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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 17:03
Itinéraire Madagascar

Voilà, c'est tous les endroits que nous avons visité à Madagascar...

Cette île restera pour nous comme l'un des souvenirs les plus forts du voyage. Un pays infiniment beau mais un pays infiniment pauvre. Sans aucun doute le pays le plus pauvre que nous ayons vu pendant notre voyage.

Et contrairement aux pays d'Asie du Sud Est ou au Brésil, ce n'est pas un pays qui semble en mouvement. On ne sent pas de dynamique vers le développement. C'est un pays à l'arrêt ou plutôt qui tourne à vide butant toujours sur ses difficultés et qui est en train de doucement s'enfoncer.

Il faut dire que la situation politique n'aide pas. Depuis 2009, le pays est sans véritable gouvernement !!

Pour des affaires de corruption, l'ancien président Marc Ravalomanana est finalement renversé par un coup d'état appuyé par l'armé. Le maire de Tana, Andry Rajoelina, prend alors le pouvoir de la Haute Autorité de Transition chargé d'organiser les élections.

C'était en 2009, nous sommes en 2013...

Lorsque nous étions à Madagascar, les élections étaient prévues en mai 2013... Elles ont finalement été reportées 4 fois consécutives (!!) pour finalement être prévues le 25 Octobre, dans quelques jours...

Même si le processus électoral est compliqué et entaché de nombreuses irrégularités, il mettra fin à 4 ans d'absence de gouvernement qui aura laissé libre cours à la corruption et les trafics en tout genre...

Un espoir pour tous les Malgaches ! A moins que le futur président soit aussi incompétent que ses prédécesseurs....

A côté de ça, le pays est pourtant magnifique. Les Tsingy, les baobabs majestueux, les joyeux lémuriens ou les mystérieux caméléons et quelques forêts magnifiques.

Sans oublier ses habitants qui ont toujours le sourire, toujours prêts à nous faire rire et qui ont pu, à de si nombreuses occasions nous montrer les beaux côtés de leur pays. Nos guides, les enfants sous le manguier (cf 4x4 en panne) ou certains hôteliers nous ont laissé des souvenirs mémorables !

Comme vous le voyez l'Île Rouge ne nous a pas laissé indifférent et restera comme un moment fort de notre voyage !

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 14:32

23 Mai

Ce matin, notre dernier taxi-brousse (youpiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!), destination Tana, pour les deux derniers jours de vacances d'Audrey et Thomas et quatre derniers jours de tour du monde pour nous deux (snif!)

En plus, chose exceptionnelle, notre taxi-brousse est parti seulement 30 minutes après l'heure du rendez-vous et nous sommes arrivés à Tana en tout début d'après-midi, nous laissant plein de temps pour commencer nos emplettes de souvenirs!

Vue depuis notre hôtel

Vue depuis notre hôtel

Derniers jours à Tana

Nous retrouvons la capitale et ses taxis dans des états plus ou moins variables... (ici une 2 Cv qui n'est plus toute jeune...).

Pour éviter d'en emprunter de trop en courant de marchés en boutiques, nous avons commencé par un magasin dans Tana qui regroupe un peu de tout, avec un bon rapport qualité-prix, sans avoir besoin de négocier !

Toujours motivés après ces premières emplettes, nous enchaînons avec le supermarché ! C'est vraiment un Géant Casino, comme chez nous, mais les clients en moins !!

Ici, les gens n'ont vraiment pas les moyens d'aller dans un si grand magasin. L'essentiel de leurs courses est fait au marché, ou dans de petites épiceries de quartier ; éventuellement dans des "Shopright", supérette sud-africaine bien implantée en ville.

Mais l'hypermarché de la zone commerciale, non ! Ils sont réservés aux expatriés vivant à Tana et en mal de grands centres commerciales comme on les aime chez nous.

Pour nous, le but ici est simple : s'approvisionner en épices 10 fois moins chères qu'en France, et 10 fois meilleures !!

Après tous ces efforts nous finissons la journée dans un bon resto de Tana...

Tana en fond...Tana en fond...

Tana en fond...

24 Mai

Cette fin de voyage est aussi synonyme de vêtements usagés qu’on ne peut plus voir en peinture tellement nous les avons portés, et de médicaments devenus inutiles (non, Natalie ne prendra plus d’antiparasitaire (cf les amibes guatémaltèques) et Alex n’aura plus besoin de crèmes pour soigner ses blessures aux orteils…

Plutôt que de tout jeter, nous décidons de donner nos médicaments au dispensaire de l'Institut Pasteur et les vêtements à des amis qui vont voir Père Pedro. Père Pedro est une figure emblématique de Tana, leur Mère Thérèsa à eux.

Il a construit un village sur les hauteurs de la ville pour accueillir les plus pauvres, leur offrir un toit en échange d'une contribution à la vie de la communauté. Ce "village" dans la ville est maintenant très structuré avec son école, ses centres de soins,... et les messes y sont très prisées, par toute la population. Nous n'avons malheureusement pas eu l'occasion d'y participer avant notre départ... mais toute personne habitant à Tana vous en parlera !

Tana vue depuis le Palais de la ReineTana vue depuis le Palais de la ReineTana vue depuis le Palais de la Reine

Tana vue depuis le Palais de la Reine

Pour ce matin, nous nous sommes séparés selon les besoins de chacun : Nous, nous sommes allés récupérer la vanille bio (500g soit environ 60 gousses !!) offert par le collègue du père de Natalie ; pendant ce temps Audrey et Thomas sont allés faire des "folies" (à prix encore plus bas que vous ne l'imaginez) au marché aux tissus.

Derniers jours à Tana

Nous nous sommes retrouvés pour un pique-nique dans le parc de l'Institut Pasteur avec les anciens collègues de Natalie et nous sommes ensuite rentrés tranquillement vers l'hôtel : il y a des bagages à préparer !

C’est l’occasion pour nous d’observer Audrey et Thomas faire leurs bagages (et oui, vu qu’ils décollent ce soir, ils ont rendu leur chambre et occupent la nôtre..), en se chamaillant un peu, tout en se disant que ça sera bientôt notre tour !

