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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 10:59

Région Quetzaltenango

 

 

Pour conclure notre tour du Guatemala voici une carte de nos périples. Vous pourrez remarquer que nous avons mis à profits nos week-ends pour découvrir « à fond » notre région, il faut dire qu’on a eu la chance de vivre à un endroit depuis lequel il y a vraiment plein de choses à faire…

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant nos deux dernières semaines en commun, nous avons fait la grande boucle, classique du touriste au Guatemala.

 

 

 

Carte Guatemala

 

 

 

Ces trois à quatre mois nous ont aussi permis de nous faire un avis sur ce pays, et les conditions de vie. C’est d’ailleurs rigolo de voir à quel point il est différent des touristes venus seulement passer 1 ou 2 semaines de tourisme « classique »…

Le Guatemala que nous avons découvert est sans doute le pays le plus pauvre que nous ayons visité et qui cumule le plus de problèmes : de la malnutrition infantile généralisée, à la corruption omniprésente à toutes les strates du pays, il y a encore beaucoup beaucoup à faire pour sortir le pays de la misère…

Il faut dire que leur histoire compliquée et déprimante ne les aide pas beaucoup. Après 30 ans de guerre civile (finie en 1996) et d’oppression des peuples indigènes, le pays est encore très marqué et les personnes manquent cruellement d’initiative et de nouvelles idées pour résoudre leur problème.

 

Mais dans ce tableau très noir, le tourisme, qui se développe rapidement, notamment au travers de nombreuses écoles d’espagnol, apporte une petite lueur d’espoir ; et les innombrables associations présentes dans le pays travaillent dur pour suppléer un état complètement absent.

 

Ce n’est donc pas le pays le plus facile que nous avons choisi de visiter…  Et notre avis final sera donc assez mitigé.

En raison de problèmes de santé (amibes) durables (mais désormais résolus)  et de grosses difficultés à trouver une association Natalie ne se sera pas vraiment plu dans ce pays où tout, même manger et boire, semble compliqué. Les gens sont très gentils et serviables, les paysages magnifiques mais la vie de tous les jours semble pesante, même pour les guatémaltèques. Au final, ça aura été une expérience inoubliable et exceptionnelle tellement elle aura été dépaysante, j’y ai beaucoup appris… mais j’étais très heureuse de m’envoler pour le Costa Rica…

 

Alexandre : les circonstances ont été, pour moi, plus favorables : les problèmes de santé ne sont rapidement devenus qu’un mauvais souvenir et l’association avec laquelle j’ai travaillé était exactement le genre d’expérience que je cherchais ; j’y laisse même quelques amis rencontré là-bas. Le pays n’était définitivement pas ce que j’attendais mais les gens tellement gentils et serviables sont seulement en train de redécouvrir leur glorieux passé Maya. Je pense qu’il ne manque tant de choses que ça pour que le pays progresse rapidement et retrouve la joie de vivre que 30 ans de guerre lui ont volée (1 ou 2 bons présidents pourraient tout changer…) ! Le potentiel du pays est grand, pour prendre les commentaires enchantés des touristes croisés sur les sites principaux, mais le Guatemala n’a toujours pas passé le cas lui permettant de trouver le chemin du développement comme sont en train de le vivre d’autres pays (Brésil, Costa Rica, Chili…). C’est dommage mais très enrichissant, au niveau personnel, d’avoir vécu ces 4 mois à Quetzaltenango.

 

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Published by alexetnatautourdumonde - dans Guatemala
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:48

Pendant que Natalie est au Costa Rica, je (Alex) suis rentré à Xela, notre ville du Guatemala pour finir son bénévolat.

 

Pendant les 4 mois du Guatemala, j’ai travaillé avec l’ONG Alterna. Il s’agit d’une association guatémaltèque qui a été créé il y a 3 ans par Daniel, un Mexicain… L’objectif d’Alterna est d’être un incubateur d’entreprises dans les domaines sociaux, environnementaux ou humanitaires ; c’est-à-dire d’appuyer des entreprises sociales existantes ou de développer des produits et des concepts pour créer une entreprise de toute pièce.

Alterna 

 

Une entreprise est déjà née de ce travail, la société Doña Dora qui construit et installe des « poêles à bois ». C’est bien sûr la version locale de notre poêle à bois qui ne sert ici qu’à cuisiner et non à se chauffer : On met le bois par une trappe en bas et il y a une plaque sur le dessus (genre une plancha) qui permet de cuisiner.  Mais ce poêle est particulier car la chambre de combustion est spécialement étudiée pour optimiser le rendement permettant une économie de bois de l’ordre de 30%. Il faut dire que la majorité des Guatémaltèques font encore leur cuisine au bois, y compris, dans les coins les plus reculés, sur un simple feu de bois au milieu de la cuisine. Le Guatemala est le plus grand consommateur de bois énergie de toutes les Amériques !! Et il n’y a, à ce jour, aucune gestion de cette ressource dans le pays, le sujet est donc d’autant plus important…

 

Mais ce n’est pas sur ce projet que j’ai travaillé. Je faisais partie de l’équipe dédiée au développement de Biodigesteurs. Les biodigesteurs sur lesquels nous travaillons sont des grands « sacs plastiques » (en vrai c’est quand même un peu plus compliqué que ça…)  formant une sorte de grand boudin (c’est vraiment grand, genre 6m de long pour 2m de diamètre). On les installe dans les fermes et ils permettent de valoriser les déchets organiques et les bouses des animaux.

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Tous les jours, le fermier alimente le biodigesteur de bouses de vaches pour produire, après digestion par le système, un engrais organique. C’est un peu le même principe qu’un compost mais à la différence majeure que comme la poche plastique est hermétiquement fermée, ce n’est pas le même type de bactéries qui interviennent pour détruire les déchets. Ici, ce sont des bactéries anaérobies (qui vivent sans oxygène) qui digèrent les déchets et elles présentent la particularité de produire, pendant ce processus, du méthane, un biogaz similaire au gaz naturel que l’on récupère et que l’on stocke pour pouvoir l’utiliser sur la cuisine de la ferme.  Dans notre exemple, le fermier a besoin d’utiliser la bouse que produisent 2 vaches et cela lui permet d’avoir environ 2heures journalières de gaz dans la cuisine et plusieurs dizaines de litres d’engrais par jour. Cet engrais est en plus beaucoup plus concentré et plus efficace que dans le cas d’un simple compost…

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Ce système n’est pas une invention d’Alterna, il est très très populaire en Asie et existe, à échelle industrielle, dans quelques villes ou fermes d’Europe. Pour exemple, la ville de Lille retraite tous les déchets organiques de l’agglomération de cette façon, produisant assez du biogaz pour alimenter tous les bus de la ville. En Amérique Latine, il est peu présent et le but d’Alterna est de le développer au Guatemala. L’association travaille actuellement à démontrer la faisabilité et la viabilité du produit grâce notamment à un financement permettant l’installation des 15 premiers systèmes dans le pays. Une fois cette étape passée, le projet sera sans doute assez mûr pour créer une entreprise sur ces bases…

 

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J’ai travaillé sur différentes parties du projet dont notamment des visites de fermes et de communautés dans des parties très reculées du pays, et plusieurs installations. C’est vraiment agréable de travailler dans une association aussi dynamique et motivée et avec une équipe aussi multiculturelle (1 Mexicain, 2 Guatémaltèques, 1 Canadien, 1 Anglaise, moi et ponctuellement 1 Australien et 1 Américain) !! Et cerise sur le gâteau c’est un plaisir d’enfin travailler pour réaliser quelque chose qui a du sens...

 

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Published by alexetnatautourdumonde - dans Guatemala Bénévolats et ONG
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 11:44

Petite aparté sur le Guatemala et les habitudes de conduite des Guatémaltèques (maintenant que nous ne sommes plus dans le pays, on peut en parler sans risque de faire peur à nos parents…).

 

014 Conduite

 

Premièrement, il faut préciser que Xela (notre ville) est située dans les Altiplanos (les hauts plateaux) qui n’ont de « planos » que le nom. Les routes dans cette région du pays passent leur temps à monter ou descendre, à cheminer à flanc de montagne ou à enchainer les virages serrés.

