retrouvent entourés d'habitations ! Ils stockent des cochons qui viennent de la campagne et on se demande s'ils ne pourraient pas faire venir la maladie en ville.

 

Du coup, j'ai commencé par lire plein de trucs sur l'encéphalite japonaise et ensuite j'ai fait une jolie enquête policière pour savoir comment le vilain virus pouvait sortir des rizières pour atteindre les citadins.

 

Je suis allée à l'abattoir pour voir combien de cochons sont tués quotidiennement, d'où ils viennent, leur âge, puis j'ai attrapé des moustiques pour savoir si ceux qui savent transmettre la maladie sont présents,...

 

003d Abattoir

Les cochons qui attendent leur heure

 

Pour attraper les moustiques j'ai passé un certain temps à bricoler un piège !

Un tuyau en PVC dans lequel est placé un ventilo d'ordi pour aspirer les moustiques qui passent à proximité. Au-dessus du tuyau, une petite ampoule de mobylette pour attirer les moustiques. De l'autre côté du tuyau un filet en moustiquaire pour retenir les moustiques.

Ca à l'air très bête comme ça mais il a fallu passer un certain temps en tuk-tuk à faire le tour des magasins pour trouver les bonnes ampoules, batteries, ventilo, pinces crocos pour relier le tout,...

 

En tous cas les employés de l'abattoir ont bien ri quand ils m'ont vu aspirer les moustiques avec mon truc bricolé!

 

003a Abattoir

 

 

 

Arrivée des cochons, et descente du camion, tout en douceur...

 

 

 

003c Abattoir

 

 

 

 

... et pesée, grand moment de cris à vous percer les tympans...

 

J'ai aussi assisté à l'abattage un matin (qui commence vers 3 heures au plus tard car les animaux sont tués et tout de suite mis en vente pour pallier à l'absence de chaine du froid) mais je n'ai pas eu le droit de prendre des photos, que je n'aurais pas osé mettre en ligne de toutes façons...

 

 

 

Fallait aussi savoir combien de gens vivent dans un rayon de 500 m autour de l'abattoir pour connaitre le nombre de personnes éventuellement concernées par le risque de piqûre de moustique infectante. Et CA c'est vraiment pas si facile!! En fait Phnom Penh est divisée en 20 communes, chacunes divisée en villages avec des chefs de villages.

Dans chaque commune il y a un responsable de l'état civile, des écoles,... et des chefs de villages qui connaissent tout sur tout le monde. 

C'est donc à eux que nous avons demandé combien il y a d'habitants dans leur commune, de décès, de naissances,... Heureusement que j'étais aidé par une collègue khmer pour poser ces questions, mais aussi pour comprendre le fonctionnement de cette administration.

 

Après avoir recueilli toutes les données (captures de moustiques, questionnaire aux employés de l'abattoir, tour des municipalités de Phnom Penh) j'ai pu estimer le risque pour un enfant du voisinage de l'abattoir de contracter la maldie.

 

Je suis en train de finir la rédaction de l'article que nous soumetterons à publication!!

 

003b Abattoir

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 10:43

P1020489.JPG

 

Voilà le monument symbole de la ville ! Le Wat Phnom.

 

La légende raconte qu'une vielle dame riche, Daun Penh (Grand-mère Penh) trouva un jour dans la rivière un grand tronc et à l'intérieur 4 statues de Bouddha en bronze et une en pierre. Elle mit ces voisins à contribution et décida alors de construire une colline pour y édifier un temple et mettre les statues.

 

Quelques années plus tard, des moines s'installèrent au pied de la colline pour veiller sur les reliques. C'est à ce moment que le lieu pris le nom de Wat Phnom Daun Penh (la colline au temple de grand-mère Penh).

Et c'est que plusieurs siècles plus tard qu'une capitale fut construite ici et prit le nom de Phnom Penh (la colline de Penh) alors que la colline gardait le nom de Wat Phnom (temple sur la colline).

 

C'est donc un lieu très important de la ville et les évènements religieux de la capitale impliquent toujours ce temple...

 

Mais dans la vie quotidienne, c'est un lieu agréable et ombragé. Et de nombreux habitants de la capitale viennent y chercher un peu de calme et la fraicheur des arbres...

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:21

Après pas mal de temps de recherche (et de rattrapage du blog…), j’ai finalement pu trouver une assos avec laquelle je puisse travailler.

Il s’agit du GERES, une ONG française assez renommée en France et dans le monde.

 

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Et le GERES c’est d’abord ça !!

 

P1020568-copie-1.JPG    Le NLS : New Lao Stove

 

Un foyer de cuisson amélioré qui permet de diminuer de 20% la consommation de charbon de bois d’une famille. Tout ça pour un prix inférieur à 4$ le four amélioré !!!

C’est un projet lancé en 1994 mais qui a remporté un succès retentissant : presque 20 ans après son lancement, plus de 2 000 000 d’exemplaires ont été vendus au Cambodge !!! Soit aujourd’hui 40% du marché khmer.

Et ce n’est pas le GERES qui les fabrique directement, l’ONG a formé les artisans qui construisaient des fours traditionnels à cette nouvelle technique. Cela permet d’avoir un projet rapidement autonome. Par l’ampleur du succès et la justesse du modèle employé, ce projet reste un modèle reconnu dans le monde du développement !

 

Mais ce n’est pas du tout sur ce sujet que je vais travailler. Au Cambodge, 80% de l’énergie utilisée dans le pays provient du bois, essentiellement sous forme de charbon. La « stratégie » du Geres au Cambodge consiste à s’occuper de toute la chaine de valeurs liée à cette ressource. De l’utilisateur final (avec le foyer amélioré), aux producteurs de charbon (avec un four amélioré pour produire le charbon plus efficacement) et jusqu’aux arbres en eux-mêmes.