Derniers jours à Tana

Fin de journée paisible, un dernier repas Malgache accompagné d’un vin Malgache qui est décidément vraiment mauvais !!

Les au-revoir se font vers 22h…ça y est, nous sommes à nouveau tous les deux pour nos deux derniers jours à Tana…

25 Mai

Anniversaire d’Alex !!

Au programme : derniers achats de souvenirs pour Alex, et sa famille.

A notre hôtel nous avons retrouvé le couple d’amis (ceux du Laos, Andringitra et Anakao…), pas par hasard cette fois ; nous avions échangé numéros de téléphones et le nom de l’hôtel…

C’est, cette fois, l’occasion de discuter un peu plus qu’au fond d’un taxi-brousse…

Et ce soir, c’est aussi l’anniversaire d’un autre ami, rencontré au Canal des Pangalanes. C’est grâce à lui que nous avions trouvé notre guide pour les 8 premiers jours de notre séjour…

26 Mai

On est Dimanche, notre avion décolle ce soir…

Là, ça fait quatre jours qu’on traîne à Tana et on ne sait vraiment plus très bien quoi faire…

De la gare au Palais de la Reine...rien n'a changé en un mois !De la gare au Palais de la Reine...rien n'a changé en un mois !De la gare au Palais de la Reine...rien n'a changé en un mois !

De la gare au Palais de la Reine...rien n'a changé en un mois !

Lors de notre attente des bagages d'Audrey et Thomas nous sommes déjà allés voir une des 12 collines sacrées : Ambohimanga ou la "colline bleue", à 21 km de la capitale, qui a accueilli les rois et reines depuis le 17ème siècle.
Lors de notre attente des bagages d'Audrey et Thomas nous sommes déjà allés voir une des 12 collines sacrées : Ambohimanga ou la "colline bleue", à 21 km de la capitale, qui a accueilli les rois et reines depuis le 17ème siècle.
Lors de notre attente des bagages d'Audrey et Thomas nous sommes déjà allés voir une des 12 collines sacrées : Ambohimanga ou la "colline bleue", à 21 km de la capitale, qui a accueilli les rois et reines depuis le 17ème siècle.
Lors de notre attente des bagages d'Audrey et Thomas nous sommes déjà allés voir une des 12 collines sacrées : Ambohimanga ou la "colline bleue", à 21 km de la capitale, qui a accueilli les rois et reines depuis le 17ème siècle.

Lors de notre attente des bagages d'Audrey et Thomas nous sommes déjà allés voir une des 12 collines sacrées : Ambohimanga ou la "colline bleue", à 21 km de la capitale, qui a accueilli les rois et reines depuis le 17ème siècle.

Derniers jours à Tana

C’est ce midi que Natalie offre son cadeau à Alex : un déjeuner à la Villa Vanille, un des restos les plus chics de Tana (il ne restait presque plus que cette bonne table à tester de toute façon !).

Derniers jours à Tana

Tout a été dé-li-cieux :

Ecrevisses à la vanille et aux baies roses ou duo de foie gras (nature et à la vanille) ; canard à la vanille ou filet de zébu ; soufflé à la vanille ou mousse au chocolat au gingembre. Le tout accompagné du seul et unique bon vin rouge Malgache que nous aurons bu de tout le séjour !!

Dans l’après-midi nous avons rejoint les collègues de Natalie dans leur bar préféré, non loin de l’Institut. C’est un bar à jeux de société qui organise tous les mercredis soirs un quizz, auxquels nous assistions quasi systématiquement (Nous avons même gagné une fois ! 50% de conso offerte ! Un concept à implanter chez nous !)

Ils réussissent à nous entrainer au resto avec eux alors que nos estomacs se remettent encore du gargantuesque déjeuner…. On se contentera d’une salade de tomates !!

Une dernière difficile négociation de taxi de nuit pour faire 3 minutes de route qu’on nous interdit de faire à pieds (oui, oui, vous sentez la frustration !) et on est de retour à l’hôtel pour attendre le taxi…

Enregistrement, contrôle de sécurité, embarquement, il est 00h50, notre vol décolle….

Fin d’une merveilleuse aventure !!

Merci à tous de nous avoir suivis et encouragés !!

Derniers jours à Tana
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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:06

Le 22 Mai

Notre dernier arrêt avant de rejoindre Tana, la capitale, sera à Ambositra (prononcez « Ambouchtr »…).

C’est une toute petite ville, surtout comparée aux autres villes de la région (Fianarantsoa, Antsirabe) mais elle est considérée comme la capitale de l'artisanat malgache. On en trouve ici de toute sorte mais en particulier des marqueteries et des sculptures qui sont ensuite envoyées aux quatre coins du pays.

La ville est très dynamique avec beaucoup de passage dans les rues mais elle semble avoir moins l’habitude des touristes et nous nous sentons finalement assez bien ici.

Un cabinet vétérinaire !! (avec 2 vétos dans le groupe, on était obligé de prendre la photo!).

Un cabinet vétérinaire !! (avec 2 vétos dans le groupe, on était obligé de prendre la photo!).

On visite d’abord un atelier qui fait du tissage en soie sauvage. La soie sauvage provient, comme son nom l’indique, de cocon de chenilles sauvages. Les femmes partent donc régulièrement dans la forêt avoisinante pour faire leur récolte de cocons. Mais étonnamment, la soie sauvage n’a pas du tout la même apparence que la soie de culture. Comme elle provient d’un assemblage de différentes soies de différentes espèces, elle est plus rêche et moins fine et soyeuse que la soie que l’on connait. Au touché, elle s’apparenterait finalement plus à du lin…. Etonnant…

A la sortie de cette boutique, nous rencontrons un jeune adolescent qui se propose de nous emmener voir d’autres ateliers. Nous décidons de le suivre et il nous conduit à travers la ville vers un autre atelier.

Ici, on fabrique de la marqueterie.

Ambositra

Pour faire cela, il faut fonctionner en plusieurs étapes :

D’abord, sur une fine planche de bois, dessiner le modèle du dessin que l’on veut réaliser, en marquant bien les couleurs voulues et les contours des différentes zones.