 

- Mais malgré ces routes compliquées, tout le monde se double sans vraiment tenir compte du manque de visibilité ou du virage qui vient juste devant nous. Il faut dire que sur ce genre de route, il est difficile d’aller très vite (et de dépasser les 60 km/h) et les gens doivent penser qu’à cette vitesse on peut toujours trouver un moyen de se rabattre à temps…

 

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- Une autre habitude un peu particulière est que si l’on a la malchance de tomber en panne, pour signaler le problème, on n’utilise pas de triangle comme en France… On va simplement dans le bas-côté chercher une grosse branche que l’on place au milieu de la voie, 50 ou 100m devant la voiture en panne ! C’est un peu bizarre la première fois mais c’est au final assez pratique. Le seul petit problème est que, une fois l’incident terminé, la branche est souvent oubliée, restant au milieu de la route…

 

- De même sur les grands axes qui sont à double voie et limités en théorie à 110km/h, on peut tout à fait marcher le long de la route ou traverser… c’est même tout à fait normal !! Et il est également habituel de s’arrêter sur le bord de la route (c’est-à-dire une roue sur le bas-côté et les 3/4 de la voiture sur la voie de droite), que ce soit un bus qui veuille déposer quelqu’un ou simplement un arrêt pipi d’un des passagers d’une voiture !! Pas de problème, les autres voitures peuvent se mettre sur la voie de gauche pour passer…

 

016 Conduite 

 

- Le pire a même été de voir une fois une voiture arrêtée sur la voie de gauche d’une double voie, sans clignotant ni warning, avec la personne à côté de sa voiture en train de téléphoner tranquillement…

 

- Dans le registre des « exploits » des Chicken bus : sur une double voie, nous avons croisé des travaux bloquant nos voies et avec une déviation nous faisant passer sur les voies d’en face. On se retrouve donc de l’autre côté de la route, limité à 40km/h avec des voitures venant à contre sens (Jusqu’ici rien d’anormal, c’est comme on le ferait en France…). Sauf que notre bus n’a pas du tout ralenti et continue à plus de 100km/h ! Et comme tout le monde ne roule pas aussi vite, il se retrouve vite coincé derrière une autre voiture… Mais pas de problème, il ne ralentit toujours pas et décide de doubler ce lambin! Il se déporte sur la voie de gauche comme il le ferait sur une autoroute normale et double !! Sauf qu’on est quand même dans une zone de travaux et qu’il y a des voitures qui viennent en face !!!

 

- Et enfin dans le registre des Grands Cinglés, le 1er prix revient sans conteste à cette histoire : en arrivant prêt de Guatemala City, sur la double voie qui commence à devenir bien chargée en se rapprochant de la capitale, nous avons croisé une course de vélo ! Une petite centaine de cyclistes font la course…. sur la voie rapide ! au milieu du trafic et des voitures roulant à 100 km/h !!!

Et j’ai eu beau demander à quelques Guatémaltèques, personne n’a eu l’air vraiment choqué…

 

 

017 Conduite

 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:55

1er Août

 

Un petit retour en arrière sur une activité que Natalie a faite seule, lors de son dernier mercredi à Xela…

 

Comme vous vous en souvenez peut-être, nous avons grimpé deux fois le volcan Santa Maria  dans l’espoir d’avoir une superbe vue sur la région en générale et sur le Santaguito, volcan actif, en particulier, sans absolument aucun succès… résultat j’ai décidé de participer à une petite rando qui va jusqu’à un point de vue sur le volcan actif en question.

 

J’ai choisi d’y aller avec Quetzaltrekkers, les mêmes avec qui on avait grimpé le Tajumulco. Leur état d’esprit nous a vraiment conquis, et en plus comme ça je peux dire que j’ai quand même fait un peu de « bénévolat » pendant ces trois dernières semaines en soutenant leurs projets…

Pour cette rando, nous serons quatre filles (3 américaines et moi) et deux guides. Rien besoin de porter à part une bouteille d’eau et un manteau, ce sont les guides qui portent le petit déjeuner… ça change largement du Tajumulco et les 8 kg sur le dos !

 

Départ à 5 heures cette fois, depuis la maison, pour commencer la randonnée au même endroit que la montée au Santa Maria : c’est juste la 3ème fois que je me coltine cette demi-heure de montée dans la rocaille, entourée de champs de maïs … mais cette fois c’est de nuit, à la lampe torche, avec vue sur les lumières de Xela en contre-bas…

Il fait jour lorsque nous arrivons au moment où nous nous écartons du chemin habituel vers le sommet pour contourner le colossal volcan par la droite. Enfin un changement de paysage, et il fait super beau !! (Comme souvent lorsqu’on ne grimpe pas le Santa Maria !) Du coup, on a une vue très dégagée sur les montagnes et les vallées environnantes

 

134 Vue depuis Mirador Santaguito

 

Ce qui change aussi, par rapport aux autres randos, c’est qu’après 40 minutes de marche (et une pause « fruits secs » !), ce n’est plus que du plat : petite ballade sympa dans la forêt pendant encore 40 minutes et voilà ! Au détour du chemin surgit, comme ça, la vue sur le Santaguito tant attendu !! Même pas fatigués qu’on est déjà arrivés !!

 

Et voilà qu’une des américains demande si le Tajumulco est « beaucoup plus dur que ça » !! Je ne peux pas m’empêcher de répondre avant le guide « ah, oui, carrément !!!! » La spontanéité de ma réaction l’a bien fait rire…

 

Cette journée est parfaitement ensoleillée, et nous avons tout loisir d’apprécier ce superbe paysage en attendant que l’eau boue et que nos guides installent le petit déjeuner !

 

Qu’il est bon ce chocolat chaud à l’ombre du Santa Maria nous nargue depuis là-haut avec son sommet dégagé…

 

133 Santa Maria

 

Ce qu’il y a de bien avec le Santaguito c’est que comme il explose toutes les 30 à 40 minutes environ, on est sûr de l’entendre gronder et de voir de la fumée se dégager !

 

Nous aurons la chance de voir une explosion un peu plus forte que les autres, qui a été précédée par un grondement sourd, tel un tonnerre.

 

137 Santaguito

 

 

136 Santaguito

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le volcan paraît très petit à côté de sa grande sœur de 3200 m. En plus, comme il crache sans cesse de la fumée et des poussières ses flancs sont intégralement recouverts de « cendres ». On a donc vraiment l’impression de regarder un ilot lunatique dans un écrin de verdure, on dirait que ce paysage s’est trompé de place…

 

 135 Santaguito

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:15

16 Août

 

Nous voilà arrivés au dernier site touristique de notre périple de deux semaines : Copan, site Maya, inscrit au Patrimoine Mondial Culturel de l’Humanité depuis 1980.  Pour l’occasion on fait une petite infidélité au Guatemala pour faire une incursion au Honduras.

 

Il nous faudra quelques heures pour atteindre le poste frontière Guatemala/Honduras depuis Rio Dulce.

 

En théorie Guatemala-Honduras-Nicaragua-Salvador ont signé un accord de libre circulation genre Schengen pour simplifier le passage d’un pays à l’autre donc en théorie sans frais supplémentaires au passage des frontières… évidemment ça, c’est la théorie : pour entrer au Honduras, il y aura bien un contrôle de douanes et on paiera une « taxe » à la sortie du Guatemala ET à l’entrée au Honduras en échange d’un tampon supplémentaire sur nos passeports et d’un petit bout de papier nous autorisant à aller dans la région de « Copan Ruinas »!

 

Après ce passage de frontière il nous reste une vingtaine de kilomètres à parcourir jusqu’à la ville de Copan Ruinas. Petite particularité hondurienne, ici le site archéologique s’appelle Copan et la petite ville d’à côté Copan Ruinas... ne cherchez pas de logique, on en a pas trouvé... En tout cas, dès la descente du bus, on ne peut qu’aimer cette très charmante et bien apprêtée petite ville.

139 Copan Ruinas

 

La ville, dont l’activité principale est le tourisme, est organisée autour d’une place principale fleurie depuis laquelle partent toutes les rues pavées alternant commerces, restaurants et hôtels… mais elle ne ressemble pas à une usine à touriste (Copan est pourtant l’un des sites phares du Honduras...), elle est plutôt apprêtée et à un peu de l’élégance d’un petit village touristique français.

140 Copan Ruinas 

A la descente du bus nous attendent, comme d’habitude des rabatteurs et nous suivons donc une petite chinoise jusqu’à un hôtel, où nous déciderons tout de suite de rester : sa terrasse avec hamacs, chaises en osier et petite cuisine nous a tout de suite séduite !

 

Le lendemain, les ruines n’ouvrant qu’à 8 heures, nous avons largement le temps de profiter d’un petit déjeuner typique dans un restaurant local, bien moins chère que tous ceux pour touristes de la place !

Seul 1 km sépare la ville du site des ruines, alors pour une fois nous pouvons marcher jusqu’au site ! Le chemin est vraiment fait pour ça : un sentier est aménagé à l’écart de la route pour mener depuis la ville aux deux sites Mayas les plus proches !


 141 Site de CopanLe site de Copan a commencé à prendre de l’importance en 426 ap JC avec l’arrivée d’un nouveau roi au pouvoir, Grand Soleil, qui fonda une nouvelle dynastie. Les archéologues ont d’ailleurs découvert aue ce nouveau roi était en réalité envoyé par Tikal qui souhaitait étendre son emprise sur le sud du monde Maya en créant une ville forte à Copan. L’alliance entre ces 2 villes ne s’est par la suite jamais démentie.