 

C’est sur ce dernier point que j’ai travaillé, au sein du projet AREA (Agroforesterie, Energies Renouvelables & Adaptation). Le projet AREA intervient dans une région particulièrement pauvre du pays dans la province de Kampong Chhnang.

 

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En février, c'est la saison sèche et les champs de riz sont "un peu" grillés

 

Dans cette zone, loin de toute rivière et de toute étendue d’eau, le sol est particulièrement stérile (un hectare produit ici 1,7t de riz alors que la moyenne nationale est de 3 tonnes !) et le manque d’eau pour les cultures est généralisé. Les paysans, parmi les plus pauvres du pays se débattent donc ici pour survivre mais souffrent de ces conditions difficiles…

 

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Réserve d'eau alors qu'il faut encore tenir 3 mois avant la saison des pluies...

 

C’est dans ce contexte difficile que le GERES essaie de promouvoir des techniques adaptées et notamment l’agroforesterie. Basiquement, l’agroforesterie, est une méthode de culture visant à réintroduire des arbres dans les cultures traditionnelles. Et cela est préconisé aussi bien dans les pays en développement qu’en occident (cf le très bon article de Wikipédia sur le sujet).

 

La présence d’arbre dans les champs fournie de nombreux avantages :

 

- l’enrichissement des sols par la décomposition des micro-racines présentes dans le sol, des feuilles mortes ou des branches taillées et compostées.

- l’augmentation de la capacité de rétention d’eau du sol et d’infiltration grâce à la fracturation du sol par les racines.

- un effet coupe-vent protégeant les cultures et limitant la micro-évaporation des plantes

- le retour de certains animaux dans les champs pouvant être des prédateurs d’insectes et autres nuisibles.

- L’apport de nutriments supplémentaires : certains arbres ont la capacité de fixer l’azote atmosphérique et de le mettre à disposition dans le sol. L’azote étant l’un des composants majeurs de la fertilisation.

- enfin, bien sûr, la diversification des ressources pour le fermier avec un arbre pouvant produire du bois pour la cuisine.

 

Pour cela, le GERES met en place un centre de démonstration et de formation sur ces techniques améliorées.

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Ci-dessus : De la culture en allée (ou "Alley Cropping"), l'une des techniques d'agroforesterie les plus efficaces mais les plus contraignantes : on cultive une rangée de terrain (la zone d'herbe sèche), on plante une rangée d'arbres (là où la terre est retournée et où pousse les jeunes plants).

 

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Une autre technique d'agroforesterie : les "Living Fence" ou Barrière végétale, plus simple à mettre en oeuvre; le but est simplement de remplacer la cloture du champs par une haie... une sorte de bocage en sorte.

 

 

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Un espace pour enseigner le compost et la culture maraichère

Cette dernière technique est enseignée pour leur apprendre à produire leurs propres aliments plutôt que juste produire du riz, le vendre et ne pas avoir assez d'argent pour acheter des légumes...

 

 

 

Mais seront aussi présentés, les foyers améliorés, un système d'irrigation simple et autres... Comme vous le voyez le centre en est encore à ses débuts et sa construction n'est pas encore achevée.

 

En parallèle, le GERES forme actuellement 50 « master farmers » à ces techniques pour qu’ils puissent ensuite à leur tour former les autres membres de la communauté grâce à ce centre de formation. A moyen terme, le but est que le GERES transmette le centre à la communauté pour qu'il soit géré collectivement.

 

Enfin, 3 pépinières ont été créées pour permettre d’alimenter la région en jeunes plants et favoriser le développement des techniques d’agroforesterie. Ces pépinières appartiennent à des gens des villages qui les ont construites moyennant un prêt fait par le GERES et qu'elles remboursent grâce à la vente des plants.

 

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Mon travail était d’interviewer les propriétaires de ces pépinières (grâce à l’aide d’un traducteur, évidemment) pour faire le point sur leur situation et voir comment le GERES pourrait les aider à se développer tout en augmentant leur autonomie.

 

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Maison d'un des propriétaires et sa pépinière 

 

J'ai donc passé un peu de temps au bureau pour préparer les questionnaires...

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Mon bureau à Phnom Penh

 

... avant d'aller sur le terrain pour quelques jours; là j’ai pu me rendre compte à quel point les conditions sont dures et le chemin pour les sortir de la misère est encore long.

 

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Des plants d'une pépinière qui n'ont pas été vendus pendant la saison des pluies et qui sont maintenant morts par manque d'eau

 

 

 

 

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Une vache, pas très épaisse...

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce village où l’électricité n’est disponible que si l’on a les moyens de se payer un générateur, les gens et les bêtes souffrent. D’autant qu’il fait très chaud pendant la journée et que la température ne baisse quasiment pas pendant la nuit. Ici, 3 douches par jour et une sieste aux heures les plus chaudes sont indispensables.

 

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Un puit, construit par une ONG...

 

C'est fou de ce dire qu'ici à peine 20% de la population a l'argent pour s'acheter une moto. Le prochain village (à 10km) est considéré comme très éloigné et c'est exceptionnel de faire le trajet jusqu'à bas...

 

Au-delà de mon travail en lui-même, cette expérience m’a permis de découvrir le fonctionnement et les règles d’une grosse ONG mais aussi un secteur d’activité que je ne connaissais pas et qui est finalement très intéressant. Ça m’a aussi, bien sûr, permis de voir le pays sous un autre angle, d’aller là où les touristes ne vont pas pour réaliser que même si le pays avance et que les gens ont cette joie de vivre inscrit dans leur âme, il y a encore un long, très long chemin à parcourir…

 

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La rue principale du village

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Published by alexetnatautourdumonde - dans Cambodge Bénévolats et ONG
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