Ambositra

Ensuite découper chacune de ces zones à l’aide d’une petite « scie sauteuse ». Il faut ensuite découper un autre bois, en général plus précieux et d’une couleur particulière, exactement à la même forme pour pouvoir le replacer dans le dessin d’origine (comme une pièce de puzzle). Une fois reproduit l'opération pour toute les formes, on obtient l'assemblage final. Il ne reste plus qu'à coller les formes puis les laquer pour obtenir l’objet final.

Ambositra

La scie sauteuse est très artisanale : la lame, très très fine, est fabriquée maison à partir d’un câble de pneu (celui qui sert à accrocher le pneu à la jante) dans lequel ils taillent des petites dents. Le mouvement de la scie est assuré par un petit moteur électrique.

Après ça, nous allons bien sûr voir le magasin de l’atelier qui vend toute sorte d'artisanat.

Ambositra

Je vais en profiter pour vous parler un peu des bois précieux de Madagascar. Il y en a en fait trois sortes que l’on voit clairement sur le jouet ci-dessous.

Ambositra

La poule blanche est en pin qui est le seul bois non précieux de la photo.

La poule noire est en ébène, sans doute le bois précieux le plus connu. En plus de sa couleur, il est aussi très dur et très dense, au point qu’une branche ou un tronc d’ébène ne flotte pas dans l’eau.

La poule marron ainsi que le socle du jouet sont est en palissandre. Un très beau bois que l’on trouve essentiellement au Brésil, en Inde et à Madagascar. Il sert notamment à faire des meubles de luxe et des instruments de musique.

La poule rouge enfin est en bois-de-rose. Le bois précieux de Madagascar par excellence avec sa couleur si particulière.

Ces trois bois sont aujourd’hui, et depuis plusieurs années, interdits à l’exportation. Ils ne peuvent normalement pas être sortis du pays et leur coupe doit être strictement contrôlée. Dans la réalité, depuis le début de la transition politique (en 2009), l’état est absent de ce sujet et la contrebande est florissante, y compris dans les parcs naturels et les zones protégées.

Il faut dire que le business est juteux puisqu’une étude estime qu’en 2009, 1 114 conteneurs remplis de bois précieux ont quitté Madagascar pour un montant de 218 millions de dollars !!

Notre jeune guide nous fera terminer la visite du village en nous emmenant dans un endroit plus reculé. Nous descendrons de la colline où se trouve la ville pendant plus d’un quart d’heure avant de rejoindre des quartiers plus populaires.

Ambositra
Ambositra

Là, se trouve l'atelier de sculpteurs qu’il voulait nous montrer. C’est en fait une maison dans laquelle les gens vivent et travaillent.

A l’étage, la pièce principale sert de boutique.

Sur le balcon, les femmes polissent les statues pour leur donner leur teinte brillante finale.

Et au rez-de-chaussée, dans un couloir (!), les hommes sculptent inlassablement les petits objets.

Un endroit intéressant à voir mais qui nous laisse quand même assez mal à l’aise…

C’est comme ça que nous terminons notre visite d’Ambositra. Demain, nous serons à Tana, la capitale et la fin de notre voyage autour du monde…

Ambositra
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Published by alexetnatautourdumonde - dans Madagascar
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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:50
Le Bonbon Anglais

Sir, un petit bonbon !!!

Salut les amateurs de houblon fermentés, nous finirons ce tour du monde des bières par une limonade !!! La limonade BONBON ANGLAIS.

Cette limonade est fabriquée par la brasserie Star comme la majeure partie des boissons à Madagascar. Mais Nat et Alex vous on déjà expliqué le monopole de la brasserie Star.

On la trouvait donc un peu partout au prix de 2500 Ariary (0,8 €) pour un litre.

Cette boisson délicieusement régressive, est très désaltérante après une journée de taxi brousse. Ses arômes sucrés de bonbons arlequins vous chatouillent les narines dès la bouteille ouverte. En bouche c’est comme en manger un paquet entier à chaque gorgée, ou regarder en salivant Charlie et la Chocolaterie en accéléré : quel plaisir ! Une boisson résolument pour les gourmands et les grands enfants comme nous. (En réalité surtout Thomas était fan !!!) .

Pour vous faire encore plus envie, voila une pub retrouvée. http://www.youtube.com/watch?v=oZDLEbsdYkI

PS : Merci à nos auteurs invités sur ce blog. Merci Audrey et Thomas pour cette article et pour votre visite à Madagascar !!

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Published by alexetnatautourdumonde - dans Madagascar Tour du monde des Bières
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 11:15

Le 21 Mai

Le parc de Ranomafana est l’un des parcs les plus connus et les plus visités de Madagascar. Avec ses 41 000 ha de forêt tropicale humide, il fait partie de l’ensemble des forêts humides de l’Atsinanana (groupement de 6 parcs nationaux) classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Parc National de Ranomafana

Nous pensions rester ici 2 jours mais finalement, il semble qu’une journée soit suffisante pour faire un bon tour de la zone visitable (qui ne représente qu'une petite partie du parc).

Le parc est d’abord connu pour être une zone très riche en biodiversité et encore assez mal connue. Au point que plusieurs scientifiques sont en permanence envoyés en mission dans le parc pour étudier les espèces peu connues et en découvrir des nouvelles.

Parc National de Ranomafana

Je vous laisse regarder les chiffres, je ne relèverai que les 350 espèces d’araignées et les 106 espèces d’amphibiens qui feront plaisir à ma maman….

Et également les micromammifères qui comprennent notamment le Microcèbe, un lémurien qui mesure à peine 12cm !! (sans la queue…).

L’un des grands succès de ces missions d’exploration fut en 1991 lorsque fut découverte une nouvelle espèce de lémurien : l’Hapalémur Doré…

Bon c’est une espèce très rare donc on n’a pas pu en prendre une photo. A la place, par contre, je vous présente Propithecus Edwardsi.