Mais, il faut ensuite le 11ème (Serpent de Fumée) et le 12ème roi (Jaguar de Fumée) de la dynastie pour que la ville face un nouveau bond en avant : sous leur impulsion la population croit rapidement et les constructions se multiplient à l’intérieur et en dehors de la ville.

Mais c’est avec l’arrivée du 13ème roi, Uaxaclajuun Ub'aah K'awiil (18-Lapins ( !? ) ), en 695, que la ville atteint son apogée. Le commerce est florissant et les constructions sont permanentes attirant toujours plus de nouveaux arrivants notamment grâce aux grandes fêtes rituelles avec auto-sacrifice et sacrifices humains réalisés régulièrement ! Copan parvient même à vaincre divers cités aux alentours étendant encore son emprise. 

 

Mais…

en 738…

18-Lapins se fait capturer par la ville rivale de Quiriga. Et 6 jours plus tard, il fut décapité lors d’une grande cérémonie. Copan vient de perdre sa main-mise sur cette région du monde et les succésseurs de 18-Lapins auront bien du mal, malgré leurs efforts et les constructions monumentales qui se poursuivent, à rendre sa vitalité et sa force à Copan…

 

151 Site de CopanMais un autre mal ronge Copan depuis plusieurs années. La forte densité de la région entraina une déforestation massive, notamment les flancs des montagnes, pour permettre de nourrir toute la population (20 000 habitants) : résultat, avec l’érosion les sols se sont appauvris et avec le déboisement les inondations sont devenues plus fréquentes…  En examinant les restes humains datant des VIIIème et IXème siècles les archéologues ont relevé des signes de malnutrition, d’épidémies et constaté un accroissement de la mortalité infantile.

 

Au Xème siècle, Copan est abandonnée, vaincu par ses problèmes environnementaux. Combien de civilisations se sont éteintes pour ces mêmes problèmes (Copan, Tikal, Angkor au Cambodge, l’Egypte,…), cela ressemble à un avertissement que notre civilisation actuelle ne semble pas prête à entendre…..

 

Les conquistadors espagnols ont découvert le site en 1570 mais les fouilles ne commenceront qu’en 1839 sous l’impulsion d’américains.

Ce site est considéré, avec Tikal comme l’un des sites Mayas les plus intéressants.  Sa disposition est conforme à la pensée cosmologique Maya : le monde est orienté selon les quatre points cardinaux avec un centre qui en constitue l’axe. A Copan, un Centre cérémonial, appelé Groupe Principal est composé d’une Grande Place et d’un Acropole, représente l’Axe du Monde. Il est entouré de secteurs d’habitations situés aux quatre points cardinaux et reliés au centre par des chaussées appelés « sacbe »

 

 

Après avoir payé nos tickets, nous marchons quelques mètres pour arriver au poste d’entrée du site à proprement parler. Un comité d’accueil coloré nous attend :

143 Site de Copan

 

 

142 Site de Copan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les aras rouges, sauvages !!! (mais très habitués aux hommes). Ils appartiennent à un programme de réintroduction de l’espèce dans cette vallée du Honduras.

 

Pas mal de photos plus tard, nous pénétrons enfin sur le site à proprement parler : la Grande Place. Sur une pelouse impeccablement tenue se dressent un douzaine de stèles sculptées représentant des souverains, en générale 18 Lapins, ou des divinités. Toutes les stèles étaient peintes à l’origine, et on en voit encore quelques traces aujourd’hui !!

145 Site de Copan

146 Site de Copan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les stèles sont orientées est-ouest de façon à être éclairées par le soleil levant et couchant. A l’inverse de Tikal, elles ont été construites dans des pierres dures et les fines sculptures sont encore bien visibles. C’est sans conteste les sculptures les plus élaborés et détaillées que nous ayons vu dans le monde Maya !

147 Site de Copan

149 Site de Copan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

153 Site de Copan

 

 

152 Site de Copan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Altar (autel) en forme de tortue                                             un Altar en forme de tête de démon

 

Le terrain de jeux de balle :

Ce jeu de balle que l’on trouve dans toute l’Amérique Centrale est une sorte de « football Maya » : les but sont constitués de cerceaux  placés en hauteur aux 2 extrémités du terrain et la balle était faite de caoutchouc et rebondissait sur les côtés du terrain. Cela a forcément surpris les conquistadores qui ne connaissaient pas encore le caoutchouc. Les joueurs ne pouvaient toucher la balle qu’avec leurs genoux, coudes ou hanches ! Et l’éauipe perdante… était mise à mort…

154 Site de Copan


En effet, c’était plus qu’un jeu, c’était un rituel religieux symbolisant la lutte entre les forces vitales du monde terrestre et le Monde Inférieur correspondant à la mort. Le jeu de balle est d’ailleurs un des éléments centrals du Popol Vuh, la « bible » des Mayas.

 

Ce terrain est remarquable par son état de conservation et sa taille : c’est le 2ème plus grand d’Amérique Centrale.

 

Cette grande place est bordée par l’acropôle. Un très grand ensemble surélevé de structures à destination rituelle ou résidentielle. C’est notamment le palais du roi et des lieux de religieux de première importance.

 156 Site de Copan

Vue depuis l'Acropôle

 

L'Escalier Hyéroglyphique :

163 Site de Copan : escalier hyéroglyphique

Représentation de ce à quoi ressemblait l'Escalier


Et sur le flan de l’une de ces monuments se trouve l’Escalier monumental, sans doute le plus bel édifice du site, qui comporte le plus long texte Maya connu avec plus de 2 500 glyphes. Une grande bâche est installée dessus pour le protéger des dégats du temps et des intempéries…

160 Site de Copan : escalier hyéroglyphique


Malheureusement sur les 63 marches, seules 15 ont été trouvées à leur place, dont 5 partiellement détruites : les autres s’étant effondrées, elles ont été replacées de façon arbitraire durant la restauration de 1935. A cette époque, on ne savait pas déchiffrer les glyphes… Maintenant les archéologues sauraient les traduire mais l’escalier ressemble à une soupe de lettre… Le puzzle grandeur nature de 1100 pièces reste donc encore à déchiffrer… Le texte raconterait apparement la chronique de la dynastie de Copan, et les personnages assis au centre de l’escalier représentent certains de ces souverains.

159 Site de Copan : escalier hyéroglyphique


 

 

162 Site de Copan : escalier hyéroglyphique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La statue qui manque a été « offerte » par un gouvernement Guatémaltèque à l’université de Harvard… A l’époque, un accord entre le Honduras et les Etats-Unis stipulait que les chercheurs de Harvard réaliseraient les fouilles « gratuitement » mais pouvaient emmener les pièces qui les intéressaient.

161 Site de Copan : escalier hyéroglyphique


C’est ici que nous entendrons un guide dire que Copan est considéré comme « le Paris antique » car très décorée et rempli de magnifiques scultures ; et Tikal comme « le New York antique », toute en hauteur, mais sans décoration…  Très flattés, nous apprécions la comparaison !

 

L’un des autres édifices particulièrement renommé du site est l’Autel Q :

164 : Site de Copan : stèle Q

Un bloc de pierre sculpté de 1,50 m de côté représentant 16 personnages assis, 4 par 4 sur chaque côté. Il représente les 16 souverains d’une même dynastie qui semblent se passer les symboles du pouvoir. Cette composition véhicule ainsi un message au centre de la pensée politico-religieuse Maya classique : le souverain tire son pouvoir de ses ancêtres, avec qui il communique directement.

165 : Site de Copan : stèle Q

A côté de cette stèle les archéologues ont découvert 15 jaguars sacrifiés, représentants vraisemblablement les 15 ancêtres…

 

 

Après cette très riche matinée nous trouvons tout de même assez d’énergie pour visiter une autre partie du site, à 2 km de là : Les sépultures.

 

C’est un nom bien étrange car ce n’était en fait pas du tout un cimetière, mais plutôt un lieu d’habitation. Il s’appelle en fait comme ça car traditionnelle les morts étaient enterrés sous leur maison pour protéger la demeure de leur descendants. Nous sommes donc dans un quartier résidentiel et nous avons donc pu visiter un tas de maisons aux toits détruits, au milieu de la jungle, sans aucun autre touriste !

169 : Site de Copan, les sepultures 


Les toits étant faits de végétaux, ils n’ont bien-sûr pas résisté au temps… mais nous pouvons tout de même voir que les maisons étaient en fait de simples pièces uniques dans lesquels se trouvaient uniquement les lits, en pierre ! La cuisine était commune, dans un autre bâtiment spécialement dédié à cela.

172 : Site de Copan, les sepultures

170 : Site de Copan, les sepultures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a également l’un des grands réservoirs d’eau de la ville, aujourd’hui un étang rempli de reseaux. Mais il faut quand même noter que tout le centre de la ville (à 2km de là) était équipé d’un intelligent système de dreinage des eaux de pluies qui étaient récupérés sur toutes les places et qui étaient amenées jusqu’ici ! Et le plus surprenant est que ce système de dreinage fonctionne toujours aujourd’hui !!

 

Sur ce site il y avait également un lieu réservé à l’astronomie que nous a fait visiter un garde, qui a participé aux fouilles.

Il a pu nous donner pleins d’information c’était très intéressant.

 

Nous avons au passage pu rencontrer quelques bébêtes plus ou moins sympathiques et un bon no,bre d'oiseaux insaisissables.

173 : Site de Copan

 

 

174 : Site de Copan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le site ferme à 16h et nous sortons à …15h45…juste le temps de se retrouver à la hauteur de l’entrée du site principal que nous rentrons au village avec les employés !

 

 

Ce soir nous faisons la connaissance d’un jeune français qui a carrément le virus du voyage : il ne prend pas de congés payés et tous les 2 ans environs il demande un congé sans solde de quelques mois à son patron… qui commence à en avoir marre…

176 Dernier matin à Copan


Nous avons passé une super soirée à discuter, à échanger les bons plans, et à déguster un BBQ hondurien : la meilleure viande mangée depuis 4 mois !!!

 

Nous avons simplement adoré notre petite incursion an pays Maya-hondurien mais il signe la fin de notre périple.

 

Demain nous repasserons la frontière (gratuitement cette fois, grâce au petit papier) et on mettra près de 10 heures pour rejoindre Antigua !! Tout ça pour faire local, et économiser quelques sous ! D’habitude ça marche très bien, mais cette fois ce ne fût pas si facile que d’habitude…il y a des fois comme ça… (en théorie ça n’aurait pas dû prendre plus de 6 heures, même par ce moyen de transport…).

A la base on aurait dû faire ce trajet la veille de l’avion de Natalie pour le Costa Rica et elle est ravie que nous ayons un jour d’avance !!

 

Pour l’occasion, nos deux dernières nuits ensemble avant 3 semaines de séparation,  nous avons choisi un super joli hôtel, chambre privée et super petit déjeuner inclus.

Lors de notre dernier jour ensemble, à Antigua, rien de spécial mais beaucoup de petites choses à faire (marché artisanal, acheter du produit à lentilles, des cartes postales,…), un dernier restaurant typique à midi et une soirée délicieuse dans un restaurant italien servant du bon vin…

Dimanche 19 Août : 7h30, c’est l’heure de se séparer :

 

Alex rentrera à Xela…

 et Natalie va au Costa Rica. Au programme : 2 semaines à travailler dans un zoo et une semaine de tourisme…

 

on se retrouvera dans 3 semaines !!

 

PS : Nous fêtons ici notre 100ième article sur le blog. Merci à tous de nous suivre régulièrement et pour les commentaires et les messages d'encouragement que nous sommes toujours ravis de lire...

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Published by alexetnatautourdumonde - dans Guatemala
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 04:09

12 au 14 Août

 

Pour ces prochains jours nous faisons une pause dans notre visite de vieilles pierres et partons vers la côte Caraïbe ! Si vous prenez une carte du pays, la côte de ce côté est assez étroite, coincée entre le Belize au nord et le Honduras  au sud. Le pays aurait bien pu avoir l’état du Yucatan au Mexique mais suite à un accord signé au 19ème siècle il l’a gracieusement cédé à son grand voisin du nord…

 

ICI un peu de précisions :

Nous avons voulu faire un détour par cette côte car elle est réputée jolie mais aussi parce que son histoire et toute différente de celle du reste du pays.  Cette région côtière a été peuplée par les esclaves noirs amenés d’Afrique jusqu’aux Caraïbes, par les anglais lors de la période de la traite des noirs. Résultat l’ambiance du coin est connoté « caraïbes » (comme on l’imagine), ce qui tranche nettement avec l’ambiance dans le reste du pays !

Rendez-vous au pays des garifundos : plus « tranquilles », souriants, peau noire, cheveux crépus, langue mélant l’espagnol, l’anglais et le créole (imaginez la mixture !)  et cuisine aux saveurs de fruits de mer et coco…

198Trajet LIvingston-Rio Dulce

Un pélican. Ils sont présents par dizaines le long de la côte

 

Enfin, pour atteindre ce petit ilot paradisiaque depuis Flores il nous faudra faire 6 heures de bus , en compagnie d’un nouveau compagnon de voyage australien très sympa et « no worries » à l’australienne, jusqu’à notre premier arrêt : Rio Dulce. On est pas encore sur la côte Caraïbes mais on est pas très loin... Rio Dulce est le long d’une rivière et du lago Izabal (le plus grand lac du pays) à seulement une trentaine de km de la côte. On nous avait dit le plus grand bien de cette ville mais à notre arrivée ce n’est qu’une ville comme une autre, au bord de la rivière…

 

On est un peu déçu mais, finalement, une autre bonne surprise nous attend. Après avoir regardé les prospectus proposés par un rabatteur qui nous attendait à la sortie du bus, nous choisissons un des hôtels au bord de l’eau le moins cher car ils ont tous l’air identique sur les plaquettes qu’il nous montre…

Et bonne pioche ! Petites cabanes en bois sur un affluent tranquille du Rio Dulce, entourées de forêt !!

181 Casa Perico

 

180 Casa Perico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un déjeuner rapide nous enfilons nos maillots de bains pour aller, en canoë jusqu’à un spot de baignade !!

179 Rio Dulce


On passera le reste de l’après-midi à se baigner dans cette eau tiède, entourés de spacieuses maisons en bois aux grandes baies vitrées et dont les garages renferment de luxueux yachts…

On sent bien qu’ici la vie est douce et que les riches guatémaltèques et américains l’ont bien compris...


178 Rio Dulce

 

180 Rio Dulce

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et pour bien finir, la soirée se terminera autour d’un cocktail et d’un guacamole maison…


 

Lendemain matin, départ vers Livingston sur la côte. Mais « petite particularité », la ville n’est accessible que par bateau ! Et elle n’est pas sur une île ! Elle est bien sur le continent mais il n’y a « juste » pas de route pour y aller... Nous partons donc, en bateau pour 2 heures à descendre la rivière. Ce matin nous récupérons deux compagnons supplémentaires : un irlandais et un slovène ! Il y a aussi un couple de français qui nous suit depuis Flores  mais avec qui nous n’avons pas encore eu de vraie conversation…

182 Fort de Rio Dulce

Le fort de Rio Dulce


Le trajet est supposé être un « tour », différent d’un simple transport…en réalité la seule différence est qu’on s’arrête 20 minutes au niveau d’une source d’eau chaude, soufrée, pour se baigner.

184 Rio Dulce vers LIvingston, sources chaudes

L'eau est bien chaude,

seul petit problème, les sources d'eau chaude sulfurées, ça sent pas très bon...


La vraie attraction du trajet, et une des raisons pour laquelle on a choisi de venir dans ce coin du pays, est que la dernière portion du trajet se fait à travers une gorge : la cueva de la vaca. Ici la rivière se rétrécit, les bords s’élèvent rapidement formant des falaises calcaires  d’une cinquantaine de mètres. Et comme nous sommes dans un pays au climat tropical (enfin ici en tout cas...), les falaises  sont recouvertes d’une épaisse forêt... C’est effectivement un paysage très joli et agréable...

185 Rio Dulce vers LIvingston


Arrivés à Livingston nous découvrons une ville assez calme (nous verrons plus tard et le lendemain qu’en raison de la chaleur il n’y a pas trop d’activités l’après-midi…) mais dont les habitants et l’ambiance sont complétement différents de ce que nous avons vus jusqu’à maintenant.

194 les rues de Livingston

 

C’est donc à 5 que nous débarquons et que nous nous faisons escorter par les rabatteurs jusqu’à l’hôtel de notre choix (ou plutôt celui de l’australien).

Comme nous repartons le lendemain, et qu’il est déjà 13h30, nous devons vite nous décider sur l’activité à faire pour profiter au maximum de notre temps ici.

 

Nous choisissons le site le plus proche : los Siete Altars, à tout de même 1h30 de marche… Sur les recommandations du propriétaire de l’hôtel nous parcourons  près de la moitié du chemin en ville, sous un soleil de plomb jusqu’à un pont qui mène à la plage. Notre ballade urbaine confirme que c’est l’heure de la sieste, et nous croiserons juste assez d’habitants pour pouvoir demander notre chemin !

193 Plage de LIvingston

Le pont menant à la plage

 


Une fois sur la plage c’est plus facile : tout droit !