Parc National de Ranomafana

Un lémurien de la famille des Indridés qui rassemble les plus grandes espèces. Mais ce petit animal ne s’est pas montré très coopératif, préférant généralement nous montrer ses fesses que sa tête….

Parc National de Ranomafana
Parc National de Ranomafana

Un autre exemple de la richesse du parc est que nous avons croisé un guide malgache qui travaille avec les scientifiques et qui « possède » 2 animaux ayant son propre nom car c’est lui qui les a repéré le premier : une grenouille et un serpent aveugle vivant sous terre…

Le parc est situé à la transition entre les Hautes Terres et la « Frange côtière » et est constitué de grandes collines aux pentes parfois abruptes, multipliant les écosystèmes. Il est également parcouru par un réseau abondant de rivières et cours d’eau qui dévalent des collines.

Parc National de Ranomafana
Parc National de Ranomafana

Les chemins sont larges et bien tracés…

… et nous nous retrouvons vite dans une forêt dense et épaisse.

Parc National de Ranomafana

Nous croisons également des petits Maki Bruns, des lémuriens dont nous commençons à avoir l’habitude.

Parc National de Ranomafana

Ainsi qu’un de leur petit, ce qui est plus original.

Parc National de Ranomafana

Après un passage par un point de vue, nous passons devant des pierres disposées de façon étranges.

Parc National de Ranomafana

Il s’agit d’anciennes sépultures tribales. 2 ethnies vivent dans le parc, les Betsileos et les Tanalas et ils occupent encore ponctuellement le parc notamment pour des rites sacrés.

Puis nous arrivons dans une forêt de bambous.

Parc National de Ranomafana

Cette forêt est une des richesses du parc car elle permet le développement de tout un écosystème intéressant et très rare dans un parc naturel de Madagascar.

Parc National de Ranomafana

On a aussi la chance d’y découvrir notre dernier lémurien de la journée, l’Hapalemur griseus.

Parc National de Ranomafana

Ce lémurien vit essentiellement la nuit et se pelotonne à la cime des arbres pendant la journée. Comme toute la famille des Hapalémurs, son repas est constitué uniquement de bambous malgré leur toxicité. En effet, les bambous sont très riches en cyanure et l’on ne sait à ce jour pas encore comme ces animaux font pour l’assimiler.

A mesure qu’on avance, la forêt devient de plus en plus dense et sauvage et nous permet de découvrir des plantes étonnantes.

Parc National de Ranomafana

Une liane au motif compliqué

Parc National de Ranomafana

Une petite fougère arborescente

Parc National de Ranomafana

Une bien plus grande fougère arborescente

Parc National de Ranomafana

Un figuier étrangleur (l’arbre d’Alex…). Ce parasite va petit à petit entourer l’arbre existant et le vampiriser jusqu’à l’étouffer complètement et le faire mourir.

Parc National de Ranomafana

Des épiphytes, c’est-à-dire des plantes qui poussent sur le tronc ou sur les branches d’un autre arbre sans toutefois le parasiter. L’arbre servant seulement de support pour atteindre plus facilement la lumière du soleil…

Parc National de Ranomafana

Un caféier sauvage

Parc National de Ranomafana

Ou encore ces petites fleurs qui poussent en grappe…

Parc National de Ranomafana

… à l’abri sous de grandes feuilles.

Enfin, cette fougère nid d’oiseau impressionnante est en fait elle aussi une épiphyte. Elle repose sur la petite branche en diagonale que l’on voit en bas à gauche sur la photo.

Parc National de Ranomafana

En chemin, nous avons traversé plusieurs petits ruisseaux et nous nous arrêtons finalement au bord d’une rivière pour notre pause pique-nique.

Parc National de Ranomafana
Parc National de Ranomafana

Admirer la position stratégique de Natalie au sommet de sa petite pierre permettant d’éviter les sangsues qui se sont jointes à notre casse-croûte…

Au passage nous découvrirons un surprenant animal dans cette petite clairière, je vous laisse deviner lequel.

Allez, je vous aide un peu, il y a une grenouille camouflée en feuille en plein centre de la photo…

Allez, je vous aide un peu, il y a une grenouille camouflée en feuille en plein centre de la photo…

Enfin, nous terminerons la visite par deux derniers animaux:

- Cette sorte de perruche dont on ignore le nom…

Parc National de Ranomafana
Parc National de Ranomafana

Et ce « caméléon-feuille » tout à fait impressionnant.

Parc National de Ranomafana
Parc National de Ranomafana
Parc National de Ranomafana
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:47

Le 20 mai

Une longue journée de route nous attend car il s’agit maintenant de rebrousser chemin et de remonter toute la RN7 jusqu’à Fianarantsoa que nous avions quitté il y a maintenant 10 jours.

Heureusement, nous avons trouvé à notre hôtel un 4x4 d’une ONG qui faisait la même route et qui a accepté de nous prendre. Cela nous évite de nombreuses et pénibles heures dans un taxi-brousse bondé.

Nous connaissons déjà la route et les paysages mais ce trajet est quand même agréable, une sorte de film à l’envers de ce que nous avons découvert sur la RN7.

D’abord le haut plateau du Sud, désertique et balayé par le vent :

Trajet vers le parc de Ranomafana

Puis au milieu de cette étendue vide, la ville des chercheurs de saphir avec son allure de Far West (on vous en a parlé ici).

Trajet vers le parc de Ranomafana

Une heure plus tard, nous arrivons au massif Rocheux de l’Isalo aux paysages si impressionnants ().

Trajet vers le parc de Ranomafana

On roule bien plus vite en 4x4 qu’en taxi-brousse et très vite l’Isalo et la ville de Ranohira sont derrière nous. Juste le temps d’attraper une ou deux photos en passant.

Trajet vers le parc de Ranomafana
Trajet vers le parc de Ranomafana

Un peu plus loin, nous nous faisons arrêter pour un contrôle de police. Mais les choses ne se passent pas aussi bien qu’à l’accoutumée. Apparemment un papier de la voiture ne serait pas en règle et notre chauffeur se retrouve à devoir payer une amende… De ce qu’ils nous expliqueront après coup, ce document doit être renouvelé une fois par an à date anniversaire mais comme il y a des blancs à bord (nous…) ce document est brusquement devenu renouvelable au 1er janvier et la voiture n’est plus en règle.