192 Plage de LIvingston

 

En route nous nous arrêtons chez une française (Joelle) qu’on nous a recommandé à Aguateca (!) pour discuter et regarder ses tableaux qui représentent des scènes de la vie quotidienne, faits de plumes, de feuilles, peaux d’animaux… Son travail est très fin et très bien fini. Elle nous recommandera aussi deux restaurants et essayera de convaincre Natalie de venir travailler ici car le véto le plus proche est à une heure de marche et 30 minutes de bateau et en plus il ne veut pas stériliser ses chiennes !


Mais à papoter comme ça on en oublierait presque notre destination : les Siete Altars, successions de piscines dans une forêt tropicale.

187Siete Altars 

 

186 Siete Altars

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous en avait dit tellement de bien que nous sommes un peu de déçus de trouver les cascades entre les piscines à sec et les zones où nager assez limitées (il n’a pas plu depuis plusieurs jours)… après Semuc Champey, ces piscines paraissent bien petites et l’eau beaucoup moins claire… 

189Siete Altars

188 Siete Altars

190 Siete Altars

 

Malgré cette petite déception, l’après-midi a été agréable, et ce fût une petite ballade sympa dans la forêt, et une rencontre agréable avec Joëlle…

 

Par contre, les plages, réputées sales autour de Livingston ont tenu leur promesse ! Elles sont toutes petites et REMPLIES de détritus !! Plastique, chaussures, brosse à dents,… on trouve de tout ! Et le pire c’est que ça ne vient même pas forcément des habitants de Livingston...

191 Plage de LIvingston

Une photo de la plage en visant bien pour éviter les détritus


Le problème vient plutôt d’une mauvaise habitude des Guatémaltèques de tout jeter par terre, en particulier quand ils sont en voiture. Et ce n’est d’ailleurs pas rare de voir le moindre ravin en bord de route se transformer en décharge sauvage... Tous ces détritus dévallent les pentes, se promènent dans les vallées, transportés par la pluie jusqu’à rejoindre une rivière. Et leur croisière finit généralement dans l’océan et après ce long périple sur les plages de Livingston.... Rien ne se perd, rien ne se crée...

 

 

Le soir venu, on se retrouve à cinq pour aller dîner dans l’un des deux restos recommandés par Joëlle. La gérante est extrêmement agréable et ses plats traditionnels à tomber !

- Tapado pour Natalie : poisson grillé et riz accompagnés d’une soupe à base de lait de coco, crevettes, escargot de mer, poulpe.

- et un autre truc pour Alex (on ne se souvient plus du nom mais c’est aussi un plat tipique...) : poisson accompagné d’une soupe au lait de coco avec des crevettes et une purée de plantain

 

 

Pour le déjeuner du lendemain nous testerons, en amoureux, l’autre resto recommandé par Joëlle.

 

Cette fois Alex prendra le plat que Natalie avait pris la veille (il est meilleur, notamment à cause de la purée de platains au fond de la soupe qui forme une boule un peu trop compacte !), dans lequel il y a cette fois du crabe (!)

196 Déjeuner à LInvingston

ça n'a pas forcément l'air mais c'était très bon...

 

et Natalie se régalera d’une langouste (!!) grillée accompagnée d’une autre spécialité locale le « rice and beans » (qui veut juste dire qu’au lieu de mettre les haricots à côté du riz, ils mélangent les deux, et assaisonnent avec du lait de coco!!).

197 Déjeuner à LInvingston


Vous l’avez remarqué, cela fait beaucoup de fruits de mer et de lait de coco mais il faut dire que quand les seuls voies d’accès sont par la mer, tout devient vite très cher alors on utilise les seuls produits qu’on trouve sur place : les produits de la mer et les cocotiers qui poussent sur les plages...


Dans la matinée nous avons quitté nos compagnons qui avaient d’autres destinations et exploré plus largement le village mais nous n’y avons pas trouvé de charme architectural particulier.

195 les rues de Livingston

 

Son principal attrait réside dans son ambiance et dans les origines ethniques variées (africains, européens, indiens, latinos) de sa population (alors que le Guatemala en général est très peu métissé, malgré les nombreuses populations Mayas)

 

 

A nouveau nous rebroussons chemin à travers le canyon...

200 Trajet LIvingston-Rio Dulce

199 Trajet LIvingston-Rio Dulce

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... jusqu’à notre hôtel au bord de l’eau…  Nous arrivons suffisamment tôt pour pouvoir profiter à nouveau des canoës et aller nous baigner…

 

En réalité le retour à l’hôtel de Rio Dulce n’était pas du tout une bonne idée au niveau logistique (coût/temps/transport) mais nous étions supers contents de retrouver cet hôtel et sa tranquillité, ses eaux de baignades,… (et son propriétaire un peu lunatique)

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 04:08

11 Août

 

Enfin, enfin, nous voilà au site que vous attendez tous (si si, même d’ici on le voit bien...), que vous connaissez si vous vous êtes déjà intéressés, même un petit peu, aux Mayas : TIKAL !!

 

 

Après nos « petits » sites précédents nous sommes prêts, et excités nous aussi de découvrir le plus grand site Maya.

 

018 Maquette de Tikal

 

Tikal et Le site Maya des superlatifs : c’est la plus grande ville du monde Maya, le centre-ville occupait 16 km², la population dépassait les 50 000 habitants (!) et en incluant « la banlieue » atteignait plus de 400 000 ( !!! ). Le centre contient les ruines de plus de 4 000 structures dont la plus grande pyramide construite par les Mayas (70m !). Tikal étendit son pouvoir d’abord sur toute la plaine Nord-Est du Guatemala puis engloba plus tard tout l’Est du Guatemala allant jusqu’au Honduras. Mais la cité avait des accords politiques et commerciaux avec tout le monde Maya et il était courant de trouver à Tikal des obsidiennes des Altiplanos, du sel venant de la péninsule du Yucatan (Mexique) ou du jade du Honduras.

 

Tikal a été découverte en 1848, et déclaré Parc National en 1955 mais ce n’est qu’en 1979 que l’UNESCO l’a déclaré « Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité »

 

033 Groupe F

 

 

Nous arrivons dans l’après-midi dans la ville de Flores qui est le principal point de départ des excursions pour Tikal.

La ville de Flores se révèle en fait être une bonne surprise ! Nous nous attendions à une ville surchargée par le tourisme, transformée en Disney Land, aux prix exubérants,... un peu comme nous l’avions vu à Antigua ou au Cambodge près des ruines d’Ankgor. Mais en réalité nous nous retrouvons dans une ville charmante, située sur une petite île au milieu du lac de Péten Itza.

 

Les hôtels et les restaurants  sont effectivement très nombreux, et alternent parfois avec les magasins de souvenirs… mais la ville a su garder son charme tranquille grâce à des habitants encore présents et un « front de lac » très fréquenté par les locaux. Nous avons pu facilement trouver un petit resto en bord de lac pour manger des crevettes et du poisson, en compagnie de locaux et... d’un match de foot espagnol (qu’ils suivent avec passion)…

 

Par contre, la ville n’ayant qu’une seule attraction à proposer : Tikal, toutes les excursions sont identiques et les prix aussi… donc on fait comme tout le monde et on réserve une sortie pour 4h30 le lendemain matin.

022 Tikal

 

Après une courte nuit on monte dans un van avec trois autres personnes, toutes aussi endormies que nous, pour 65 km à travers la forêt jusqu’au site de Tikal que nous atteindrons 1h30 plus tard, pile à l’ouverture de 6h.

Le soleil est déjà levé mais le site est encore dans une brumeuse ambiance mystique…

 

Après avoir attendu les autres bus nous partons avec 20 autres visiteurs (!), accompagnés de notre guide anglophone super dynamique (l’hispanophone avait moins de touristes mais il nous paraissait moins enthousiaste…) à travers les « complexes Q », « complexes F » et les temples III, IV ou V,… (pas très sexy comme nom de temples mais plus pratique que des noms Mayas imprononçables...)

 

Nous rencontrons à nouveau des singes hurleurs, l’arbre Ceiba et une mygale que notre guide a fait sortir de son trou, et enfin un premier temple.

020 Tikal : Mygale

 


Les archéologues ont trouvé des traces de vie sur le site de Tikal dès 1 000 av JC et les premières constructions importantes datent de 400 av JC. Mais à cette époque, Tikal n’est qu’une ville parmie d’autres du monde Maya. Il faut attendre le IIIème siècle (ap JC) et l’arrivée de Yax-Moch-Xoc pour que Tikal deviennent une ville importante. C’est le début de la période Classique et la ville prospère et gagne en influence. Mais en 380, elle est attaquée et défaite par la ville de Teotihuacan située quand même à plus de 1 300 km de là (!!!). Elle n’est cependant pas détruite, la cité mexicaine se contentant de l’annexer, installant au pouvoir un nouveau roi originaire de Teotihuacan.

Tikal continue donc son expansion, s’appuyant même sur ses relations avec Teotihuacan et au Ve siècle, elle est la ville la plus importante du monde Maya.