Et nos chauffeurs ne semblent même pas surpris… juste las de voir comment agissent les policiers dans le pays…

Nous reprenons notre route et nous voyons apparaître au loin des montagnes.

Trajet vers le parc de Ranomafana

Nous quittons bientôt le grand plateau du Sud pour rejoindre les Hautes Terres et leurs larges vallées. Nous quittons par là même le territoire des Baras et leurs troupeaux de zébus, pour entrer dans celui des Betsileos, les cultivateurs de riz.

Des Baras et leur troupeau

Des Baras et leur troupeau

Le paysage devient plus vert et moins monotone.

Trajet vers le parc de Ranomafana
Trajet vers le parc de Ranomafana

Et nous ne mettons plus longtemps à rejoindre l’Andringitra où nous avions fait une très belle randonnée (ici).

Trajet vers le parc de Ranomafana
Trajet vers le parc de Ranomafana

En chemin, on a aussi croisé un feu de brousse. C’est très commun dans cette région où les paysans pratiquent la culture sur brulis malgré le peu de végétation à brûler. C’est assez effrayant de voir ça, car vus les champs de brousse à perte de vue, on se demande bien comment le feu va bien pouvoir être arrêté…

Trajet vers le parc de Ranomafana

Nous atteignons enfin les grandes vallées fertiles des Hautes Terres, dernière étape avant notre destination.

Trajet vers le parc de Ranomafana
Trajet vers le parc de Ranomafana

C’est le grenier de Madagascar, là où la majorité du riz, des fruits ou des légumes sont cultivés. C’est aussi la zone la plus riche et prospère de Madagascar.

Trajet vers le parc de Ranomafana

Et notre œil, bien plus averti après notre incursion dans le Grand Sud malgache, se rend vite compte de l’immense écart de richesse entre ces deux territoires…

Nous arrivons finalement en début d'après-midi à Fianarantsoa mais nous devons attendre le lendemain pour faire la dernière étape de notre trajet.

Fianarantsoa, la 4ème ville du pays, est plutôt studieuse et industrieuse. Une ville grise qui n'a pas de charme et peu d'intérêt touristique. La nuit, elle devient vite assez inquiétante et nous ne nous éternisons pas dehors.

Le lendemain, il nous faudra encore une heure et demi dans un taxi-brousse bondé pour arriver à notre destination : le parc de Ranomafana.

On aura au passage battu notre record d'occupation d'un taxi-brousse avec pas moins de 27 personnes + le chauffeur dans un "minibus" prévu pour 19....

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:39

18 Mai

Comme prévu, ce matin, notre piroguier (Patrick) nous attend avec sa petite pirogue à voile pour nous amener à Nosy Ve, l'île juste en face du village d'Anakao.

NB : A ne pas confondre avec la célèbre île de Nosy Be au nord de Madagascar, très touristique grâce à son sable blanc et ses eaux turquoises...

Il se fait d'abord aider pour hisser la voile et il nous installe ensuite, en quinconce sur les bords un peu étroits de sa pirogue.

Patrick, lui, est installé en poupe, et se sert de sa rame comme gouvernail. La mer est calme et il y a assez de vent pour que la traversée soit assez rapide.

L'île de Nosy Ve
L'île de Nosy Ve
L'île de Nosy Ve
L'île de Nosy Ve
L'île de Nosy Ve
L'île de Nosy Ve

Au cours de la traversée nous croisons quelques pirogues avec des Malgaches, portant masque et tuba qui ont la tête dans l'eau mais le reste du corps bien en sécurité dans leur pirogue.

Notre piroguier nous explique qu'ils sont en train de pêcher, mais l'eau est trop froide pour qu'ils y restent de longues heures !!

Pourtant, il faut savoir que nous sommes ici en pays Vezo, autrement dit les Nomades de la Mer ! C'est une des dernières ethnies nomades du pays. Lorsqu'ils partent pêcher ils partent loin de leur village et bivouaquent dans les dunes, utilisant leur voile carrée comme toile de tente.

Selon la tradition toute l'ethnie descendrait de l'union d'une sirène et d'un ancêtre unique.

Ils ont inventé la pêche responsable bien avant nous : ils pensent qu'il ne faut pas pêcher plus que nécessaire pour subvenir à ses besoins sinon cela offenserait les dieux marins...

Après une petite heure de traversée nous arrivons sur la fameuse île depuis laquelle nous pouvons faire du snorkelling.

Nous commençons par traverser l'île par le centre pour découvrir ce qu'il y a de l'autre côté...

L'île de Nosy VeL'île de Nosy Ve
L'île de Nosy Ve

La végétation centrale est assez particulière avec des herbes basses balayées par les vents et, de l'autre côté de l'île nous trouvons pleins de petits arbres biscornus dont le tronc semble avoir des écailles et dont les feuilles sont courtes et grasses comme celles d'un cactée...

L'île de Nosy Ve

Mais le véritable habitant de l'île est le Paille en queue, ici en train de nicher. Il ne pond qu'un oeuf par an et les deux parents se chargent de la couvaison.

L'oiseau tire son nom d'une plume centrale de la queue ressemblant à une brin de paille et il est l'emblème des Mascareignes et d'Air Mauritius.

Les pattes de cet oiseau sont positionnées tellement en arrière que la marche sur la terre ferme est rendu impossible ! Ils doivent "ramper" au sol...

En regardant de très près, on distingue ces plumes qui dépassent de sa queue.

En regardant de très près, on distingue ces plumes qui dépassent de sa queue.

Après toutes ces découvertes, nous sommes tout de même allés nous baigner avec les masques et tubas prévus par Patrick.

Pour Alex et moi, qui avions vu la barrière de corail australienne quelques mois auparavant, il était évidemment difficile de soutenir la comparaison... (oui, c'est clair, nous avons maintenant des goûts de luxe en matière de récif corallien!)