Etant données la taille et l’importance de la ville, elle est aussi le centre religieux de la région et possède de nombreux  temples dédiés aux cérémonies où servant de tombeaux aux rois défunts. Une autre construction importante sont les  centres astronomiques construits à partir de pyramides au toit plat.

 

Le premier complexe que nous visitons (complexe Q) est le plus grand complexe de pyramides jumelles de Tikal. 2 pyramides exactement identiques se faisaient face et le complexe servait justement de centre astronomique.

021 Tikal 

Pour les Mayas, le Soleil, la Lune mais aussi Venus étaient des divinités importantes et leurs mouvements dans le ciel étaient des manifestations de ces Dieux. C’est pour cette raison qu’ils étudièrent l’astronomie déterminant les équinoxes, les solstices mais aussi les éclipses et créèrent un calendrier complexe basé sur les mouvements de ces astres (cf article précédent).

 

Les 4 bâtiments du complexe, situés exactement aux 4 coins cardinaux, (pour rappel, à l’époque, il n’y avait pas de boussole, les points cardinaux étaient déterminés par le Soleil) permettaient de célebrer les solstices et équinoxes. Leur position, leur taille et leur forme était minutieusement choisies pour qu’à tel solstice, l’ombre de tel bâtiment rejoigne tel autre bâtiment ou que le soleil se lève éxactement en face de telle fenêtre le jour de l’équinoxe.

La construction est extraordinairement complexe et nous restons impressionés par de telles connaissances. Un exemple, les Mayas avaient calculé qu’un cycle de la Lune durait 29,53086 jours alors que les observations modernes montrent 29,53059 (soit à peine 20 secondes d’erreur par cycle...) !!

 


Nous quittons le complexe Q pour nous diriger vers la plus grande et la plus fameuse place de Tikal qui s’appelle simplement « Gran Plaza ». Les 1er bâtiments datent de l’an -1 durant l’époque Préclassic mais la place n’eut la forme qu’on lui connait que durant la période Classique… En tout cas, dès le début, elle était le centre des cérémonies et des activités civiques de la culture Maya. Elle est bordée par les Temples I et II, l’Acropolis Central et l’Acropolis Norte.

 023 Gran Plaza

 

Le Temple I, construit en 734 après JC, est aussi connu sous le nom de « Temple du Grand Jaguar », du nom du grand roi qui y fût enterré. Ce temple mesure 47 m de haut et est formé de 9 étages. C’est sans conteste le bâtiment le plus connu et le plus photographié de Tikal.

 

025 T. Jaguar


Le Temple II, à l’ouest de la Grande Place est connu sous le nom de « Temple des Masques » car l’ensemble du haut de la pyramide représente en fait un visage. Construit en 700 après JC, par le roi « Grand Jaguar », il mesure 38 mètres de haut et servi de tombeau à sa reine. Le linteau en bois de Sapotille sculpté semble représenter la femme du roi.

024 Temple du jaguar


Au Nord, se trouve l’acropolis Nord qui servit de nécropole à de nombreux rois. L’acropole est en fait un empilement de temples et de tombes, le nouveau roi construisait un nouveau temple sur le bâtiment précédent créant un empilement un peu anarchique. On compte aujourd’hui plus de 100 structures différentes sur l’acropole ( !!! ).

 027 Tikal Dieu de la pluie

Statue du Dieu de la pluie

trouvée en creusant sous un empilement de 3 temples de l'acropole Nord


C’est d’ailleurs une constante de la ville, aussi bien pour l’acropole que pour les pyramides : chaque roi construisait SUR le temple de son prédécesseur un temple plus grand et plus beau… et parfois il construisait un autre temple ailleurs…

 

Fermant la Grande Place sur son côté sud l’Acropolis Centrale est un labyrinthe architectural de sept coures intérieures sans doute occupé par les familles les plus nobles et les plus riches de la ville. 

 

032 Groupe F


Le nom Tikal signifie en Maya Itza, «ciudad de las voces », Cité des Voix, car chaque place est construite en respectant des règles acoustiques évoluées permettant que tout le monde puisse entendre le prêtre ou le roi du haut de la pyramide. Mais ce n’est pas tout, du centre de chaque place, en tapant dans les mains, le son résonne de telle façon qu’il imite le bruit de Quetzal, l’oiseau sacré des Mayas!

 

 026 Acropolis Central

Nous passons ensuite près du Temple III, construit en 810 après JC, et connu sous le nom de « Grand Temple du Prêtre Jaguar ». Il porte ce nom pour le linteau de sapotille sculpté, dont le personnage principal est vêtu d’une peau de jaguar… complétement invisible depuis le sol ! Le temple mesure 57 mètres de haut et seul la partie supérieure a été déterrée et rénovée.

029 Vue depuis T IV


 

L’une des grandes particularité de Tikal ; et qui constitue une grande différence avec tous les autres grands sites mésoaméricains, est que la cité a été totalement recouverte par la forêt tropicale. La forêt a été coupée là où les fouilles ont eu lieu mais d’un bâtiment ou d’un ensemble de bâtiments à l’autre ; on traverse des zones de forêt dense ajoutant à la magie du lieu.

 

Nous rejoignons enfin « el Mundo Perdido », les Temples du Monde Perdu, qui ont été construits vers 900 avant JC, avant la Grande Place. Le complèxe est ainsi le plus ancien groupe de structures de Tikal (d’où son nom), mais l’un des plus récemment fouillé. Le temple pyramide au centre du complexe était un centre d’astronomie Maya et à chaque point cardinal se trouvent des masques représentant Chac, le dieu de la pluie. Les archéologues ont construit un tunnel à la base de la pyramide et ont découvert pas moins de 4 pyramides sous la structure actuelle, la plus ancienne datant de 700 av JC.

 028 Monde perdu

 

 

Enfin, nous nous dirigeons vers le plus grand temple, pour finir la visite bien-sûr : le Temple IV, connu sous le nom de « serpent bicéphale ». Construit en 740 après JC, par le roi surnommé « Le constructeur », il mesure 70 mètres de haut et a nécéssité 191 137 m3 de pierre !!. C’est le plus grand temple de Tikal et de toute la zone Méso-américaine ! De ce temple proviennent les inscriptions historiques, en bois, les mieux préservées et conservées de Tikal et elles se trouvent au Musée d’Anthropologie de Bâle !!!

La vue depuis le sommet est impressionnante : une forêt à perte de vue avec la tête de quelques temples qui dépassent de la crête des arbres, c’est vraiment un endroit magique et inoubliable !

 030 Vue depuis T IV

031 Vue depuis T IV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 3 heures de visite guidée nous avons tout le loisir d’explorer les quelques temples que ne nous a pas montré le guide… jusqu’à l’heure de départ de notre shuttle retour à Flores. Mais il ne reste plus beaucoup de structures à découvrir, le tour guidé est tellement bien fait que l’immense majorité du site (en tout cas tous les monuments principaux) est visitée !

 019 Tikal : dindon Maya

Un dindon Maya : un des animaux domestiqués par les Mayas


Mais l’un des grands drame de Tikal est que tous les bâtiments ont été construits en calcaire...

Et le calcaire est une roche tendre qui s’érode facilement avec le temps. Du coup, toutes les inscriptions, toutes les scupltures, tous les dessins qui avaient été faits sur le temples ou les stèles ont complètement disparus !! Une partie primordiale de la beauté et de l’histoire du site s’est envolée... Aujourd’hui les temples ne sont plus constitués que de pierre brute, comme d’immenses immeubles nus…

 

Par nous-même, nous profitons de cette dernière heure pour aller découvrir le Temple VI, connu sous le nom de « Temple des Inscriptions » car, contrairement aux autres, il est censé avoir des inscriptions sur la partie postérieure de sa crête, une série de glyphes…  Cette incroyable crête mesure 12,5m de haut et le panneau central des inscriptions contient l’une des plus longues inscriptions connues de Tikal !

034 Temple des inscriptions

 

La réalité est un peu moins belle les inscriptions sont presque effacées et nous n’apercevons que quelques traces de glyphes...

035 Temple des inscriptions


Mais ce temple se différencie des autres temples car il a trois entrées et est proportionnellement plus large. Il a été construit en 766 vers la fin de la période classique.

 

Puis au IXème siècle tout s’arrète... les constructions de temples et de grands monuments s’arretèrent, la population de la ville diminue fortement et au Xème siècle la ville est abandonnée, redevenant un petit village de fermiers alors que la cité ayant dominé tout le monde Maya et toutes ses structures magnifiques sont rendues à la forêt. Et ce n’est pas que Tikal, toutes les villes de la région des basses terres d’Amérique Centrale disparaissent à la même période..