Mais nous avons quand même vu quelques jolis poissons, une étoile de mer rouge et quelques coraux. Nous avons aussi eu le plaisir d'initier Audrey aux joies du snorkelling !

Au déjeuner, Patrick est parti en bateau et nous a pêché un poisson Baliste (on ne pouvait pas espérer plus frais!), accompagné de son fameux riz à la sauce tomate.

Après le repas, nous avons dû rentrer assez vite car la mer devenait de plus en plus forte et nous n'avions tout de même qu'une petite pirogue à voile...

Avec les vagues nettement plus fortes que ce matin nous sommes arrivés trempés au village ! (surtout Alex qui est allé rechercher, à la nage, sa casquette que le vent avait emporté dans l'eau...)

L'île de Nosy Ve

Nous sommes parmi les dernières pirogues rentrées...

Il était temps !

L'île de Nosy Ve

Et, comme on vous l'avait dit, aujourd'hui nous avons changé d'hôtel !

Grâce à nos amis rencontrés au Laos, croisés à Andringitra, et recroisés hier à Anakao, nous avons emménagé Chez Solange, à l'autre bout de la plage par rapport à Peter Pan.

La journée a été vraiment parfaite et reposante du début à la fin...

Salle à manger...

Salle à manger...

Depuis la petite terrasse privée de nos chambres nous avons tout loisir d'admirer le coucher de soleil...
Depuis la petite terrasse privée de nos chambres nous avons tout loisir d'admirer le coucher de soleil...
Depuis la petite terrasse privée de nos chambres nous avons tout loisir d'admirer le coucher de soleil...
Depuis la petite terrasse privée de nos chambres nous avons tout loisir d'admirer le coucher de soleil...

Depuis la petite terrasse privée de nos chambres nous avons tout loisir d'admirer le coucher de soleil...

19 Mai

L'île de Nosy Ve

Nous avons tant aimé la voile que nous remettons ça aujourd'hui pour rentrer à Tuléar !

En théorie, dans ce sens (sud>nord) le vent est dans le dos donc on ne devrait pas mettre beaucoup plus que les trois heures que nous avions mises à l'aller (avec une pirogue à moteur)...

Une fois n'est pas coutume, nos piroguiers ont presque une heure d'avance!!

Oui, le vent est bon alors ils nous font avaler notre petit déjeuner plus vite que prévu et en route !

Pour cette traversée il y a un matelot sur le balancier de la pirogue pour l'équilibrer lors du passage de vagues

Pour cette traversée il y a un matelot sur le balancier de la pirogue pour l'équilibrer lors du passage de vagues

Là Natalie est souriante mais elle finira la traversée assise au fond de la pirogue à dormir pour éviter d'être malade (y en a qui n'ont vraiment pas le pied marin!)
Là Natalie est souriante mais elle finira la traversée assise au fond de la pirogue à dormir pour éviter d'être malade (y en a qui n'ont vraiment pas le pied marin!)

Là Natalie est souriante mais elle finira la traversée assise au fond de la pirogue à dormir pour éviter d'être malade (y en a qui n'ont vraiment pas le pied marin!)

De retour à Tuléar nous réintégrons nos chambres dans le même hôtel face à la mer et organisons notre départ du lendemain, direction Fianarantsoa.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:20

16 Mai

Ca y est, nous sommes arrivés en début d'après-midi à Tuléar, le bout de notre longue descente de la RN7.

Il nous restera encore les 900km à remonter pour rejoindre Tana, avec une ou deux belles étapes en chemin, mais ça commence à sentir la fin du voyage...

Mais bon, c'est pas pour ça qu'on va pas profiter de notre temps ici...

Tuléar et Anakao

Notre après-midi à Tuléar se passe tranquillement.

Après avoir posé nos affaires dans l'hôtel recommandé par Alice (de l'Isalo) avec superbe vue sur la mer ; nous avons pour mission de retirer de l'argent et organiser la traversée du lendemain pour Anakao, supposée plage paradisiaque au sud de Tuléar.

Tuléar et Anakao

En effet, Tuléar à beau être sur la côte, il n'y a pas de plage directement accessible. Après avoir fait le tour de pas mal d'agences, nous finissons par trouver notre pirogue à moteur pour le lendemain.

17 Mai

Nous avons rendez-vous au petit matin près du port de Tuléar, à l'agence que nous avons choisie pour nous acheminer à Anakao.

Anakao est bien reliée par la terre à Tuléar mais elle est située de l'autre côté d'une baie qui rallonge sérieusement le trajet par la route... Et puis la piste est dans un état déplorable, alors finalement c'est plus rapide le bateau !

Tuléar et Anakao

La rue est en terre battue, comme toutes les rues hors centre-ville et l'activité est déjà intense avec les pêcheurs qui partent en mer, les vendeurs ambulants et les petites échoppes vendant café et gâteaux...

Nous admirons toute cette agitation en attendant que notre piroguier aillent acheter de l'essence...

Tuléar et Anakao

Quand l'essence est enfin arrivée on charge nos bagages dans une charrette à zébus (on nous a aussi proposé de nous y asseoir mais nous avons préféré marcher, par pitié pour ces pauvres animaux) et en route pour la pirogue....amarrée à quelques dizaines de mètres du rivage !

Il faut qu'ils risqueraient de se faire piéger par la marée descendante s'ils s'approchaient plus du rivage...

Image des plus surprenantes que cette charrette à zébus qui ira jusqu'à la pirogue, avec de l'eau jusqu'en haut des pattes (comme nous d'ailleurs).

Tuléar et Anakao
Tuléar et Anakao

Il nous a fallu 3 heures dans notre petite pirogue à moteur pour atteindre Anakao et sa grande plage tant attendue...

Heureusement la mer était calme et notre piroguier très délicat, personne n'a été malade.

Tuléar et Anakao
Tuléar et Anakao

Par contre l'hôtel (Peter Pan) qui nous a été vendu avec le trajet en pirogue n'est pas tout à fait à la hauteur des descriptifs qui nous en avaient été fait la veille : nous avons bien une chambre pour nous 4 et une israélienne qui nous a rejoint mais la salle de bain commune n'a pour porte qu'un simple rideau... En plus l'eau pour se doucher est de l'eau de mer, pas très pratique...