La cause de cette disparition est inconnue, certains avancent l’hypothèse de phénomènes naturels comme des sécheresses à répétition provoquant une famine, d’autre que l’augmentation trop rapide de la population entraina une surexploitation agricole et une déforestation trop massive, les guerres continuelles ayant fini par trop affaiblir les cités Mayas, une invasion extérieure au monde Maya...

 

En tout cas, fait du hasard (ou pas...) ce colapse généralisé eu lieu à la fin du 9ème Baktun (cycle de 395 ans du calendrier maya) moment de grands boulversements et de changements d’ères d’après les croyances Mayas...

 

 

 

 

 

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 06:35

10 Août

 

Vous croyez qu’on en a fini des explorations de sites Mayas reculés et difficiles d’accès et bien pas du tout !!

Après notre dernière aventure nous avons pris le bus pour Sayaxché, petite ville au bord du Rio Passion (celui qui passait aussi devant Cancuén) depuis laquelle on peut rejoindre deux sites Mayas reculés.

 

Nous devions d’abord visiter le site de Ceiba mais un Méxicain, dormant dans le même hôtel que nous, est venu nous proposer de le rejoindre sur un tour pour Aguateca, l’autre cité Maya accessible depuis notre ville…

Après mûre réflexion, lecture et relecture du Lonely Planet, et discussion avec le propriétaire d’une agence nous décidons finalement de nous joindre à lui pour cette excursion. Ce Mexicain, Javier, voyage depuis plusieurs mois à travers le Méxique et l’Amérique Centrale avec pour objectif de visiter tous les sites Mayas possibles afin de mieux comprendre leur histoire et leur culture. Son enthousiasme à vouloir voir ce site a participé à nous motiver à l’accompagner.

 

La visite commence par près de deux de bateau sur la rivière Passion pour atteindre ce lieu reculé.

037 en route pour Aguateca

 

La rivière serpente au milieu de jungles éparses et de prairies sauvages. Nous en profiterons pour voir quelques animaux au passage : des cormorans, un ou deux martin-pêcheurs et d’autres oiseaux inconnus... On peut aussi apercevoir des crocodiles dans cette rivière mais ils sont restés cachés lors de notre passage... La région est vraiment déserte, nous ne croiserons que quelques barques de villageois ayant leur maison sur les berges de la rivière et un ou deux hôtels de luxe !!

038 En route pour Aguateca


La dernière demi-heure du parcours se fera même sur un des petits bras de la rivière ne faisant pas plus de 4m de large ! Nous sommes au milieu de la nature !!

 

La cité d’Aguateca était une cité guerrière et redoutée connue pour ses fortifications la rendant imprenable.

 

Depuis le bateau nous voyons déjà que ce site est situé en hauteur, avec une très grande vue sur la rivière et les terres environnantes, une position stratégique à n’en pas douter ...

 

Mais si Aguateca a été construit à cet endroit précis c’est surtout pour lui permettre de profiter d’éléments naturels bien particuliers : la ville est construite en hauteur au-dessus d’une falaise de calcaire de 70m dominant le fleuve et la protégeant des attaques par ce côté. Et à l’arrière de la ville, une faille naturelle de quelques 100m de profondeur permettait de bloquer l’accès et d'empêcher les attaques par l'arrière de la ville.

 

La ville faisait partie de la même alliance politique que la cité commerçante de Cancuén, que nous venons de visiter, et que Dos Pilas la ville dominante de la région. Aguateca était son bras armé et une ville tellement imprenable qu’en 761 ap JC les dirigeants de Dos Pilas abandonnèrent leur ville pour venir s’installer à Aguateca, plus sûr.


Mais malgré cela, en 790, la ville a finalement été vaincue par des assaillants inconnus puis abandonnée.

 

 

La visite de ce site commence par une longue marche à travers la forêt longeant la falaise de calcaire.

039 Aguateca044 Aguateca : le mur de la faille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La falaise                  


Nous sommes sur une bande de terre entre la falaise et la rivière avec la ville au-dessus de nous. Vu d’ici, il parait effectivement difficile d’attaquer la ville par ce côté...

 

Puis nous montons un peu et nous arrivons à un point de vue qui nous permet de voir à perte de vue. Sachant qu’en plus, du temps des Mayas, la forêt sur la colline où nous sommes était complétement coupée, on vous laisse imaginer le champ de vision qu’ils avaient !

042 Aguateca : vue depuis le haut de la faille


Et petite cerise sur le gâteau, des singes hurleurs nous attendaient gentiment sur l’arbre juste à côté du point de vue…

 

040 singes hurleurs d'Aguateca

041 Aguateca : singe hurleur


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre chemin et nous arriverons enfin à la faille d’une profondeur impressionnante et le long de laquelle la cité a été construite.

045 : Aguateca : la faille

047 Aguateca : la faille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous marchons au milieu de cette faille, étroite, avec 2 murs de 100m de haut nous entourant, c’est vraiment impressionnant !!

 

046 Aguateca : la faille

A l’époque, le fond de la faille n’était pas accessible et les assaillants arrivaient d’un côté et la ville se trouvait de l’autre, une faille de 100m de profondeur leur barrant le passage...

 049 Aguateca : la faille

 

Après une petite montée, nous sortons de la faille et arrivons dans la ville. Nous voilà sur l’une des places les plus importantes, là où se trouvent la maison du seigneur de la ville et des salles de réunion et hébergements pour les invités prestigieux…

052 Aguateca : la place

 

Pour la première fois, nous nous trouvons devant des pierres debouts (ou à peu près) et dans un site où l’on peut s’imaginer à quoi ressemblaient les constructions d’origine. Et entre les explications de notre guide et de Javier, notre Mexicain qui s’y connait franchement bien en culture Maya, la cité devient presque vivante. Nous sommes ici dans l’endroit le mieux gardé et le plus important de la ville : le siège du pouvoir.

051 Aguateca : la place

053 Aguateca : la place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La visite se poursuit vers d’autres bâtiments en ruines, maisons de l’architecte et des familles importantes de la ville pour rejoindre finalement la place centrale.

 

La place centrale est sans doute le lieu de vie le plus important d'une ville Maya. Les habitants s’y retrouvaient seulement pour les grandes occasions pour prier leurs Dieux, écouter les discours de leur roi ou lors de cérémonies particulières (Solstices, Equinoxes, Eclipses,... des moments particulièrement importants de l’année dans la religion Maya).

054 Aguateca 

La place est entourée des monuments les plus imposants de la ville (et les mieux restaurés) : des temples pour prier les Dieux, la tombe du précédent roi, des stèles, des lieux de cérémonies,....

 056 Aguateca

 

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Nous profitons de l'endroit et retournons vers le bateau. C’est là que se termine cette très belle visite, nous reprenons notre bateau et rentrons à Sayaxché.

 

Ce site perdu sera le dernier « hors des sentiers battus ». A notre retour en ville, nous reprenons le circuit plus classique  puisque notre prochaine étape est l’un des supposés points forts de notre voyage et du Guatemala : l’immense cité Maya de Tikal, proche de la ville de Flores…

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 06:35

 9 Août

  

Toujours depuis notre village perdu de Raxhura, nous avons pour seconde excursion les ruines Mayas de Cancuen.

 

En théorie elles ne sont pas très loin (à peine une vingtaine de km), mais en pratique elles sont difficiles d’accès et nous mettrons pas mal de temps à les atteindre !

 

D’abord il faut prendre un pick up collectif (ça, ça veut dire : vous prenez un pick-up et vous entassez 10 à 15 personnes à l’arrière...) depuis Raxhura, pour aller à la Union, le petit hameau d’où partent les excursions. Au « terminal de bus » de Raxhura, un premier chauffeur essaie lamentablement de nous embobiner avec son sourire de filou, en nous annonçant 150 Q au lieu de 5 (!!)... Notre 2ème tentative est plus concluante et nous montons finalement dans un pick-up.

059 En route pour les ruines de Cancuen

 

Près de deux heures, sur une piste à travers champs, debout à l’arrière d’un pick-up, plus tard nous sommes au hameau de La Union, face à la boutique qui doit pouvoir nous indiquer comment aller aux ruines...

057 En route pour les ruines de Cancuen

 

Malheureusement, la femme derrière le comptoir semble parler uniquement la langue traditionnelle Maya, ne semble pas du tout comprendre notre espagnol et sait à peine nous répondre… On ne veut pas prendre une barque jusqu’aux ruines, on voudrait marcher mais lorsqu’on demande un « guide » elle reste sans voix… à ce moment-là on se dit qu’on n’est pas arrivé !!


Malgré le manque d’indication, on s’engage sur le chemin et, heureusement, après quelques pas on est rattrapé par un homme qui nous propose d’abandonner son travail à l’église pour nous amener. Le village fait des travaux d’agrandissement de l’église nous raconte-t-il fièrement et aparemment tout le village est à pied d’oeuvre... Du coup, il veut bien nous emmener mais « rapidement !». Et pour le coup, ce sera rapide ! C’est au pas de course qu’on marche à travers les champs de canne à sucre et les prairies où paissent les bovins. Après 40 min, nous arrivons à une rivière, en face du site tant convoité, il crie pour appeler un des employés du site afin qu’il vienne nous chercher.