Les gérants de l'hôtel, deux italiens peu sympathiques, nous expliquent que nous devons prendre un repas par jour dans leur hôtel....et que tous les autres hôtels du village fonctionnent ainsi !!

Tuléar et Anakao

Soit, nous prenons notre déjeuner chez eux... Les pâtes sont directement importées d'Italie, et sont donc très bonnes mais dans les pâtes au crabe on cherche vraiment le crabe ! Les chambres ne sont pas chères certes, mais les pâtes sont hors de prix !

Nous décidons d'un commun accord que nous quitterons cet hôtel dès demain !

Après le repas, nous partons visiter le petit village (ou plutôt l'assemblement de huttes sur la plage) qui vit quasi exclusivement de la pêche et du tourisme.

Les gens sont au moins aussi pauvres ici qu'ailleurs...surtout que nous n'avons toujours pas compris d'où ils tirent leur eau potable... et les alentours sont complètement désertiques rendant impossible toute culture rizicole ou potagère...

La visite du village est pourtant l'occasion pour nous de nous amuser avec les enfants qui sont ravis de nous courir après pour nous serrer la main ou faire les clowns devant l'objectif.

Par contre, la plage qui longe le village est l'occasion d'un assez dégoûtant slalome entre les crottes de chiens, de cochons, et les vomis d'humains. Et oui, ici, tout se fait dans la mer : la vaisselle, la pêche, et les besoins naturels...

Tuléar et Anakao

Du coup, pour profiter de la plage sans ces inconvénients, nous allons un peu plus loin...

Tuléar et Anakao
Tuléar et Anakao

Nous passons le reste de l'après-midi à longer la plage (en s'éloignant du village), et à admirer de très nombreux coquillages (sur la photo un Bernard l'Hermite).

Nous nous faisons régulièrement accostés par des villageois qui nous proposent langoustes et tours en pirogue pour aller sur l'île de Nosy Ve et par des villageoises qui nous proposent des massages ou de petits objets d'artisanat.

Pour "partager les ressources touristiques", comme ils nous l'ont tant répété, nous prenons rendez-vous avec deux pêcheurs le soir même pour manger une langouste fraîchement pêchée et pour demain nous avons rendez-vous avec l'un des deux pour aller sur la petite île en face d'Anakao où on peut faire du snorkelling.

Le dîner sorti tout droit de l'océan (langoustes et cigalles de mer grillées accompagnés de riz à la sauce tomate maison) sera mille fois meilleur que le déjeuner à Peter Pan... et beaucoup moins cher évidemment !

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 10:23

16 Mai

Ce matin, on nous a dit que le taxi-brousse était prévu pour 7h, mais, comme d'habitude on n'y croit pas et nous nous mettons tranquillement en route à 7h (il y a moins de 10 minutes de marche jusqu'à l'arrêt de taxi-brousse)....et, surprise, le taxi-brousse nous attendait !!

En plus, c'est un grand "Sprinter" avec un siège par personne et de la place pour étaler ses jambes ; un vrai luxe !! (que nous ne retrouverons jamais d'ailleurs...)

De l'Isalo à Tuléar

Seul bémol : la musique est un peu (trop) forte ; donc il a fallu improviser des boules-quiès !!

A la sortie de l'Isalo le paysage est fait d'herbes hautes desséchées (type savane africaine) parsemées de quelques palmiers

De l'Isalo à TuléarDe l'Isalo à Tuléar
De l'Isalo à Tuléar

Nous traversons ici les terres des Barras,dont l'élevage de zébus est la principale activité. Pour eux le vol de zébus est une tradition...qui a malheureusement dévié...

De l'Isalo à Tuléar

Cette route, au sud de l'Isalo est aussi la route des chercheurs de pierres précieuses, notamment le saphir. Madagascar est le principal producteur de saphirs roses au monde. Les gisement ont été (re)découverts (ils sont connus depuis le 17 ème siècle) seulement dans les années 90 suite à une grande sécheresse.

Encore aujourd'hui l'exploitation minière est très rudimentaire : les chercheurs creusent des trous de la largeur d'un homme et parfois profonds d'une trentaine de mètres (!) ! Ces trous sont construits les uns à côté des autres pour en extraire le gravier gemminifère qui sera ensuite trié à la surface.

Là où cela devient assez dangereux c'est qu'à un moment, les chercheurs cessent de creuser à la vertical et se mettent à creuser à l'horizontal, formant ainsi un véritable gruyère qui peut s'effondrer n'importe quand !

Cette ruée vers l'or en a rendu riches quelques-uns ...

Cette ruée vers l'or en a rendu riches quelques-uns ...

De l'Isalo à Tuléar

...mais dans son ensemble cette ville d'Ilakaka a plutôt des allures de far west...

Le gouvernement ayant interdit l'exportation de pierres d'Ilakaka en 2008, le commerce des pierres est devenu encore plus difficile. Déjà que ce petit village agricole avait vu exploser sa population sans que les infrastructures ne suivent vraiment...

De l'Isalo à Tuléar

Aujourd'hui, il y a quelques autres villages plus au sud d'Ilakaka qui sont aussi des chercheurs de saphirs, ce qui a permis de désengorger un peu la ville. Mais toutes donnent une sensation de bout du monde de plus en plus pauvre...

... de plus en plus pauvre ça sera d'ailleurs le principal ressenti de tout ce trajet... Le grand sud est la partie la plus aride et la plus pauvre de l'île et nous commençons à nous en rendre compte...

De l'Isalo à Tuléar

Nous croisons aussi en chemin une fabrication quasi industrielle de "tocagas", l'alcool à base de fruits fermentés et de sucre de canne local.

Dans chacun des bidons il y avait des fruits qui fermentaient !

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:28

Le 15 mai

Pour notre 2ème journée, nous avons prévu la visite de 2 canyons supplémentaires : le canyon des Makis et le canyon des Rats.