058 En route pour les ruines de Cancuen

 

Une fois qu’on est sûr que la barque arrive, on paie notre guide et on monte en barque pour la dernière étape de « l’aller » au site....

 

Notre nouveau guide est l’un des deux employés sur place qui ont pour mission de maintenir le site propre et faire un tour des ruines aux quelques rares visiteurs…

067 Ruines de Cancuen


Cancuén a été fondée en 656 après JC, proche de la très puissante Calakmul (au Mexique), pour être la plaque tournante du commerce dans la région. Cancuén a ensuite été liée, grâce à un mariage, à la cité de Dos Pilas qui régnait alors sur la région.

 

La ville est habilement placée sur une péninsule facilement défendable, et sur un coude la rivière Passion. Cette rivière était un véritable autoroute commercial pour les Mayas, le passage obligé de tous les produits venant des Altiplanos, du sud du Guatemala et du Honduras. Et Cancuén est placé au plus haut de la rivière, là où commencent des rapides et où les marchandises arrivant par la terre du Sud, montent dans les barques les emmenant vers les puissantes villes du nord.

 

Cancuén s’est donc essentiellement tournée vers le commerce et ne possède pas de grand temple comme à Tikal ou de centre d’astronomie. Ici le plus grand bâtiment est le palais du seigneur de la ville, et la ville était remplie d’entrepôts et d’ateliers d’artisans.

 061 Ruines de Cancuen

 

Mais cette prospérité s’est brusquement arrêtée avec la destruction de la ville en 800 après JC par des envahisseurs « fantômes »… Les archéologues ont seulement retrouvé des squelettes de nobles dans le réservoir du palais royal. Ils ont émis l’hypothèse que, vu le soin porté aux funérailles de ces ennemis, les envahisseurs avaient peut-être des liens de parenté avec ceux-ci, mais leur identité est toujours inconnue…

060 Ruines de Cancuen

Le réservoir en question (fonctionnant toujours aujourd'hui !!)

 

Le site est encore largement en cours de restauration grâce à l’aide d’une université américaine. Alors les ruines que nous verrons sont assez petites, ou encore largement en cours de restauraution… Il n’est pour le moment pas aussi impressionnant qu’on pourrait l’attendre d’une ville aussi importante, mais de nombreux monuments sont encore sous terre... Faudra revenir dans 30 ans...

 062 Ruines de Cancuen

 

L’escalier aux hiéroglyphes raconte les alliances et les cérémonies tenues par les Mayas, mais aussi les visites qui avaient lieux. Malheureusement, le site ayant été pillé à de nombreuses reprises, pendant la guerre civile par exemple, beaucoup d’informations ont été perdues…

 

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L’intérêt du site ne réside pas seulement dans les vieilles pierres mais aussi dans la très jolie forêt qui les ont recouvertes.

068s Ruines de Cancuen

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Nous y faisons notamment connaissance, pour la première fois, de l’arbre « Ceiba ».

Cet arbre est l’arbre sacré des Mayas, et il est aujourd’hui l’arbre national guatémaltèque. Cet arbre, de la même famille que le baobab, peut mesurer jusqu’à 70 mètres de haut et vivre plusieurs siècles : il a probablement connu les ancêtres Mayas !!

071 Ruines de Cancuen

 

Pour ces ancêtres, cet arbre représente le lien entre les 3 niveaux de l’Univers : ses feuilles sont connectées au Ciel, ses racines à l’Inframonde, notre monde terrestre se trouve entre les deux…

 

Au retour nous empruntons le même chemin : barque jusqu’à l’autre rive, 40 minutes de marche sous le soleil de plomb et ensuite pick-up… Sauf qu’après avoir bu un jus de fruit bien frais et avoir attendu plus d’une demi-heure on commence à se demander quand et comment on va rentrer car il est déjà 13h30 et le Lonely Planet dit que le dernier pick-up part à 15h…

Enfin, un pick-up arrive et nous annonce qu’il n’y a plus de transport pour Raxhura !! Il nous propose simplement de nous amener à son village, certes sur le chemin du retour mais à seulement 10 minutes d’où nous sommes ! On accepte quand même, car c’est déjà ça, et en plus le village où il nous amène est bien plus fréquenté, ce qui augmente nos chances de trouver un transport retour…

Ce transport ne manque effectivement pas d’arriver, quelques temps plus tard…

 

Ravis de la visite, mais fatigués des transports nous rentrons à l’hôtel vers 15h, prendre nos sacs pour… sauter dans un autre bus, direction Sayakché !! A 2 heures de là…

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 06:34

8 Août

 

En écoutant le parcours que prévoyait de faire une Néerlandaise croisée à Semuc Champey, nous décidons de nous éloigner momentanément de la "Gringo Trail" et de ne pas partir directement à Flores et Tikal.

 

Nous avons choisi de nous arrêter sur le chemin, dans une petite ville de 15 000 habitants : Raxruha. Prononcé à peu près "Rachoura". Et pour l'orthographe exacte, nous ne sommes pas certains non plus car chaque façade de boutique ou panneau indicateur semble avoir sa propre version... 

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Cette ville se limite à un ensemble de commerce et de maisons réunis autour du croisement de 2 chemins de terre battue. Mais il n'empêche que la ville était très vivante et possédait 3 ou 4 hôtels.

Et nous en avons même trouvé un très agréable essentiellement occupé par des habitués : les routiers et les commerciaux sillonant la région.

 

Mais si nous sommes venus dans ce coin oublié du Guatemala, c'est car il possède les grottes les plus grandes d'Amérique Centrale. Les grottes de Candelaria forment un réseau de 22km de long creusé par une rivière souterraine, le Rio Candelaria. Et la plus grande chambre de la grotte mesure pas moins de 30m de haut et 200m de large.

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Elle était un lieu de sacré pour les Mayas qui la considéraient (comme beaucoup d'autres grottes) comme une porte d'entrée vers Xibalba, l'inframonde ou Monde Souterrain, où vivaient les 12 seigneurs démoniaques. Les Mayas y réalisaient régulièrement des cérémonies et des offrandes.

 

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La grotte a été découverte par un Français (!), Daniel Dreux, dans les années 70 qui a alors entrepris son exploration complète et sa cartographie. Il y vit depuis lors, y a créé un hôtel-restaurant de cuisine française, un centre culturel, a formé une association de guides locaux et s'attèle depuis à faire la promotion des grottes auprès des touristes.

 

Nous partons donc à la découverte de cette merveille cachée du pays et nous sautons dans un mini-bus pour nous y emmener. Surprise, il nous dépose sur un bord de route au milieu des champs ! Il y a bien un panneau indiquant que les grottes sont là et un petit parking mais pas de chemin ou de centre d'accueil.

 

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A peine le temps de nous retourner qu'un guide se présente. Il nous explique que l'hôtel du Français et l'entrée des grottes sont à 20min de marche à travers champs !!

 

Il nous explique aussi qu'une guéguerre de terrains oppose l'hôtel et un fermier local qui ne veut pas laisser un bout de son terrain pour construire une route d'accès (!!).

 

C'est bien dommage car il ne comprend pas ce que le tourisme pourrait apporter à sa communauté s'il avait les moyens de mieux se développer...

 

 

 

 

Nous voilà partis sur un petit sentier à travers les champs de Cardamome (le Guatemala en est le 1er producteur mondial) et la jungle en compagnie de notre guide.

 

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La Cardamome

 

Après 20min, nous arrivons à un magnifique hôtel très raffiné et bien soigné mais complètement vide.

 

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Imaginez les riches personnes pouvant venir ici devoir marcher dans la boue pendant presque une demi-heure !!! Il y a quelque chose qui ne va pas... Du coup, notre venue et l'achat de nos tickets semblent avoir été l'activité de la matinée !!

 

Puis nous entrons enfin dans les grottes. 

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Les salles sont vraiment très belles et, même si c'est difficile à prendre en photo, nous sommes impressionnés par leur grandeur de cathédrale. 

 

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Les stalactites sont immenses et les rayons du soleil qui penètrent par des ouvertures naturelles dans le plafond jouent sur les formations calcaires.

 

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C'est juste dommage que notre circuit ne s'enfonce pas plus dans les grottes pour voir aussi les parties plus sombres et cachées, grâce à une petite barque par exemple... Mais c'était un tour bien plus long qu'il aurait fallu faire et nous manquons de temps...

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Au final, ces grottes sont bien plus impressionnantes que les grottes de Lanquin qui s'étalent dans toutes les agences de voyages et mériteraient d'être bien plus connues...

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