Dernier jour à l'Isalo

Le premier canyon est de loin le plus long et s'enfonce sur plusieurs kilomètres dans le massif de l'Isalo.

L'entrée de la passe est plutôt verdoyante...

Dernier jour à l'Isalo
Dernier jour à l'Isalo

... et le cours d'eau paisible est assez engageant.

Dernier jour à l'Isalo

Alors que nous nous enfonçons, les pierres se font de plus en plus nombreuses et bloquent parfois le cours d'eau créant de petites piscines peu profondes.

L'humidité est très forte au fond du canyon ; l'eau suinte de toute part et les parois sont vite couvertes de mousses et de fougères.

Dernier jour à l'Isalo
Dernier jour à l'Isalo

A mesure que l'on s'enfonce dans la gorge, les parois se rapprochent régulièrement et les éboulis de roches deviennent majoritaires.

Notre guide s'arrête alors ici et nous explique que nous pouvons continuer un peu plus loin tout seul.

Dernier jour à l'Isalo

Il est possible de remonter encore le canyon sur une bonne distance mais notre marche se transforme alors en grimpette de rochers en rochers...

Cachée dans les méandres de la gorge se cache là-bas la petite « Cascade du roi » où, comme son nom l'indique, un roi vint se baigner. Il y revint régulièrement jusqu'à trouver un jour, des Makis (une espèce de lémuriens) en train de s'y désaltérer. Jugeant l'eau souillée par ces petits animaux, il décida d'abandonner l'endroit mais cette histoire donna son nom au canyon.

Nous, nous n'y verrons aucun lémurien et nous décidons de rebrousser chemin pour rejoindre l'autre canyon tout proche.

Dernier jour à l'Isalo

En chemin, nous croiserons un spécimen peu engageant de chenille noire et rose (!)...

Et nous aurons aussi la chance de rencontrer un petit groupe de Sifaka en train de manger dans les arbres.

Dernier jour à l'Isalo

Ce lémurien au pelage blanc fait parti de la famille des Propithèques qui sont des lémuriens de grande taille.

Dernier jour à l'Isalo
Dernier jour à l'Isalo

Mais cet animal, aussi appelé Propithèque Danseur, a une particularité qui en fait sans doute le plus original des lémuriens.

Ce petit animal se déplace dans les arbres avec une agilité impressionnante mais le plus incroyable est lorsqu'il se déplace au sol : il avance alors dressé sur ses pattes arrières, par petits bonds de côté assez similaires à des pas chassés. Une sorte de danse qui lui a valu son surnom !!

Nous n'aurons malheureusement pas la chance de le voir faire ça, mais vous trouverez facilement des vidéos sur internet...

Dernier jour à l'Isalo

Après avoir quitté, nos petits compagnons, nous nous engageons dans notre deuxième canyon de la journée : le canyon des rats.

Ici, il y a moins de végétation et la gorge n'en est que plus impressionnante.

Dernier jour à l'Isalo

Malheureusement, au bout d'à peine 300 mètres, notre route est coupée par une grande piscine occupant toute la largeur du canyon.

Dernier jour à l'Isalo

Nous n'irons pas plus loin.

Nous faisons une pause pour avaler notre casse-croûte, Audrey (la seule courageuse) fait un petit plouf dans l'eau et nous rebroussons chemin.

Dernier jour à l'Isalo

Nous ressortons du canyon et notre guide nous montre une dernière particularité de la région : les tombes de l'ethnie locale, les Baras.

Dernier jour à l'Isalo

Ce peuple a, entre autres, la particularité d'installer systématiquement ses tombes dans des lieux en hauteur...

Dernier jour à l'Isalo

voir très en hauteur !!

Dernier jour à l'Isalo

Si les tombes sont placées si haut, c'est qu'elles ont une position stratégique. Entre le ciel et la terre, les ancêtres jouent le rôle de lien entre le royaume de l'au-delà et celui des hommes. Ils veillent sur la tribu et en assurent la pérennité. Et ils doivent donc être vénérés et respectés en conséquence.

En général, avant d'atteindre leur place sur la falaise, les morts sont installés dans des tombes provisoires, sous un tas de pierre, au pied de la falaise.

Cela laisse le temps à la famille de rassembler les fonds nécessaires pour organiser la cérémonie. Il faut dire que le Famadihana (le retournement des morts) est la fête religieuse et culturelle la plus importante de la vie malgache. Toute la famille et les amis proches (soit en général une centaine de personnes dont certains traversant tout le pays pour venir) se retrouvent. Le corps du défunt est sorti de sa tombe, mis dans un linceul neuf et emmené par tout le monde pour une danse effrénée.

La nourriture et le rhum coulent à flots pendant 3 jours et, à la fin, l'ancêtre est emmené dans sa tombe définitive, en haut de la falaise...

Cette cérémonie du retournement des morts varie en fonction de chaque ethnie mais se retrouve dans tout Madagascar en faisant un fondement de l'identité malgache et de la vie sur l'île.

L'excursion de la journée est terminée, il ne nous reste plus qu'à rentrer en suivant un petit chemin à travers brousse.

Dernier jour à l'Isalo

Notre dernière surprise sera de passer à côté d'une distillerie de rhum... local.

Le Toaka Gasy (prononcez tocagasse) est le rhum fabriqué artisanalement dans la plupart des villages du pays.

Dernier jour à l'Isalo

Prenez de la canne à sucre et des fruits locaux (ici du tamarin) et laissez les macérer et fermenter dans un baril.

Dernier jour à l'Isalo

Mettez-les ensuite sur le feu et raccordez un tuyau servant de cheminée sur le côté. Faites passer la cheminée dans un tronc creusé et rempli d'eau de la rivière. Les vapeurs de rhum à l'intérieur du tuyau se condensent et coulent dans la bouteille.

Voilà l'alambic le plus simple du monde !!

Dernier jour à l'Isalo

Il est à peine 15h quand nous rejoignons notre hôtel. La journée a été courte et nous sommes un peu déçu de l'excursion qui est bien moins variée et impressionnante que celle de la veille !!

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